Catégorie Imaginaire, Les Chroniques des Fleurs d’Opales – les chroniques

Si seulement j’avais su combien ma vie allait basculer.
Comment l’enfer m’aurait enchaînée.

Si seulement j’avais pu entrevoir les rouages du destin.
Les rencontres comme les pièges, les obstacles comme les révélations.

Si j’avais su mieux distinguer bontés et malveillances.
Amours, amitiés ou loyautés.

Cette histoire serait tout autre. Mon histoire.
Preuve que même les Dieux ne peuvent tout savoir.

Rare rescapée du massacre de son village natal, Diphtil, une jeune fille du peuple de l’Air, est sauvée en territoire ennemi grâce au symbole étrange qu’elle porte sur le front. Elle serait la cinquième fille de la Déesse Aveugle. Séquestrée dans un monastère et manipulée par le prêtre Sarïn qui compte la livrer au roi une fois ses pouvoirs éveillés, elle est libérée par son frère, Naid, qui la persuade de partir avec lui.
Sauf que les terres de l’Edenor sont semées de dangers et que la cruauté de certaines personnes, hantées par la haine et la guerre, s’opposent à la candeur de Diphtil, avide de découvrir ce monde dont elle a si peu joui.
Mais avant tout, elle veut échapper à son destin. Est-ce possible, lorsque l’on est vouée à devenir une Déesse ?

 

Auteur : Ielenna

Editeur : Graphein Editions

Nombre de pages  : 1303

Genre : Fantasy

1er tome

Ce qu’en ont pensé nos chroniqueurs

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Comment pourai-je faire une chronique objectif sur ce chef d’oeuvre ? Ielenna manie les mots à la perfection, cette épopée qui m’avait envoûté il y a plusieurs années m’a une nouvelle fois conquise. Et je retomberai amoureuse de cette histoire chaque fois que je la lirai, c’est certain ! J’avais 14 ans lorsque j’ai déniché l’univers de Diphtil, sept ans plus tard c’est avec une immense joie que je l’ai redécouvert. La plume de l’auteur est envoûtante, poétique sans être trop chargée, aucun mot ne pourrait être remplacé par un autre.

Audrey, La Tasse ébréchée

 

Quelle maîtrise, quelle plume! Par la barbe de Merlin, j’ai rarement lu autant de poésie dans un roman. L’auteure nous démontre une parfaite maîtrise de la langue française (j’ai même appris des nouveaux mots!) et c’est un régal.
Bon. Il est vrai que quand notre héroïne, Diphtil, se met à parler, le langage est vraiment plus que soutenu et ça en devient parfois ridicule. Au début, j’ai vraiment eu la crainte que ça m’agace… Mais il faut comprendre que l’auteure se plie aux exigences de son personnage. (…) Le premier tome est séparé en deux parties. La première, que je chronique donc présentement, sert réellement d’introduction. Ne t’attends pas à un gros remue-ménage, ça, c’est pour la partie 2. Alors, oui, parfois on ressent une certaine longueur, notamment au début. Ca ne dure pourtant jamais bien longtemps. La psychologie des personnages est tellement intéressante, l’univers lui-même si bien construit que c’est un véritable plaisir de tout découvrir, petit à petit. L’auteure a fourni un brillant effort niveau authenticité de son petit monde. Bien que ce soit un roman qui reprend tous les codes de la fantasy je n’ai pas eu cette impression de déjà-vu. J’ai vraiment découvert quelque chose de nouveau, quelque chose qui a muri, quelque chose qui a été minutieusement réfléchi et surtout quelque chose qui a été imaginé et travaillé avec beaucoup de passion.

Emma, My Dear Emma

 

C’est de la fantasy pleine de magie et de rêves, écrite comme un songe lointain. Il suffit de lire les mots d’Ielenna pour ressentir toute la magie qui émane de ce texte, et j’ai trouvé ça éblouissant. Nous avons donc là une superbe plume, avec un point négatif selon moi. J’ai trouvé qu’il y avait un peu trop d’adjectifs, portés par les figures de styles omni-présentes. Ça a rendu ma lecture parfois lourde. Néanmoins, ces descriptions même si elles peuvent paraître parfois un peu lourdes m’ont permis de mieux cerner les lieux et même les émotions. Par le jeu des structures de phrases, et son maniement quasi-parfait de la langue française, Ielenna réussit à nous faire passer toutes les émotions de ses personnages.
Outre cet aspect, chaque scène est posée dans son ensemble, l’auteur prend son temps pour nous décrire le décor, les personnages et l’action qui se joue. Aucune impasse n’est faite, nulle part, si bien que parfois on a tendance à s’éterniser.

Amélia, Les histoire d’Amélia et la culture Geek

 

L’introduction m’avait donné un aperçu du langage alambiqué qui est utilisé par la narratrice, mais je n’imaginais pas que ça deviendrait si pesant à la longue. En effet, le niveau très soutenu et élaboré de la langue enlève, selon moi, toute spontanéité au texte. Plus j’avançais dans ma lecture et plus je me suis focalisée sur cet aspect qui ne cessait de m’agacer. Je sais que c’est un choix délibéré de l’autrice, Ielenna, et qu’il s’explique tout à fait par le vécu de Diphtil, mais ces raisons ne suffisent pas à me faire oublier mon irritation. Je lis beaucoup de fantasy depuis nombre d’années ce qui influe sûrement mon jugement et m’a fait trouver l’intrigue un peu faible. En effet, elle, rentre dans un schéma ultra-classique de fantasy médiévale avec une héroïne qui découvre ses pouvoirs et, pour accomplir sa quête, s’entoure d’une bande d’amis qui la suivront, littéralement, au bout du monde et qui, comme pas hasard, sont tous dotés de compétences ou de pouvoir extraordinaires. Tous les codes et tous les stéréotypes du genre sont présents. Le récit est émaillé de passages que j’ai trouvé très lents et où je me suis un peu ennuyée. Par ailleurs, j’ai aussi eu l’impression d’un monde plutôt binaire. Malgré les personnages de Naid et d’Yasalyn qui apportent : du mystère pour le premier et des touches de gris pour la seconde, j’ai un ressenti d’un monde en noir et blanc.
J’ai été déçue par l’événement qui clôt l’ouvrage : je ne le trouve pas du tout crédible, presque ridicule. J’imagine qu’il sert de marchepied vers le tome suivant mais ça ne fonctionne pas pour moi.

Ivalena, Nualiv

L’auteure a un style d’écriture bien à elle : l’écriture est travaillée, le langage soutenu mais tout ceci apporte une certaine lourdeur au roman et lui enlève de son naturel. J’ai ainsi eu du mal à lire ce roman d’une traite, il est assez long et j’ai donc fait une pause avec un autre roman vers la moitié de ma lecture. C’est dommage car je pense que j’aurai vraiment plus accroché à l’intrigue avec un roman moins lourd à lire. (…) L’idée de départ est plus qu’intéressante, les personnages ne se ressemblent pas tous, il y a de nombreux rebondissements (c’est eux qui m’ont fait tenir tout le long du roman)… Le tout aurait pu faire un excellent roman de fantasy à la construction somme toute classique mais à l’intrigue originale. (…)  Je suis persuadée que la plume de l’auteure plaira à ceux d’entre vous qui appréciez les plumes assez travaillée mais ça ne l’a malheureusement pas fait avec moi !

Célestine, Des mots dans ma bibliothèque

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