Catégorie Imaginaire, Fabuleux Nectar – Les chroniques

Du haut de sa tour du Palais Suspendu, Misha étudie ses grimoires et réchauffe ses alambics.L’alchimiste du roi est un créateur talentueux. Il invente des sortilèges et murmure des poèmes pour transformer la magie en outils insolites.

Son quotidien est bouleversé par la capture de trois rebelles des îles Liberté qui luttent pour leur indépendance. Pourquoi la princesse Séléna s’est-elle livrée à ses ennemis ? L’alchimiste soupçonne la prisonnière de profiter de sa captivité pour leur tendre un piège.

La belle étrangère prétend que son navire contient des trésors dignes des légendes, l’héritage d’un antique peuple des mers. Ses ruses et ses manigances se teintent de mystère, de magie, et d’une alchimie fabuleuse qui pourrait changer le destin du royaume.

 

Auteur : Vincent Portugal

Autoédition

Nombre de pages : 158 pages

Genre : Fantasy

Ce qu’en ont pensé nos chroniqueurs

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Mais quelle aventure ! Vincent Portugal nous entraîne dans son univers, et en une centaine de page, je me suis sentie vraiment chez moi. On s’approprie très vite le monde, les règles, les complots. Et ce qui est magique, ce qui nous tient en haleine tout au long du récit, c’est qu’on découvre les explications en même temps que l’alchimiste, aussi bien celles des rebelles que celles du palais où se déroule la plupart du roman. Tous ces éléments assemblés dans un style très agréable, j’avais une explosion de couleurs dans ma tête lorsque je découvrais Fabuleux Nectar : un vrai délice. En revanche, tout fonctionnait tellement bien dans le projet des rebelles que j’ai regretté que la princesse n’ai pas plus de faiblesses. En effet, à chaque imprévu, Séléna avait toujours une solution, et rebondissait tellement vite que j’avoue avoir décroché à certains moments. Mais la découverte de ces nouveaux royaumes me ramenait bien vite dans l’intrigue !

Audrey, La Tasse ébréchée

 

Nous apprécions la fantasy, le décor, les histoires, les coutumes, les mythes et la magie. La plume exceptionnelle de l’auteur participe à cet effet global de douceur, créant une véritable alchimie entre l’intrigue et le style. Vincent Portugal a un phrasé simple, pas ostentatoire pour deux sous, mais empreint de tendresse. Plus terre à terre, son style foisonne d’adjectifs qui rendent le texte visuel, et presque tactile. Parce que j’avais cette sensation d’y assister. De toucher tous ces livres, ces coquillages, de voir ces fresques et broderies… Concernant le monde dans lequel nous évoluons, il a suffit de peu de mots à l’écrivain pour nous y immerger complètement. L’univers de fantasy est posé, et nous, on se régale autant au sens propre qu’au figuré.

Amélia, Les Histoires d’Amélia et la Culture Geek

 

Ce qui transparaît en premier lieu, c’est la richesse de l’univers de l’auteur, foisonnant de mythes, de légendes et de magie. Le récit, bien mené, est émaillé de complots et de stratégies politiques, de ruses et de manigances de cour qui constituent réellement l’intrigue.

Les personnages sont assez bien campés et ont le mérite de paraître crédibles grâce à leur complexité et leur ambivalence.

Quant au style de l’auteur, il est assez agréable et de jolie facture. De plus, pas une coquille ne traîne, ce qui est assez rare pour mériter d’être souligné !

Mais malgré toutes ces indéniables qualités, je dois avouer que l’alchimie n’a pas opéré, que la magie ne m’a pas transportée et que cette lecture ne me laissera pas un souvenir impérissable. Ce n’aura été pour moi qu’un gentil petit conte. Peut-être est-ce dû au trop restreint nombre de pages qui ne m’a pas permis de m’immerger totalement dans l’histoire. Histoire qui aurait mérité selon moi d’être traitée un peu plus longuement.

Sophie, Beltane (lit en) Secret

 

Ce roman m’a assez surprise, dans le bon sens du terme, dans la mesure où je n’avais pas anticipé la tournure prise par l’histoire. Je m’attendais à un récit empreint de magie, j’ai trouvé un récit empreint de magie, de poésie, mais surtout de politique, de manigances en tout genre et de faux-semblants. Alors je vous rassure, l’auteur ne nous présente pas un débat politique rébarbatif, mais plutôt une histoire où les enjeux politiques et économiques sont au cœur de tout. Ils se révèlent d’ailleurs, bien que pour des raisons différentes, d’une importance capitale pour Séléna et son peuple, et pour le roi et l’affirmation de son autorité. (…) Au-delà des personnages, l’univers imaginé par l’auteur est un pur délice à découvrir d’autant que d’une plume élégante et poétique, il nous immerge dans son récit où la magie et la poésie sont intrinsèquement liées. Dans ce roman, il ne vous faudra pas, en effet, savoir manier la baguette pour lancer des sortilèges. Il vous faudra plutôt apprendre à manier avec délicatesse les mots et les rimes. Et attention aux plus distraits des alchimistes, la poésie pouvant se révéler mortelle quand elle n’est pas déclamée de manière rigoureuse et réfléchie. Lier magie et poésie est certainement l’idée qui m’a le plus séduite dans cette histoire puisque j’ai eu le sentiment que l’auteur soulignait, par ce biais, le côté presque enchanteur de la poésie. J’ai, dans tous les cas, fortement apprécié la place donnée à la poésie, un art que notre alchimiste maîtrise à merveille. J’aurais d’ailleurs adoré trouver, en fin d’ouvrage, certains de ses poèmes-sortilèges. Si vous êtes dans mon cas, vous apprécierez néanmoins la présence de poèmes, extraits de traités d’alchimie, en début de chapitre…

Audrey, Light & Smell

 

 

Catégorie Imaginaire, Sorceraid : Le fantôme de Waterlow -Les chroniques

Nora est une jeune diplômée, blogueuse mode à ses heures, qui vit à Londres et cherche du travail ! Lorsqu’elle découvre cette alléchante offre d’emploi sur Internet, elle ne se pose pas de question : elle fonce… Droit dans un bus ! Accident dont elle ressort sans une égratignure.
Cet exploit lui vaut d’être embauchée chez Sorceraid, société de conseil en solutions magiques. Nora passe donc ses journées à fournir à des sorciers décadents (ayant utilisé l’intégralité de leurs ressources en magie) les solutions aux problèmes existentiels de leur quotidien, tels que la résurrection d’Elvis Presley pour un anniversaire ou la traque d’un fantôme inopportun.
Bienvenue chez Sorceraid !

 

Auteur : Léna Lucily

Editeur : Autoédition

Nombre de pages : 148

Genre : Fantasy

1er tome

Ce qu’en ont pensé nos chroniqueurs

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Dés le départ, l’auteur me séduit par une plume d’une extrême fluidité. Elle a aussi pris le pari assez risqué de nous offrir très peu de contenu. En effet, l’histoire ne fait qu’une centaine de pages!
Mais ça fonctionne à merveille!
Je n’ai absolument pas ressenti ce sentiment familier de « va-vite » que je retrouve aisément dans de si courts romans. J’ai, au contraire, l’impression que l’auteur prend bien le temps de nous situer et nous familiariser avec son petit monde.

Et quel monde! J’ai trouvé le concept de « business magique » très original.
Nous sommes plongés dans le nouveau quotidien de Nora (ou Nova pour les clients) et j’ai adoré découvrir en quoi consistait son travail. Entre demandes farfelues et véritables aventures qui la mène à risquer sa vie, c’était parfaitement maîtrisé!
La magie est carrément omniprésente mais l’auteur ne nous en dévoile pas de trop non plus. Après tout, Nora est novice dans cet univers et il semble logique qu’elle apprenne au fur et à mesure. Ainsi, nous-mêmes, lecteurs, suivons son évolution et la suivrons encore volontiers au fil des tomes.

Emma, My Dear Ema

L’histoire est un très bon mélange de fantastique que l’on découvre grâce à Sorceraid et ses clients et de monde réel puisque Nora est une héroïne bien ancrée dans son siècle : téléphone portable, blog,.. J’ai particulièrement aimé la finesse dont fait preuve l’auteure pour mélanger ces deux mondes, faire qu’ils cohabitent de façon crédible. Elle est bien construite, sans temps mort, j’ai même trouvé qu’elle était trop courte tant j’ai pris plaisir à la lire. Entre l’arrivée de Nora à son nouveau poste et les aventures qui en découlent, je ne me suis pas ennuyée une seconde. Car, bien sur, comme l’indique le titre il y a une histoire de fantôme.. (…)  Léna Lucily écrit de façon très légère, actuelle et ça donne un récit fluide et qui se lit très bien. Elle a choisit d’écrire cette série en épisodes, et j’avoue être de plus en plus fan de ce format. C’est plutôt court (et parfois frustrant), rapide à lire mais de cette façon on retrouve plus souvent des héros que l’on apprécie. J’ai tout spécialement aimé la façon dont SMS et mails étaient intégrés au récit. Ca apporte un petit côté moderne très sympa..

Emma, Et tu lis encore Emma

Ce premier épisode, ce premier roman court nous insère doucement dans l’univers. On rencontre les principaux acteurs de la série : les collègues de Nora. Et puis, on comprend l’immensité de cet univers, et tous les événements qui vont pouvoir s’y dérouler. Ce premier épisode a également vocation à donner le ton. Humoristique avec quelques touches horrifiques légères, l’aspect fantastique fait d’ores et déjà partie intégrante de l’histoire. L’humour est amené par petite touche, rendu grâce à cette façon de tout prendre au sérieux, alors même que nous ressentons toute la folie de certains événements, leur absurdité. C’est vraiment ce que j’ai le plus adoré : ce sérieux qui entraîne finalement un côté humoristique non négligeable. Un premier épisode haletant, qui ne laisse aucun répit aux lecteurs. Que ce soit les scènes à l’intérieur des locaux qui transpirent d’humour et celles à l’extérieur, pleines d’actions et rebondissements, on ne s’ennuie pas un seul instant !

Amélia, Les histoires d’Amélia et la culture geek

Le roman est court, mais ne donne pas le sentiment que l’auteure a bâclé son histoire. Bien au contraire, elle a réussi en peu de pages à donner les informations nécessaires pour que l’on se préfigure parfaitement l’environnement dans lequel évolue Nora. N’attendez donc pas de longues descriptions ou des passages contemplatifs, mais plutôt un récit mené tambour battant. Le livre se lit donc très vite d’autant qu’il possède le même côté entraînant et addictif que des séries comme L’accro du shopping de Sophie Kinsella. C’est donc le genre de récit parfait pour passer un petit moment de lecture agréable sans prise de tête, et pour décompresser, par exemple, d’une journée difficile ou chargée. À la manière d’un roman feel good, l’humour distillé tout au long du récit vous apportera, en outre, un certain réconfort, et l’envie irrépressible de suivre les péripéties de Nora, une fille ordinaire aux capacités extraordinaires. Il faut dire que cette héroïne est un peu la bonne copine que l’on aimerait tous avoir dans son entourage pour sa gentillesse et la dose de « dinguerie » qui rend sa vie si palpitante.

Audrey, Light & Smell

Avec une plume fraîche, drôle et légère, l’auteur nous parachute dans son univers magique, d’une manière tellement naturelle, que rien ne surprend. La construction narrative est de très belle qualité, emmenée par une plume fluide et addictive que l’on se surprend à lire avec frénésie.

Je salue le travail d’écriture de l’auteur, car je n’ai décelé aucune coquille, pas de répétitions superflues… Un excellent boulot ! (…)

150 pages de plaisir, sans temps mort, ni longueurs superflues, le tout est savamment dosé avec une construction qui maintient le suspense jusqu’à la toute fin, tout en amorçant la suite…

Julie, Ju Lit les Mots

Je trouve d’ailleurs que Léna Lucily a su intégrer les éléments magiques de manière très pertinente. Tout parait venir naturellement pour Nora et du coup la lecture n’est pas perturbée par ces éléments surnaturels. Leur découverte se fait petit à petit, de manière naturelle au cours du récit sans le ralentir ni que le lecteur croule sous les détails.

J’ai trouvé l’histoire traitée dans ce premier acte captivante, bien ficelée et elle apporte pas mal d’explication sur la présence de Nora chez Sorceraid.

J’ai aussi apprécié l’approche originale de la magie par un côté mercantile. C’est bien mené et je pense que ça peut donner à lieu à d’autres situations tout aussi intéressantes pour la suite.

Ivalena, Nualiv

Je crois que ce qui fait la grande force de cette oeuvre, c’est que son aspect fantasy est très bien ancré dans notre monde réel sans pour autant tomber dans les clichés habituels ou surfer sur la vague des réussites littéraires et/ou cinématographiques de ces dernières années ! Le monde du business magique ressemble d’ailleurs beaucoup à notre univers de travail tel que nous le connaissons et le vivons au quotidien, avec ses objectifs à atteindre, ses chefs tyranniques et sans états d’âme, ses clients-rois, ses collègues plus ou moins sympas et il en résulte une satire assez fine et drôle.

Le côté sérieux est habilement mêlé à un aspect farfelu, l’humour côtoie le suspense de manière très bien dosée et je me suis laissé embarquer dans ce récit avec une facilité déconcertante. De même j’ai été surprise par l’histoire elle-même et par les aventures de Nora, personnage attachant et drôle, bien loin de l’archétype de l’héroïne classique.

La plume est vive, légère, fraîche, enlevée et le propos fort inventif et coloré. De plus, aucune coquille n’est à déplorer et cela est suffisamment rare pour mériter d’être précisé.

Sophie, Beltane (lit en) Secret

Catégorie Imaginaire, Les Chroniques des Fleurs d’Opales – les chroniques

Si seulement j’avais su combien ma vie allait basculer.
Comment l’enfer m’aurait enchaînée.

Si seulement j’avais pu entrevoir les rouages du destin.
Les rencontres comme les pièges, les obstacles comme les révélations.

Si j’avais su mieux distinguer bontés et malveillances.
Amours, amitiés ou loyautés.

Cette histoire serait tout autre. Mon histoire.
Preuve que même les Dieux ne peuvent tout savoir.

Rare rescapée du massacre de son village natal, Diphtil, une jeune fille du peuple de l’Air, est sauvée en territoire ennemi grâce au symbole étrange qu’elle porte sur le front. Elle serait la cinquième fille de la Déesse Aveugle. Séquestrée dans un monastère et manipulée par le prêtre Sarïn qui compte la livrer au roi une fois ses pouvoirs éveillés, elle est libérée par son frère, Naid, qui la persuade de partir avec lui.
Sauf que les terres de l’Edenor sont semées de dangers et que la cruauté de certaines personnes, hantées par la haine et la guerre, s’opposent à la candeur de Diphtil, avide de découvrir ce monde dont elle a si peu joui.
Mais avant tout, elle veut échapper à son destin. Est-ce possible, lorsque l’on est vouée à devenir une Déesse ?

 

Auteur : Ielenna

Editeur : Graphein Editions

Nombre de pages  : 1303

Genre : Fantasy

1er tome

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Comment pourai-je faire une chronique objectif sur ce chef d’oeuvre ? Ielenna manie les mots à la perfection, cette épopée qui m’avait envoûté il y a plusieurs années m’a une nouvelle fois conquise. Et je retomberai amoureuse de cette histoire chaque fois que je la lirai, c’est certain ! J’avais 14 ans lorsque j’ai déniché l’univers de Diphtil, sept ans plus tard c’est avec une immense joie que je l’ai redécouvert. La plume de l’auteur est envoûtante, poétique sans être trop chargée, aucun mot ne pourrait être remplacé par un autre.

Audrey, La Tasse ébréchée

 

Quelle maîtrise, quelle plume! Par la barbe de Merlin, j’ai rarement lu autant de poésie dans un roman. L’auteure nous démontre une parfaite maîtrise de la langue française (j’ai même appris des nouveaux mots!) et c’est un régal.
Bon. Il est vrai que quand notre héroïne, Diphtil, se met à parler, le langage est vraiment plus que soutenu et ça en devient parfois ridicule. Au début, j’ai vraiment eu la crainte que ça m’agace… Mais il faut comprendre que l’auteure se plie aux exigences de son personnage. (…) Le premier tome est séparé en deux parties. La première, que je chronique donc présentement, sert réellement d’introduction. Ne t’attends pas à un gros remue-ménage, ça, c’est pour la partie 2. Alors, oui, parfois on ressent une certaine longueur, notamment au début. Ca ne dure pourtant jamais bien longtemps. La psychologie des personnages est tellement intéressante, l’univers lui-même si bien construit que c’est un véritable plaisir de tout découvrir, petit à petit. L’auteure a fourni un brillant effort niveau authenticité de son petit monde. Bien que ce soit un roman qui reprend tous les codes de la fantasy je n’ai pas eu cette impression de déjà-vu. J’ai vraiment découvert quelque chose de nouveau, quelque chose qui a muri, quelque chose qui a été minutieusement réfléchi et surtout quelque chose qui a été imaginé et travaillé avec beaucoup de passion.

Emma, My Dear Emma

 

C’est de la fantasy pleine de magie et de rêves, écrite comme un songe lointain. Il suffit de lire les mots d’Ielenna pour ressentir toute la magie qui émane de ce texte, et j’ai trouvé ça éblouissant. Nous avons donc là une superbe plume, avec un point négatif selon moi. J’ai trouvé qu’il y avait un peu trop d’adjectifs, portés par les figures de styles omni-présentes. Ça a rendu ma lecture parfois lourde. Néanmoins, ces descriptions même si elles peuvent paraître parfois un peu lourdes m’ont permis de mieux cerner les lieux et même les émotions. Par le jeu des structures de phrases, et son maniement quasi-parfait de la langue française, Ielenna réussit à nous faire passer toutes les émotions de ses personnages.
Outre cet aspect, chaque scène est posée dans son ensemble, l’auteur prend son temps pour nous décrire le décor, les personnages et l’action qui se joue. Aucune impasse n’est faite, nulle part, si bien que parfois on a tendance à s’éterniser.

Amélia, Les histoire d’Amélia et la culture Geek

 

L’introduction m’avait donné un aperçu du langage alambiqué qui est utilisé par la narratrice, mais je n’imaginais pas que ça deviendrait si pesant à la longue. En effet, le niveau très soutenu et élaboré de la langue enlève, selon moi, toute spontanéité au texte. Plus j’avançais dans ma lecture et plus je me suis focalisée sur cet aspect qui ne cessait de m’agacer. Je sais que c’est un choix délibéré de l’autrice, Ielenna, et qu’il s’explique tout à fait par le vécu de Diphtil, mais ces raisons ne suffisent pas à me faire oublier mon irritation. Je lis beaucoup de fantasy depuis nombre d’années ce qui influe sûrement mon jugement et m’a fait trouver l’intrigue un peu faible. En effet, elle, rentre dans un schéma ultra-classique de fantasy médiévale avec une héroïne qui découvre ses pouvoirs et, pour accomplir sa quête, s’entoure d’une bande d’amis qui la suivront, littéralement, au bout du monde et qui, comme pas hasard, sont tous dotés de compétences ou de pouvoir extraordinaires. Tous les codes et tous les stéréotypes du genre sont présents. Le récit est émaillé de passages que j’ai trouvé très lents et où je me suis un peu ennuyée. Par ailleurs, j’ai aussi eu l’impression d’un monde plutôt binaire. Malgré les personnages de Naid et d’Yasalyn qui apportent : du mystère pour le premier et des touches de gris pour la seconde, j’ai un ressenti d’un monde en noir et blanc.
J’ai été déçue par l’événement qui clôt l’ouvrage : je ne le trouve pas du tout crédible, presque ridicule. J’imagine qu’il sert de marchepied vers le tome suivant mais ça ne fonctionne pas pour moi.

Ivalena, Nualiv

L’auteure a un style d’écriture bien à elle : l’écriture est travaillée, le langage soutenu mais tout ceci apporte une certaine lourdeur au roman et lui enlève de son naturel. J’ai ainsi eu du mal à lire ce roman d’une traite, il est assez long et j’ai donc fait une pause avec un autre roman vers la moitié de ma lecture. C’est dommage car je pense que j’aurai vraiment plus accroché à l’intrigue avec un roman moins lourd à lire. (…) L’idée de départ est plus qu’intéressante, les personnages ne se ressemblent pas tous, il y a de nombreux rebondissements (c’est eux qui m’ont fait tenir tout le long du roman)… Le tout aurait pu faire un excellent roman de fantasy à la construction somme toute classique mais à l’intrigue originale. (…)  Je suis persuadée que la plume de l’auteure plaira à ceux d’entre vous qui appréciez les plumes assez travaillée mais ça ne l’a malheureusement pas fait avec moi !

Célestine, Des mots dans ma bibliothèque

Catégorie Imaginaire, Le matin des larmes – Les chroniques

À son réveil, avec un mal de tête et des courbatures partout, Sophie crut apercevoir son mari sortir de la chambre. L’émotion qui l’avait submergée la veille en regardant les photos devait probablement lui jouer des tours. Cependant, elle trouva qu’il régnait une étrange atmosphère dans la pièce. Pour s’assurer que ce n’était pas le fait de son imagination, elle se leva et ouvrit les volets roulants pour laisser entrer la lumière du jour. Elle fut stupéfaite en découvrant que cette chambre ne correspondait en rien à la sienne. De la décoration au mobilier, tout était différent. Elle resta immobile, seul son regard balayait cette pièce qui lui semblait étrangère. Après une brève réflexion, elle se précipita dans la chambre de sa fille et fut surprise de découvrir une pièce complètement vide. Abasourdie, elle se rendit dans celle de son fils et s’aperçut qu’il s’agissait cette fois d’un bureau… Bruno SANNA est né en 1966 à Belfort, une ville de l’est de la France. Dans ce premier roman, il entraîne les lecteurs dans une aventure où le bien affronte le mal absolu.

 

Auteur : Bruno Sanna

Autoédition

Nb de pages : 206

Genre : Fantastique

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 Nous avons ici affaire à un mélange de polar historique fantastique et d’uchronie… C’est un intriguant mélange des genres très bien imaginé et réalisé. Ce roman vaut le coup d’être lu ne serait-ce que pour cet exercice de style.

L’intrigue est captivante, on a ainsi du mal à lâcher ce roman une fois commencé. Ceci compense un style d’écriture et une plume qui ne m’ont malheureusement pas plus accroché que ça. J’ai trouvé le style assez carré et pas toujours fluide. De plus, les personnages m’ont paru assez clichés et je ne me suis pas attachée plus que ça à eux.

Célestine, Des Mots dans ma Bibliothèque

 

Je commencerai par le point plutôt négatif à mes yeux : quelque chose m’a gênée dans cette lecture et j’ai longtemps cherché ce que c’était. Après réflexion, je crois qu’il s’agit de l’intrigue politique dans le monde parallèle que je trouve un peu trop alambiquée. Si le reste du récit est plutôt réfléchi, psychologique et réaliste, je trouve par contre que, cette partie-là, est un peu trop abracadabrantesque. Elle me parait plus de l’ordre du conte que de la réalité et le récit en perd de la crédibilité. Pourtant, j’aime les rebondissements, mais ici, ils m’ont paru « Too much »

Pas au point, tout de même, de gâcher le texte qui bénéficie d’une plume efficace, entrainante, sans fioriture qui le rend vraiment agréable à lire.

Ivalena, Nualiv

 

Très peu d’actions, beaucoup de dialogues, stratagèmes, et complots. C’est finalement à la fin que tout ça bouge un peu, et j’ai eu à ce moment-là un regain d’intérêt pour l’histoire. Néanmoins, je reste un peu mitigée sur le déroulement de ce récit, trop lent à mon goût. Presque trop réaliste même. Si bien que j’ai parfois oublié que je me trouvais dans un genre de l’imaginaire. C’est autant un point fort qu’un point faible. Cela veut dire que l’auteur a réussi à m’immerger dans cette Europe fasciste, que j’ai même trouvé ce monde cohérent. Mais cela veut aussi dire que, finalement, j’ai perdu l’essence même de ce roman qui était censé être « trouver comment partir de ce monde qui n’est pas le mien ». J’ai donc perdu le fil de la trame principale, tant et si bien que j’avais oublié qu’il y avait un monde parallèle. (…) En revanche, s’il y a quelque chose que je dois mettre en avant c’est la jolie plume de l’auteur. Le résumé reflète parfaitement le style que l’on retrouve dans le roman entier. J’ai beaucoup apprécié ce phrasé simple mais travaillé, la fluidité qui en découle et l’absence totale de répétitions.

Amélia, Les Histoires d’Amélia et le Culture Geek

Dans un genre oscillant entre uchronie et fantastique traitant de mondes parallèles, je m’attendais à des surprises, du suspense et un peu d’action mais le postulat de départ, s’il veut soulever un louable sujet, n’amène en fait qu’un récit meublé d’intrigues politiques qui brille surtout par la longueur de ses dialogues. Dialogues qui, en plus de s’éterniser, sont plats et peu vraisemblables. (…)

Les personnages, caricaturaux et sans aucune profondeur ne m’ont pas semblé crédibles. La couverture n’est, selon moi, pas en rapport avec le sujet du livre. Quant au style, il ne m’a pas convaincue non plus : simple, trop sec, trop scolaire, peu travaillé, à la conjugaison parfois aléatoire, il aurait mérité d’être enrichi et développé.

Sophie, Beltane (lit en) secret

Pourtant l’écriture est plaisante, c’est vraiment agréable à lire. Les dialogues sont d’ailleurs très prenants, et très bien travaillés. Les chapitres ont défilé à une vitesse folle. Peut-être que certains passages auraient mérité d’être étoffés, le dénouement reste un peu trop simple à mon goût. Je l’ai rapidement deviné, la faute à la psychologie des personnages secondaires trop peu développé. Je savais que l’auteur essayait de m’embrouiller, mais je ne suis pas tombé dans le panneau aussi facilement ! (…) Vous l’aurez compris, je reproche pas mal de petites choses à ce roman, que j’avais imaginé bien plus poussé. J’avoue que je n’ai pas été transporté par l’intrigue qui tourne autour de la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’ambiance n’était peut-être pas assez travaillé pour que je m’y plonge complétement. Pourtant certains personnages sont relativement intéressants, et d’autres sont pour moi, laissés à l’abandon. L’intrigue manque un peu d’ambition, seuls les dialogues viennent nous piquer au vif et donnent du rythme à l’ensemble. Le dénouement est trop simpliste à mon goût, et le final manque de profondeur.

Cyrielle, 30Millions d’envies

Forcément, 200 pages, une plume, certes agréable à lire, mais qui défile devant nos yeux sans jamais réellement les captiver, ça n’aide pas à vraiment s’approprier le récit et donner envie de s’investir auprès des protagonistes.

Si le récit est écrit d’une manière, comme je viens de le dire, assez sympa, il n’en souffrait pas moins de quelques fautes d’orthographes (assez évidentes que pour être évitées lors d’une correction, à la sauce des ‘ses’ qui deviennent ‘ces’). Cela mis de côté, ça restait chouette. Sans plus. Les phrases s’enchaînent sans pour autant nous emporter avec elles. Le lecteur reste spectateur d’un récit qui va bien trop vite et qui n’est pas assez développé. Y avait un potentiel qui se noie dans la simplicité du récit, simplicité qui ne parvient plus à me satisfaire personnellement mais qui parviendra peut-être à faire son effet chez d’autres lecteurs.

Emma, My Dear Ema

Catégorie Imaginaire, Le Porteur de Mort – Les chroniques

À 17 ans, Seïs Amorgen est nommé pour intégrer la plus grande confrérie du royaume d’Asclépion. S’il accepte, il deviendra l’un des guerriers les plus éminents de la monarchie. S’il refuse, il restera le gamin frivole et arrogant qui fraye avec les bandits de sa ville natale. Alors que l’ombre du Renégat s’étend sur sa terre d’origine, Seïs va devoir prendre la décision qui bouleversera sa vie et, bientôt, il devra faire face à ses propres démons.

 

Auteur : Angel Arekin

Éditeur : Plume blanche

Nombre de pages : 424

Genre : Fantasy

Premier tome

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J’ai eu du mal à saisir quelle était la volonté de l’auteure, de comprendre qu’elle était le but de cette aventure, pourquoi on nous présente Seïs devenu apprenti? Dans quelle finalité exactement? On a vaguement vent d’une menace qui plane, un ancien apprenti/maître (dont j’ai déjà oublié le nom, coucou mémoire affligeante) qui serait sorti du droit chemin mais bof quoi, rien qui nous fiche les pétoches non plus. (…) Toutefois, je dois bien dire que j’ai trouvé la plume d’Angel Arekin d’une extrême beauté. Vraiment. Malgré le côté ‘chaotique’ du fond, la forme restait particulièrement excellente.

Emma, My Dear Ema

 

La plume est vraiment superbe et maintient le lecteur dans un perpétuel attachement à la langue. Les mots utilisés sont soutenus et cela change de ce que j’ai pu parfois lire, en 4ème de couverture, qui a tendance à me repousser… (…) La série compte 6 tomes, donc ne vous attendez pas à faire des découvertes de folies, ici l’auteur plante son décor et prépara la suite de son monde… Et gageons que les prochains seront riches en rebondissements. (…) Une écriture fluide et imagée de très belle qualité, qui te donne vraiment envie de poursuivre ta lecture (même si parfois j’ai eu le sentiment qu’il me fallait un dico pour comprendre)

Julie, Ju lit les mots

 

Commençons par le point légèrement négatif, qui, finalement, s’avère être plutôt positif sur la globalité du roman. J’ai eu du mal au début, à cause de quelques lourdeurs descriptives qui ont eu tendance à me lasser. Il faut dire que l’auteur a tendance à s’arrêter sur un peu tout, jusqu’à décrire le chemin que prend une araignée. Bref, j’ai eu quelques difficultés au début à bien m’imprégner de l’histoire, mais une fois habituée, je me suis plongée entièrement dans ce roman. Autrement, mis à part ces quelques lourdeurs descriptives que je devrais plutôt qualifier de pauses longuettes dans le fil du récit, j’ai également repéré quelques coquilles. (…) Malgré ces quelques points négatifs cités un peu plus haut, j’ai tout de même beaucoup apprécié mon voyage. L’univers que nous propose Angel Arekin est finement campé, cohérent et visuel. Du fait, notamment, de ces descriptions longues et parfois lourdes qui, donc, ne m’en déplaise, apportent finalement beaucoup au roman. À l’image de nombreux romans de fantasy, nous avons un univers médiéval, à coup de tavernes et bien d’autres choses.

Amélia, Les Histoires d’Amélia & la culture Geek

Catégorie Imaginaire : Le Baron Miaou -Les chroniques

Rencontrez le fabuleux alchimiste à tête de chat. Suivez la timide adolescente aux mille masques. Admirez les lueurs du dresseur de feux follets. Sauvez l’enfant tombée dans un coma lunaire. Entre carnavals nocturnes et labyrinthes oubliés, tentez le plus impossible des voyages.

  • Auteur :  Nicolas Bailly
  • Editeur : Auto-édition
  • Nombre de pages : 254
  • Genre  : Fantasy (Contes/Jeunesse)

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C’est donc avec autant de plaisir que de curiosité que le lecteur se plonge allègrement dans ce roman… Et la magie ne tarde pas à faire son effet, le lecteur se laisse ainsi envoûter puis happer par cette histoire intelligemment construite, particulièrement passionnante et riche en péripéties. Si l’auteur démarre sur les chapeaux de roue, le rythme ne ralentit jamais, alors le lecteur lit avec frénésie les chapitres qui s’égrènent sous ses yeux ravis de découvrir un univers fantastique, presque onirique tant il saura vous faire rêver, et dans le même temps si bien décrit et présenté que le lecteur aura l’impression d’y avoir été littéralement transporté pour y vivre pleinement la folle aventure… Alors oui, l’intrigue est prévisible, mais est-ce tellement gênant ?

Aurélie, Des Livres et Moi

Nico Bally a le genre de plume qui vous emprisonne dans son imaginaire sans n’avoir aucune prétention. C’est sans doute ça le plus fort. On ne ressent pas un effort de style particulier. Le phrasé est simple, le vocabulaire utilisé aussi. Mais voilà, on est transporté. C’est doux, fluide, les mots glissent au fil de la lecture. Aucun obstacle, juste un voyage tranquille dans un monde fantastique. J’ai également été charmée par sa force dans les descriptions. On se visualise tout, chaque détail, chaque lieu, chaque objet, chaque masque. On imagine, on rêve. Oui, on rêve, et c’est magnifique !

Amélia de Les Histoires d’Amélia Culture Geek

À travers ses différents personnages et leurs réactions, ce livre amène à s’interroger sur les apparences, leur importance dans le regard de l’autre et les réactions que l’on peut avoir pour s’en protéger ou l’affronter. J’ai noté aussi quelques pistes intéressantes concernant la trahison, le remords et il y en a peut-être d’autres qui m’ont parue moins évidentes. Bref, j’ai vraiment apprécié que l’auteur ne se contente pas de raconter une simple histoire : il essaye aussi d’ouvrir des perspectives pour le lecteur. C’est, à mes yeux, le plus gros point fort de ce récit.

Je trouve que ce conte offre différents niveaux de lecture qui sont susceptibles d’intéresser aussi bien les enfants que les adolescents ou les adultes.

Ivalena, Nualiv

 

Même si le déroulement de l’histoire reste plutôt prévisible, cela n’enlève en rien le plaisir que l’on prend à la vivre aux côtés de ces personnages attachants.
Leurs faiblesses, exploitées tout au long du roman, font leurs forces et c’est magique de voir comment Nico Bally parvient à si bien définir ses personnages en si peu de pages au final. Mais aussi, il renforcera encore l’idée de ne pas s’arrêter à l’image que les gens renvoient. Il est facile de manipuler son apparence, de fausser un sourire pour se donner une contenance ou encore, au contraire, subir l’idée que les autres ont établi de nous, nous enfermant dans un personnage que l’on a pas décidé d’être.

Emma, My Dear Ema

 

Même si le récit est bien construit, je me suis ennuyée… Mais cela n’est dû qu’à l’aspect jeunesse du livre. Je n’ai jamais été bon public pour ce type de lecture et même si je n’ai pas adhéré en tant qu’adulte, c’est un roman enfantin et jeunesse qui plaira sans conteste aux plus jeunes.

Une excellente lecture à faire aux gamins qui seront enchantés de découvrir les aventures du Baron Miaou et de Nhadda.

Julie, Ju lit les Mots

Les portraits des héros sont fouillés et bien construits, très différents les uns des autres et attachants chacun à leur manière. L’imaginaire de l’auteur est riche et intéressant, coloré, varié et inventif. L’univers décrit est onirique, voire magique, bien que situé dans notre monde. Comme dans la plupart des contes, le bien et le mal sont aux prises, les bons sentiments affleurent et la morale est présente. Ici on aborde le jugement sur les apparences qui peuvent être trompeuses.

Le style est agréable, rafraîchissant et accessible aux plus jeunes sans pour autant être simpliste. Pratiquement aucune coquille ne traîne.

Je pensais m’ennuyer ferme mais finalement ça n’a pas été tout à fait le cas, même si je n’ai pas été passionnée non plus. Peut-être ai-je finalement perdu mon âme d’enfant ?

Sophie, Beltane (lit en) Secret

L’univers peut nous apparaître comme loufoque au premier abord mais il faut chercher à voir plus loin que cela. La puissance des différentes morales qui ponctuent ce livre résonne comme une douce mélodie, qu’on ne souhaite pas oublier, qu’on aimerait toujours garder dans un recoin de sa tête. Ce conte qu’on croirait d’un autre temps, marque les esprits, comme chacun de ces personnages. Cette histoire est parfois complétement folle mais elle est aussi divinement belle et touchante. Et on se laisse emporter jusqu’à la dernière page.

J’ai eu l’impression de retourner aux essences même de la littérature jeunesse.

Une histoire simple; avec un grain de folie bien à elle, écrite avec beaucoup de cœur que je ne peux que vous conseiller pour les bien-faits qu’elle apporte.

Cyrielle, 30 Millions d’envies

 

C’est un roman assez court mais très énergique. Il n’y a pas de répit mais les péripéties sont relativement logiques. Relativement car le côté jeunesse de cette histoire se révèle beaucoup sur la fin, avec quelques rebondissements un peu plus extraordinaires qui m’ont fait tiqué, mais qui sont apparus de façon légère. Le style de l’auteur, assez simple et fluide nous permet d’imaginer facilement les décors, qu’ils soient réels ou inventés.

La psychologie de chaque personnage est aussi travaillée, chacun d’entre eux ayant un défaut mis en avant, ce dernier pouvant fortement nuire à l’accomplissement de leur mission : soigner la fillette. L’un se révèle lâche, l’autre attiré uniquement par l’or, la dernière manque cruellement de confiance en elle et se cache derrière de multiples masques : simple, mais efficace pour un roman de cette taille ! En revanche, j’ai eu la fâcheuse impression de simplement survoler ce roman, sûrement dû à l’enchaînement justement rapide des péripéties…

Audrey, La Tasse ébréchée

Catégorie Imaginaire : 11 Serpents-Les chroniques

La terrible cousine Abeline, aussi riche qu’originale, convie amis et famille dans son domaine pour leur faire une étrange proposition. Elle leur propose un jeu où les participants devront se montrer drôles et machiavéliques.
Elle cédera la moitié de sa fortune à celui ou celle qui remportera le défi.
11 invités. 11 serpents. Le gagnant sera celui qui mordra le plus fort.

  • Auteur :  Philippe Saimbert
  • Editeur : Auto-édition
  • Nombre de pages : 239
  • Genre  : Thriller humoristique

Ce qu’en pensent nos chroniqueurs :

Je dois reconnaître que la plume de l’écrivain était sympa. L’auteur a une certaine facilité pour se rapprocher du lecteur et lui parler comme s’il parlait à une vieille connaissance.
Malgré quelques petites fautes de frappe (des lettres inopinées qui apparaissaient en plein milieu d’un mot ou certaines qui manquaient), c’est vraiment l’écriture qui m’a permis de rester un tant soit peu concentrée sur ma lecture. Je ne doute pas que l’auteur possède un talent pour construire une histoire, du moins de par sa plume il en a les moyens, mais pour ce livre, quelque chose dans le fond m’a clairement posé un problème. Je dirais plutôt que l’absence de fond m’a posé problème, en fait…

Emma, My Dear Ema

Même si j’ai trouvé la mise en place un peu longue et ai vaguement eu l’impression de tourner en rond au début, la deuxième partie de l’histoire présente de nombreux rebondissements, aussi surprenants que machiavéliques, aussi cocasses que cruels, et le twist final (« de la mort qui tue » sic) m’a  carrément prise par surprise. Je reconnais que je ne m’y attendais pas du tout et qu’il donne après coup un tout autre éclairage à la lecture du roman.

Le style est assez enlevé et relativement maîtrisé et je n’ai relevé pratiquement aucune coquille. Je déplore juste l’emploi un peu trop systématique de quelques expressions ainsi que de deux mots trop récurrents : passionaria et virago.

Sophie, Beltane (lit en) Secret 

Le roman a un côté très théâtral que ce soit à travers ses personnages, les situations, la mise en scène ou la révélation finale que l’on peut même qualifier de coup de théâtre ! J’ai été ainsi complètement bluffée par la fin ce qui est plutôt rare. Tout au long du roman, j’avais formulé plusieurs hypothèses quant au twist final mentionné dans la quatrième de couverture, mais je peux vous dire que j’étais très loin d’avoir trouvé le fin mot de l’histoire. Une fois la dernière page tournée, on a envie de relire le roman avec, cette fois, toutes les cartes en main de manière à détecter différents indices qui auraient pu nous mettre sur la piste. (…) a perfection n’étant pas de ce monde, et encore moins dans celui de Philippe (le narrateur, pas l’auteur), le roman n’est pas exempt de deux ou trois petits défauts, à commencer par quelques longueurs et digressions (oui, c’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité). Les digressions ne me gênent pas en général d’autant qu’ici, elles créent une certaine connivence entre le lecteur et l’auteur. Cependant, je leur ai trouvé un côté trop factuel comme si l’on se retrouvait devant un manuel scolaire.

Audrey, Light & Smell

L’histoire est pour moi bien ficelée et, si mes collègues chroniqueurs ont vu arriver la conclusion à grand pas, ce n’est pas mon cas. Au contraire, je me suis laissée porter par le récit jusqu’à son dénouement. J’ai aimé voir jusqu’où l’appât du gain ou l’esprit de vengeance peuvent mener même les âmes les plus bienveillantes.
L’avantage, c’est que la situation m’a parue si fantasque et le ton si humoristique que je n’y ai pas accordé une grande crédibilité. Cela m’a permis d’avoir du recul et de pouvoir rire de comportements qui, dans un autre contexte, m’auraient mise mal à l’aise.
De nature profondément bienveillante, je suis fascinée par ces esprits qui savent décrypter la noirceur de l’âme humaine. Ici, Philippe Saimbert l’étale au grand jour et le fait avec habileté puisqu’au lieu d’en être embarrassée, j’en ris.

Ivalena, Nualiv

Bien que ce soit un livre léger, qui fait sourire, j’ai trouvé l’histoire longue à démarrer. C’est peut-être parce qu’il n’y a pas une once de fantastique, ce récit est très proche d’un quotidien standard, avec ses joies et ses déconvenues, et j’ai donc trouvé le temps long entre la première page et le réel début de l’aventure dans le domaine de la cousine, m’attendant sans cesse à un retournement de situation qui mettrais de l’action en plein jour. Car de l’action, il y en a ! Mais comme les coups bas se font dans l’ombre, et que nous suivons le narrateur Philippe qui ne fait qu’observer le rendu, nous n’avons face à nous que le résultat, non moins intéressant que le reste. Le dernier point qui m’a fait grincé des dents, ce fut la chute. Avec une impression de « tirée du chapeau » pour que tout le monde retombe sur ses pattes, j’aurais aimé quelques indices, même minimes, pour ne pas avoir cette sensation de triche de la part de l’auteur. C’est dommage. Le gros point positif de ce roman… C’est l’humour ! Entre celui malsain de la cousine, les réflexions des candidats, et l’écriture très fluide de l’auteur, j’ai quand même passé un bon moment au domaine Viticole d’Abeline, et cet humour rattrape vraiment les points cités plus haut.

Audrey, La Tasse ébréchée

Une lecture assez comique avec des situations aussi cocasses les unes que les autres. C’est jouissif, cynique mais les situations sont tellement farfelues, que cela en devient hilarant. L’intrigue est construite comme une BD, c’est très visuel, même en l’absence de planches de dessins, on retrouve cette trame lorsque l’on plonge dans une BD déjantée ! (…)  Une fois que l’on passe le premier tiers, on assiste à un feu d’artifice qui va se poursuivre jusqu’au twist final et là, je dis bravo à l’auteur, qui n’a vraiment pas mené ses lecteurs en bateau !

Avec ce final, on oscille entre stupéfaction et ahurissement, car rien ne le laisse présager, pourtant l’intérêt est maintenu tout le long des 200 dernières pages, par un auteur qui ne se contente pas d’une fin bâclée, bien au contraire, il colle un dernier rebondissement histoire de bien clouer le lecteur sur place.

On va de surprise en surprise, parsemées de rebondissements aussi cocasses et cyniques les uns que les autres, le tout avec une plume travaillée, acide, hilarante et visuelle.

Julie, Ju lit les Mots

Nous assistons ici à un huis clos absolument savoureux, les situations cocasses s’enchaînent sous l’oeil attentif et hilare de la cousine Abeline. Il faut dire que les personnages ont tous un potentiel énorme et une imagination débordante pour pouvoir pourrir la vie des autres. Les personnalités sont toutes différentes les unes des autres ce qui permet une grande variété dans le choix des méchancetés, d’autant plus que chacun étant au faite de la vie de ses colocataires il est plus facile d’appuyer là où ça fait mal.. (…) Une histoire de famille et de gros sous où chacun va tirer la couverture à lui sans regrets ni remords. Une lecture idéale pour passer un très bon moment de lecture entre rire et pitié pour chacun des 11 serpents jusqu’au grand twist final !

Emma, Et tu lis encore Emma

 

Catégorie Imaginaire, Sublimation-Les chroniques

Bordeaux, place de la Bourse, une oeuvre d’art intrigue les passants. Le meurtre atroce qu’elle dissimule annonce une psychose sans précédent.
Dans son atelier parisien, Damian Leisenberg subit les assauts de visions persistantes, des scènes macabres laissant présager le pire.
Le controversé Capitaine Bonhoure se lance sur la piste d’un tueur en série pour le moins créatif, mais face à la complexité de l’enquête, ses dons de criminologue ne seront rien sans les avis éclairés du Lieutenant Torrès.
Du port de la lune à Paris, le duo d’enquêteurs, impuissant, assiste au décompte des victimes.

  • Auteur :  Bastien Pantalé
  • Editeur : Auto-édition
  • Nombre de pages : 336
  • Genre  : Thriller Psychologique

Ce que nos chroniqueurs en ont pensé :

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Je vais vous parler du style de l’auteur, auquel, vous vous en doutez, j’ai beaucoup accroché. Sa plume est extrêmement fluide, et heureusement car s’il en avait été autrement, j’aurai été vite perdue à mon avis (…). L’auteur a cette faculté également de changer de ton en fonction du contexte, rendant le texte infiniment plus vivant. Les descriptions sont dans la continuité de toutes les qualités du texte : réalistes et représentables.

Au final, je me suis régalée avec cette lecture et je conseille Sublimation à tous les fans de thriller psychologique qui aiment se triturer le cerveau.

Amélia, LES HISTOIRES D’AMÉLIA CULTURE GEEK

La dualité entre la beauté (de l’art) et la laideur (des meurtres) est fort bien traitée. Le thème fascinant du mélange entre Art et Folie est parfaitement exploité et induit une réflexion sur la nature humaine, son côté sombre et son côté lumineux, la propension de l’homme à pouvoir se tourner vers le pire comme vers le meilleur. La fin, inattendue et non-conventionnelle pourra être soumise à débat, mais m’a laissée un poil sur ma faim.

Sophie, Beltane (lit en) Secret

L’intrigue en elle-même est loin de sortir des sentiers battus même si j’avoue admirer le travail de rechercheconcernant l’art. L’auteur se repose sur une façon de mener son enquête bien trop ordinaire et prévisible. Le fond était intéressant (et c’est déjà énorme car je ne suis pas une mordue d’art donc pour avoir piqué mon intérêt là-dessus c’est pas mal) mais la forme et le reste n’ont pas suivi.

Honnêtement, comme je l’ai dit plus haut, cette lecture fut laborieuse, je n’avais même pas envie d’arriver au dénouement car on comprend assez vite comment ça va évoluer et je n’ai pas eu d’éléments de surprises auxquels je m’attendais pour ce type de lecture.
Il n’y a aucune pression, tension qui s’est infiltrée en moi, je n’ai pas perçu l’urgence de la situation, le besoin vital de retrouver ce meurtrier…

Emma, My Dear Ema

Malgré une intrigue, qui fait une immersion dans le monde de l’art, l’auteur n’arrive pas à tirer son épingle du jeu en se démarquant, alors même que les meurtres sont mystérieux et étranges. Les personnages sont trop caricaturaux pour avoir leur propre personnalité et créer leur propre emprunte dans le monde du polar. (…) Pour autant, on sent que l’auteur a fait un réel travail de recherche sur l’art, pour rendre l’ensemble crédible et pour les novices, c’est un point qui peut être plaisant. L’aspect scientifique avec la gémellité, qui reste aujourd’hui un mystère encore non exploré, est amorcé de manière intéressante, mais pas assez poussée à mon sens pour que cela accroche vraiment le lecteur…

Julie, Ju lit les Mots

Catégorie Imaginaire : A ma vie, à ta mort – Les chroniques

Recouvert de symboles grecs faisant référence à Hadès, un corps mutilé et désormais inidentifiable, est retrouvé dans une cave à New York. Jeune flic fraichement sorti de l’école de police, Mike Sullivan se retrouve chargé de cette affaire qui le mènera jusqu’au pied du World Trade Center, ce terrible jour du 11 septembre 2001. Une fois son bras vengeur lancé et bien que la faucheuse soit belle à couper le souffle, rien ne peut la stopper. Instrument du Destin ou de la Mort elle-même, il devra résoudre cette affaire en empruntant des sentiers dont personne ne revient jamais.

Ce qu’en ont pensé nos chroniqueurs :

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On découvre sur les premiers chapitres une sordide histoire de meurtre, de torture, et une équipe des forces de l’ordre qui peine à résoudre cette histoire malgré les compétences de l’Inspecteur. Le fantastique s’immisce peu à peu dans l’histoire, et même si on peut penser que le scénario est un peu fouillis, chaque détail s’explique, tout est paramétré avec soin. La mythologie grecque s’installe avec brio dans ce mélange, ce qui donne au final un roman qui a tout pour me plaire !

Audrey, La Tasse ébréchée

L’autrice prend le temps de poser les bases afin de nous offrir une intrigue complexe dont la lecture se révèle aussi angoissante que prenante. Amateurs d’enquêtes policières, de sensations fortes ou tout simplement d’histoires où se mêlent émotions, suspense et personnages à la psychologie développée, vous devriez être conquis par A ma vie A ta mort. Les références à la mythologie grecque devraient, quant à elles, ravir les personnes intéressées par ce domaine.

Audrey, Light & Smell

J’espère que tu es en forme cher lecteur, que tes nerfs sont solides, que ton moral est d’acier, car ne compte pas sur l’auteure pour t’épargner : Tu vas prendre cher et sans délai… Dès le prologue, comme ça tu sais !

Aurélie, Des Livres et Moi

 

J’ai eu beaucoup de mal à évoluer à travers les pages de cet univers, comprenant difficilement où tout cela me menait. La construction m’a semblé brouillon, et pourtant, nous avons un découpage par parties, et encore par chapitres. Il est bien difficile de parler d’un roman qu’on a adoré sans tomber dans le cliché du « j’ai adoré, c’était trop cool », pour parler d’un roman que l’on a pas apprécié, c’est d’autant plus compliqué. (…) Ce qu’on ne peut pas enlever à ce roman est le style très recherché de l’auteur, peut-être un peu trop parfois, rendant certaines phrases lourdes. Néanmoins, j’ai bien accroché à sa plume d’où ressortait une très belle maîtrise de la langue française. Encore une ombre à ajouter au tableau, des coquilles parsèment le récit. Je n’ai pas pour habitude de m’arrêter sur l’orthographe, je repère peu les fautes, mais là, certaines étaient si flagrantes que je ne suis pas passée à côté.

Amélia, Les Histoires d’Amélia et la Culture Geek

 

Alors que le résumé laissait augurer un mélange de mes genres de prédilection : thriller, policier et fantastique, l’alchimie n’a pas opéré et je n’ai pas adhéré. Est-ce le traitement de l’histoire ou la construction qui reste floue assez longtemps ? Si longtemps qu’on a parfois l’impression que l’auteure elle-même ne sait pas vraiment où elle va… Toujours est-il que ce mélange, où les différents genres, au lieu de s’imbriquer et de se compléter, m’ont plutôt paru se télescoper sans se rencontrer vraiment. (…) Il y a quand même quelques qualités et points positifs dans ce livre que je me dois de souligner aussi : une certaine inventivité, une histoire plutôt bien trouvée et qui tient la route, une troisième partie bien plus intéressante, un tueur dont le portrait est assez finement peint et une fin émouvante qui m’a tiré quelques larmes et qui a le mérite de tout faire s’emboîter correctement.

Sophie, Beltane (lit en) Secret

Le portrait du tueur est très bien travaillé, sa construction est fine et je dois dire que sur cette partie l’auteur m’a vraiment surprise, car tout s’emboite à merveille et la construction de son récit prend son sens avec un final qui arrive à lier le fantastique et le thriller avec talent. (…) Ce qui est le plus dérangeant c’est le nombre de fautes qui reste… Je ne parle pas de simples petites coquilles… Une vraie relecture s’impose, pour supprimer les répétitions, fautes d’accords, mots faisant contresens, obligeant le lecteur à faire une gymnastique avec ses neurones, n’aidant certainement pas dans la confusion que l’on peut ressentir à la lecture de certains passages…

Julie, Ju Lit les Mots

C’est le premier roman que je lis de Sandra Triname même si j’ai son précédent dans ma bibliothèque qui m’attend sagement.. Je dois dire que j’ai apprécié sa plume qui a réussit à me donner des frissons lors des scènes de tortures mais aussi à m’émouvoir à certains passages. Par contre, et là encore c’est vraiment dommage, j’ai trouvé qu’il y avait vraiment trop de coquilles encore présentes dans ce livre : fautes d’orthographe, d’accord, lettres oubliées, contresens,… C’est regrettable je trouve car ce roman avait un très fort potentiel et en soit j’en ai apprécié l’histoire, les personnages et la plume de l’auteure mais entre longueurs et coquilles… il ne manquait finalement pas grand chose pour qu’il me semble excellent.

Emma, Et tu lis encore Emma

 

Catégorie Imaginaire : Lebenstunnel T1, Allégeance -Les chroniques

Et si le dénouement de la Seconde Guerre mondiale n’était pas celui que l’on connaissait ?

200 ans après la victoire d’Hitler, Germania n’est plus un mythe. La race aryenne tant espérée par le Führer domine le monde et toutes les autres ethnies ont été éradiquées de la planète. Krista, jeune Aryenne, travaille dans un Lebensborn. Elle a été élevée dans le moule de la race pure et ne connaît que ce mode de vie, jusqu’au jour où elle suit malgré elle une femme dans les égouts de la ville. Ce qu’elle y découvre va ébranler toutes ses convictions et peut remettre en question le fonctionnement même du monde dans lequel elle vit.

  • Auteur : Oxanna Hope
  • Editeur : Rebelle
  • Nombre de pages : 292
  • Genre  : Uchronie
  • Saga : Premier tome de la trilogie.

Ce qu’en ont pensé nos chroniqueurs

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 De part des situations d’un grand réalisme et une intrigue riche en rebondissements, on a pas le temps de s’ennuyer! L’auteur nous sort même la carte du retournement de cerveau à la presque fin du roman. Tout ce qu’on pense être réalité est totalement remis en question.

Ema, My Dear Ema

 

Sans perdre un instant ni prendre de gants, l’auteure nous entraîne au coeur même d’un univers particulièrement sombre et glaçant… Le lecteur ne cesse de se dire qu’une pareille ère aurait pu s’ouvrir il y a de cela soixante-dix ans, et cela fait froid dans le dos… Pour autant, il se laisse emporter et entraîner aux côté de Krista dont il suit les pas.

Aurélie, Des Livres et Moi

 

Bien que ce roman soit certainement destiné au départ à un public de jeunes adultes, puisque Krista n’a que 17 ans, je ne l’ai trouvé ni simpliste, ni édulcoré, ni trop facile.  Les idées défendues sont éternelles et d’actualité : justice, injustice, tolérance et droit à la différence. L’auteure ne tombe pas dans la facilité : rien n’est tout noir ou tout blanc, ni en ce qui concerne les personnages, ni même dans chacun de leur univers.

Sophie, Beltane (lit en) Secret

 

 La plume d’Oxanna Hope est addictive, je sais déjà que je lirais d’autres de ses romans quand j’en aurai l’occasion ! C’est clairement une lecture dont je ne suis pas ressortie indemne ! (…) Des rebondissements finaux totalement inattendus qui m’ont rendue accro à l’univers ! Une ambiance plus qu’addictive !

Célestine, Des mots dans ma bibliothèque

 

Je trouve que le concept est tout simplement fabuleux. Il faut oser écrire sur ce sujet, oser renverser cette partie sensible de notre histoire, et l’auteure maîtrise le sujet à la perfection. Elle arrive à nous emmener dans cette civilisation sans jamais avoir un mot trop fort pour le contexte. L’histoire en elle-même est intéressante, et nous fait réfléchir sur les qualités et les défauts d’un peuple, les clivages qui peuvent exister à tort ou à raison, les massacres perpétrés pour certaines raisons infondées. La plume est agréable et le récit a tout à fait sa place dans la sélection du Prix des auteurs inconnus.

Néanmoins, je n’ai pas accroché davantage. Je n’avais pas cette sensation de devoir absolument tourner les pages. Cela est peut être dû à la romance, tellement prévisible et surtout trop clichée à mes yeux.

Audrey, La Tasse ébréchée

 

On pourrait croire que la thématique a déjà été explorée sous toutes les coutures, pourtant, pas un instant, je n’ai eu l’impression de lire du « réchauffé ». Pour moi, au-delà du jugement anti-nazi forcément attendu dans une telle histoire, le livre parle surtout de l’embrigadement, de la manipulation du peuple par son gouvernement, de la foi aveugle en ses dirigeants. Mais aussi de l’embrigadement et de la manipulation des individus. Un sujet qui me parait d’actualité et très bien traité.

Avec un peu de recul, je crois que l’autrice a dû faire un travail énorme sur la cohérence de son monde. En effet, chaque arc se construit et est balayé sans la moindre hésitation par un événement majeur qui remet tout en question. Il serait facile de croire que ça rend l’intrigue difficile à suivre mais pas du tout : tout est fluide, logique, harmonieux. Ça me donne l’impression qu’Oxanna Hope baigne dans ce monde depuis longtemps et qu’elle le maitrise sur le bout des doigts.

Ivalena, Nualiv

 

Les chapitres sont assez courts, et découlent toujours sur un rebondissement. C’est donc presque impossible de décrocher, on poursuit coûte que coûte notre lecture. Et rapidement, tout s’enchaîne. Les ultimes chapitres accélèrent le rythme de la lecture, les révélations se font surprenantes, voire quasi-inconcevables. On fait face à un véritable retournement de situation …

Ce que j’apprécie tout particulièrement dans ce roman, c’est sa morale qui se veut très présente. L’auteur aborde avec brio un sujet plus qu’épineux : le racisme, et n’hésite pas à malmener ses personnages.

Cyrielle, 30 Millions d’Envies

 

La très belle plume d’Oxanna Hope nous mets face aux réactions de l’être humain lorsqu’il est confronté à l’inconnu ou au rejet de l’autre. Sa vision de ce qu’aurait pu être le monde en cas de victoire de la dictature est vraiment pertinente et saisissante. Le lecteur est entraîné entre rebondissements, découvertes et révélations et on ne s’ennuie pas une seule seconde, bien au contraire ! Je recommande ce roman qui m’a fait passé un très bon moment. Il fait prendre conscience de ce à quoi l’humanité a échappé mais aussi pour se souvenir que nous sommes tous libres de penser et responsables de nos actes.

Emma, Et tu lis encore Emma