Interview : Julien Cordier

Julien Cordier est en lice pour le Prix des Auteurs Inconnus, dans la catégorie « romance ». Sa réaction quand il a su qu’il était sélectionné pour le Prix :
Portrait de l'auteur : Julien Cordier
Wôw ! Il y a eu comme un bug dans ma tête… je me suis dit que j’avais dû mal interpréter ce que je venais de lire sur mon téléphone. Je voyais la couverture de mon livre à côté de quatre autres romans dans la catégorie Romance, mais je me disais que c’était impossible. J’ai relu plusieurs fois l’article, et même lorsque j’y ai répondu sur Facebook, je doutais encore avoir bien compris.

C’est parti pour une interview autour de son parcours, de son œuvre, et de Alyson, son livre en lice !

Alyson est votre premier livre. Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ?

Pour être honnête, ma passion vient du cinéma. J’ai grandi avec des films pleins la tête. Pour la plupart, il s’agissait de films hollywoodiens (Retour vers le futur, Forrest Gump…). Pendant mon adolescence, j’écrivais des scénarios, mais faute de moyens techniques et financiers, mes scénarios ne restaient finalement que… des scénarios. Le personnage de Frédéric, dans le roman, est d’ailleurs très inspiré de ma vie : après le lycée, j’ai tenté de faire des études en audiovisuel, dans le but de devenir réalisateur de long-métrage pour le cinéma, mais la demande était si grande, compte tenu du nombre de places disponibles, que je n’ai pas été pris. J’ai donc finalement poursuivi mes études vers une passion secondaire : l’électronique et l’informatique.

C’est en 2004, en première année d’université, que m’est venue l’idée d’écrire un roman. J’en avais assez de voir mes scénarios « à gros budget » finir au placard par manque de ressources pour les transformer en films. Je prenais conscience que j’étais loin d’Hollywood et qu’il était presque impossible en France de réaliser des histoires comme celles que j’écrivais.

Cette même année, j’ai fait un rêve très étrange qui m’a inspiré une belle histoire qui m’a tenu à cœur très longtemps : Alyson. J’ai alors commencé de l’écrire, et je l’ai terminée en 2008. Mais cette première version était en fin de compte décevante à mes yeux. Je n’avais pas encore trouvé mon style d’écriture, j’essayais trop de ressembler à d’autres auteurs que je lisais. Puis, en démarrant la vie active, j’avoue avoir laissé tomber ce projet. Ce n’est qu’en 2018, suite à plusieurs épreuves de la vie, que j’ai eu une effroyable prise de conscience. En abandonnant Alyson en 2008… c’était moi que j’avais finalement abandonné. J’ai donc repris l’écriture, et cette fois… avec la ferme intention de ne plus rien lâcher, et de ne négliger aucun détail dans la conception du roman. Fini les compromis !

Quelles sont vos sources d’inspiration, de quel.le.s auteur.e.s vous sentez-vous proche ?

Puisque ma passion d’écrire des histoires est née grâce au cinéma, j’ai d’abord été éveillé par des réalisateurs et scénaristes tels que Steven Spielberg, Robert Zemeckis, Joss Whedon, les frères/sœurs Wachowsky, Baz Luhrmann, M. Night Shyamalan, Ivan Reitman, Christopher Nolan…

Ce n’est que plus tard que j’ai découvert les romans de Marc Levy, qui ont eu une grande influence sur mon parcours d’auteur. Je ne peux le nier, Marc Levy a su me prouver qu’un roman pouvait être addictif… au moins autant qu’un bon film. Je lui dois beaucoup. J’ai su trouver mon propre style en apprenant du sien.

D’ailleurs, pour la petite histoire, le personnage de Marc Spieldon, dans Alyson, est en fait un nom composé. C’était une manière pour moi de rendre hommage à ces écrivains, réalisateurs et scénaristes qui ont su m’inspirer : Marc Spieldon pour Marc Levy, Steven Spielberg et Joss Whedon.

Pour finir, plusieurs lecteurs m’ont souvent remonté après la publication d’Alyson, qu’ils avaient eu l’impression de lire du Guillaume Musso. Je me suis en effet inspiré de la couverture de La jeune fille et la nuit pour concevoir celle d’Alyson. Toutefois, je n’ai découvert les œuvres de cet auteur qu’après avoir écrit une bonne partie de la version 2018 d’Alyson. Je ne peux donc pas dire qu’il a influencé de manière significative ma façon d’écrire, mais son parcours ainsi que celui de Marc Levy m’ont inspiré en cours de route, et incité à croire que je pouvais devenir écrivain.

Avez-vous des rituels d’écriture ?

Je rêverais d’en avoir, mais mon métier principal (ingénieur en développement logiciel embarqué) occupe beaucoup de mon temps. Je dois alors profiter du moindre instant pour écrire (même s’il ne s’agit que d’une demi-heure dans ma voiture pendant ma pause déjeuner). Avoir des rituels signifierait que je peux me permettre d’écrire de manière régulière, mais ce n’est pas le cas aujourd’hui.

Après… j’ai quand même quelques petites manies que j’aime reproduire assez souvent. Ce n’est pas encore assez régulier pour parler de rituels, mais ça s’en approche : j’adore écouter des concerts live de Hans Zimmer avant d’écrire. Certaines chansons comme Time du film Inception, Now we are free du film Gladiator, ou 1976 du film Rush, ont tendance à me faire frissonner et faire ressentir des émotions que j’essaie de transmettre dans mes romans.

De même, j’adore imaginer la bande-annonce du livre en même temps que je l’écris. Cela me force à structurer mes idées pour les présenter en quelques secondes… et surtout, ça me donne des frissons.

Parlez-nous d’Alyson. Comment vous est venue l’idée d’écrire cette histoire-là ? En combien de temps l’avez-vous écrit ?

C’est une question intéressante, car comme je l’ai dit, cette histoire est venue d’un rêve que j’ai fait en 2004. Dans ce rêve, je rencontrais une actrice hollywoodienne qui jouait dans une série que j’adorais à l’époque. Ce rêve a entièrement été retranscrit au début du chapitre 3. Ce que vit Frédéric après ce rêve m’est véritablement arrivé, et je n’ai jamais compris pourquoi.

Couverture du roman : Alyson

Au réveil, et pendant encore plusieurs jours, ce rêve m’a hanté. C’était comme si j’avais véritablement vécu l’expérience. C’était même au-delà de l’expérience. C’était incroyable et je n’avais aucune explication logique à donner puisque je n’étais ni amoureux de l’actrice en question ni un fan hystérique. J’aimais juste beaucoup son personnage dans la série… un personnage très introverti et timide, comme moi à l’époque.

J’ai commencé d’écrire l’histoire cette même année (2004) et je l’ai terminée en 2008. Le roman est paru en 2020. On pourrait dire que j’ai mis 16 ans à l’écrire, mais ce serait une manière simpliste de compter. En fait, de 2008 à 2018, le roman a végété sur mon ordinateur. Je n’ai mis qu’un peu plus de 6 mois, en 2018, pour l’écrire véritablement et plus d’un an pour le corriger, en faisant également appel à une correctrice professionnelle.

Le personnage d’Alyson est donc inspiré d’une actrice en particulier : sachez que justement, les paris sont ouverts au sein des chroniqueuses du prix !

Absolument. Je laisse d’ailleurs énormément d’indices et de clins d’œil dans le roman pour deviner de qui il s’agit. Rien qu’avec cette interview, vous savez déjà qu’il s’agit d’une actrice hollywoodienne qui jouait dans une série en 2004. Je n’en dévoilerai pas plus.

Tout ce que je peux dire, c’est que j’ai pris un véritable plaisir à jouer avec toutes ces références cinématographiques. De cette manière, j’ai réussi à être moi au milieu de cette histoire. Il y a même un moment où une réplique de film est cachée à l’intérieur même d’une réplique de série. Sur ce passage-là, je me suis surpassé. Mais je préfère vous laisser la trouver par vous-mêmes.

N’hésitez pas à me contacter une fois que vous aurez lu le roman si vous souhaitez avoir confirmation.

Que feriez-vous si vous aviez la possibilité de remonter le temps, comme dans votre roman ?

Je crois que je ne changerais absolument rien de mon passé, car celui-ci était nécessaire à mon évolution. Pourriez-vous remonter le temps et vous inscrire à un marathon avant même de savoir marcher ? Les chemins que nous empruntons tous ne se construisent pas par hasard. La vie s’adapte à nos capacités. Nous attirons à nous des situations et des évènements qui reflètent exactement qui nous sommes réellement. Certains appellent ça la loi de l’attraction. Pour ma part, si j’avais publié Alyson en 2008, le résultat aurait été décevant. Je n’aurais jamais pu écrire ce roman tel qu’il existe aujourd’hui si je n’avais pas vécu certaines épreuves de la vie. Tout cela n’est que la forme majestueuse qu’emprunte le destin pour nous montrer tout le chemin déjà parcouru.

Ce que j’ai compris en écrivant Alyson, c’est qu’il n’existe ni passé ni futur. Pouvez-vous me dire quand commence et quand finit « maintenant » ? Nos choix passés ont été nos choix présents à un moment, et nos choix futurs le seront en fonction des choix que nous faisons maintenant. Tout se passe toujours maintenant, c’est ça qu’il faut retenir. C’est ce qui fait qu’à la fin de notre vie nous pourrons dire comme Steve Jobs : « Wôw », ou comme dans le livre « Les 5 regrets des personnes en fin de vie » de Bronnie Ware : « Je regrette… j’aurais dû/pu… ». Pour ma part, je veux pouvoir me dire que j’ai osé réaliser mes rêves, et que je les ai même emmenés au-delà de mes espérances, tout en restant bienveillant avec ceux qui auront croisé mon chemin. Je veux pouvoir montrer à mes enfants que c’est possible, pour qu’ils n’en doutent jamais.

Le cinéma et le monde du cinéma tiennent un rôle important dans votre livre. Est-ce par passion ? L’image est-elle indissociable du texte ?

C’est en effet par passion que j’ai écrit Alyson de cette manière. Je vois souvent des romans qui proposent une citation célèbre en début de chapitre. Il s’agit presque toujours de grands auteurs, de classiques de la littérature. Or, ma passion vient du cinéma. Je voulais que ce roman me ressemble, alors j’ai volontairement plongé dans le septième art pour raconter cette histoire.

Par ailleurs, c’est la manière dont je fonctionne. Je vois les images dans ma tête, comme un film. Quand j’imagine la bande-annonce ou que j’écoute des musiques de Hans Zimmer, je vois les couleurs, les sons, les transitions de plan… je suis dans l’histoire. Alors plutôt que d’écrire qu’un personnage est triste par exemple, je préfère décrire un petit geste, un battement de cœur, une réplique surprenante qui met en évidence cette tristesse. Ainsi, c’est le lecteur qui analyse et déduit par lui-même ce qui se passe… il devient lui-même un acteur au sein de l’histoire, cela devient son histoire. Même dans la vie réelle, on ne ressent pas les émotions lorsqu’on nous raconte qu’une personne a vécu telle ou telle épreuve. Cela n’a rien à voir lorsqu’on est un témoin ou acteur direct des épreuves en question. C’est ainsi que j’écris. J’implique le lecteur, je lui permets de s’identifier au personnage ou de l’accompagner. C’est un style très visuel, et il me correspond parfaitement.

On a même parfois l’impression que vous écrivez en pensant déjà au script de film qui pourrait être tiré du roman… et peut-être est-ce le cas ?

Oups ! Je suis démasqué.

Je ne pense pas forcément au script au moment de l’écriture, mais les images dans ma tête sont perçues comme celles d’un film.

Après, je ne cache pas que je rêve d’adapter Alyson au cinéma. Plusieurs lecteurs sont d’ailleurs revenus plusieurs fois vers moi pour me demander s’il était prévu de l’adapter en film. J’avais fait un teaser et une bande-annonce pour promouvoir le roman avant sa publication, plusieurs personnes avaient cru qu’il s’agissait d’un film, y compris un journaliste qui m’a proposé mon premier article.

D’ailleurs, j’en profite pour lancer un petit appel aux producteurs, réalisateurs et éditeurs qui seraient intéressés par le projet de film. N’hésitez pas à me contacter. Je suis très ouvert à la question.

Alyson est une romance, mais aussi un roman d’anticipation. Avez-vous voulu déjouer les attentes des lecteurs en brouillant les frontières entre les genres ?

J’ai écrit Alyson comme si je l’écrivais pour moi-même. Ce mélange des genres, c’est une technique que Joss Whedon m’a inspirée. C’est ce qui permet à l’histoire de toucher à une dimension plus importante. Il y a le divertissement (une romance teintée de science-fiction, un jeune homme qui rencontre une actrice qu’il adore lors d’un voyage dans le passé), qui présente une histoire intéressante en soi, mais il y a aussi le sujet spirituel de fond, certains diront même feel-good, traité par métaphores et allégories, le tout sur une trame de narration mystérieuse, empruntée au thriller, à travers le dialogue entre Alyson et sa petite fille Shaï. En fin de compte, les messages spirituels transportent vers une dimension plus grande, proche du fantastique, mais qui amènent à une réflexion sur le véritable sens de notre existence, sur l’importance de s’honorer soi, de réaliser ses rêves. Cela permet aussi d’amener des questions sur tout ce qu’on ne voit pas dans la vie. Est-ce que tout ce qui se passe au quotidien n’est que le simple fruit du hasard, ou sommes-nous guidés par une sorte de présence invisible qui nous envoie des signes pour nous diriger vers la plus belle version de nous-mêmes ? Et si nous osions y croire ?

J’aime quand un roman (ou un film) me surprend, m’emmène sur des chemins inédits, encore inexplorés. Pour y parvenir, il faut d’abord une histoire qui sort de l’ordinaire, quelque chose qui n’a encore jamais vraiment été raconté. J’aime quand je ne vois pas venir la fin et que celle-ci me laisse de quoi réfléchir un bon moment. Un peu comme le film Sixième sens de M. Night Shyamalan, ou Interstellar de Christopher Nolan. J’aime les belles histoires d’amour, mais je les aime d’autant plus quand elles sont aussi capables de me faire rire et pleurer à seulement quelques scènes d’intervalle.

J’ai écrit le livre comme s’il s’agissait de celui que je rêvais de trouver en librairie. J’adore lire la quatrième de couverture et m’imaginer là où pourrait partir l’histoire ainsi que la fin. Mais là où je suis véritablement bluffé, c’est quand j’arrive à la moitié du livre et que tout est chamboulé et que ça remet même en question tout ce que j’avais imaginé au départ… y compris lorsque ce qui semblait n’être qu’une simple romance fantastique part de manière inattendue sur quelque chose de plus profond qui me touche de l’intérieur, me fait réfléchir, m’interroge sur ma propre condition humaine, sur le monde qui m’entoure.

C’est le livre que je rêverais de trouver en librairie : la petite surprise qui sort de nulle part. C’est comme ça que j’ai imaginé Alyson. Et ça a donné ce mélange, ce cocktail inattendu. 

Illustration de l'écriture d'un livre

Alyson est auto-édité : comment êtes-vous venue à l’auto-édition ? Avez-vous envisagé de passer par l’édition traditionnelle ?

Absolument. J’ai d’ailleurs commencé par chercher un éditeur, et je continue de chercher.

J’ai commencé mes recherches en 2019. Je m’étais donné jusqu’à avril 2020 pour en trouver un. Au-delà de cette date, je comptais m’autoéditer… l’autoédition n’empêchant pas de continuer de chercher un éditeur en parallèle.

Le livre a déjà connu un beau succès à ce jour. Mais je continue de chercher un véritable éditeur, car je souhaite partager cette histoire à plus grande échelle. Je tiens à donner toutes les chances à « mon bébé ». De même, un éditeur pourra certainement m’aider à adapter le livre au cinéma plus facilement qu’avec mes propres moyens. J’ai beaucoup de projets pour Alyson, mais j’ai besoin de m’entourer de personnes qui ont des compétences que je n’ai pas et qui croient en cette histoire au moins autant que moi.

Comment faites-vous pour être un peu moins inconnu ?

Je m’inspire des auteurs édités les plus connus (Marc Levy, Guillaume Musso, Laurent Gounelle). J’ai même sorti une version économique au format poche cette année. Plutôt que de viser la rentabilité, j’ai préféré investir dans la qualité du livre. Je voulais que le livre soit digne des plus beaux exemplaires en librairie, qu’il donne envie rien qu’en le regardant.

Mais avant tout, je me suis fait plaisir. J’aime l’audiovisuel, le montage vidéo, le graphisme. Alors j’utilise toutes ces connaissances pour faire connaitre le livre : teaser, bande-annonce, mini-reportages, retours de chroniques illustrées en vidéo ou en image. J’essaie d’être présent sur les réseaux sociaux, c’est le minimum pour un auteur autoédité. Mais j’essaie surtout de faire des choses nouvelles qui me permettent d’explorer des terrains inconnus. Je me force à sortir de ma zone de confort.

J’essaie de « me dépasser chaque jour et son lendemain ». Moi, le timide introverti de toujours, j’ai dû répondre à des interviews pour des journaux, j’ai dû me rendre à des émissions de radio et je suis même passé en direct au 19/20 de France 3 l’année dernière (c’était terrifiant, mais incroyable. Aujourd’hui, je peux me dire que je l’ai fait !). Dès que je peux, je participe à des salons, foires, dédicaces en magasin. En 2018, je m’étais fait la promesse de tout faire pour réaliser ce rêve, et de ne pas reculer devant mes peurs. C’est ce qui a permis de faire connaitre un peu le livre… ce qui a fait la différence entre un simple bloc de papier avec un peu d’encre dedans, et un roman finaliste du PAI.

Avez-vous un autre livre en tête, un autre projet d’écriture ?

Absolument. Le deuxième roman est en cours d’écriture depuis plusieurs mois. Il s’agira d’un roman bien différent, à nouveau basé sur une histoire peu ordinaire. Pour l’instant, je prévois de l’écrire en deux tomes, car il y a beaucoup de choses à développer. Il y aura beaucoup de rebondissement, de l’humour et de l’action, et j’espère à nouveau vous surprendre sur la fin, avec un message fort sur notre perception du monde et sur notre identité individuelle. En plus de la romance et d’une légère teinte de science-fiction, viendront s’ajouter un peu d’espionnage, de thriller et de spirituel. Il y aura à nouveau le simple divertissement en premier plan, mais celui-ci parlera par métaphore et allégorie du véritable thème du livre. Le tome 1 et le tome 2 seront complémentaires mais vraiment très différents l’un de l’autre.

Je n’en dirai pas plus pour le moment.

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