Interview : Jeanne Malysa

Jeanne Malysa est l’auteur du roman La parisienne et le highlander, concourant dans la catégorie Romance.

  • Férue d’Histoire, d’où vous vient cette passion ?

De mes lectures. L’école m’a enseigné la chronologie des faits, les grandes figures de la France, de l’Europe et des autres continents (très peu de l’Afrique, ce que je regrette beaucoup) mais les grandes lignes étouffent les petites, or ce sont celles-là qui m’ont le plus intéressées. J’ai commencé petite avec la Comtesse de Ségur, puis adolescenteavec des livres très romancés comme ceux de Juliette Benzoni (ses séries Catherine et Marianne), ceux de Jacqueline Monsigny (dont sa série Zéphyrine à l’époque de François 1eret sa salamandre), ceux de Ken Follet sur les bâtisseurs de cathédrales (les Piliers de la Terre et la suite), Victor Hugo (les Misérables) Émile Zola (l’intégrale des Rougon-Macquart), plus proche de notre siècle Léon Uris (Exodus) un pavé que j’ai lu en une nuit et qui m’a bouleversée. La liste pourrait s’allonger mais ce serait fastidieux à lire.

  • La parisienne et le Highlander est donc le fruit de cette passion pour l’Histoire ? Parlez-nous un peu de cette saga.

Parler de la saga ou comment résumer en quelques lignes ce qui sera, si tout va bien, l’équivalent de six tomes ? Je vais essayer de faire simple.

D’abord, ils sont tous contemporains et racontent une histoire d’amour sur un fond historique où je mélange allègrement le surnaturel, l’ésotérisme, et quelques personnages venus d’ailleurs.

Les deux premiers tomes sont sur le couple Anaïs de Malicourt et Iain Mac Kelloch’. Anaïs est une jeune femme, Parisienne, qui tient une librairie. Elle est la dernière des Malincourt, une famille née à l’époque de François 1er. Iain est l’ainé d’une fratrie, Écossais, responsable du domaine ancestral, Thuata, qui appartient aux Mac Kelloch’ depuis Robert 1er. Ils ne se connaissent pas encore au début du roman mais leur famille est liée depuis des siècles par un secret qu’ils découvriront au fil des pages. Ils devront unir leur force pour retrouver un objet, élément essentiel pour combattre une maladie aux ravages effrayants.

Les tomes 3 et 4 porteront sur Fillian Mac Kelloch’, le plus jeune des trois frères, et Mon Lapin (pour savoir qui est Mon Lapin, je vous renvoie aux deux premiers tomes, lol). Fillian a créé un réseau, le MaccOdy. Il est considéré comme un des plus grands des hackers de la planète, mais il est du bon côté. Forcément, les Mac Kelloch’ sont TOUJOURS du bon côté. Leur histoire les amènera à Paris, en Louisiane et finira à Thuata.Ils seront confrontés à un hacker noir de chez noir qui veut instaurer le chaos. Je n’en dis pas plus.

Les tomes 5 et 6 qui ne sont encore qu’en projet d’écriture, seront sur le cadet, Clyde et sa femme Karola, mais pas seulement puisque les trois frères et leurs compagnes seront également impliqués. Clyde est un pianiste hors norme. Si je ne m’égare pas en cours de route, le thème principal de leur histoire tournera autour de la musique.

  • Ce roman a beaucoup plu pour son aspect historique bien pensé, mais quelques lecteurs se sont sentis désabusés par les scènes érotiques à répétition, pourquoi avoir donné une dimension érotique forte à ce roman ? Qu’attendiez-vous de ce choix ?

C’était plus une envie qu’un choix. À l’époque où je l’ai écrit, il y a présent plus de quatre ans (que le temps passe vite), j’avais envie d’écrire des scènes de sexe. Je précise aussi que la Parisienne et le Highlander est mon premier roman, avec toutes les maladresses que cela suppose. Je n’avais jamais écrit auparavant, ni même des nouvelles ou des romans plus courts. J’ai beaucoup évolué sur ce sujet et sans me censurer, je me suis tout de même assagie, parce que je me suis rendu compte que certaines critiques étaient fondées et constructives. Le ressenti des lectrices/lecteurs et des chroniqueuses (pas encore eu de chroniqueurs, tout du moins à ma connaissance) y sont pour beaucoup dans ma « sagesse ». Mais il y a tout de même encore beaucoup de sensualités dans mes romans, parce que j’aime ça.

  • Qu’avez-vous ressenti lorsque votre roman a passé les pré-sélections ?

Incrédulité. Coup au cœur. Fierté. Joie. Je ne sais pas si cette aventure ira jusqu’au bout, mais être parmi les « nominé.e.s » est déjà énorme. ÉNORME.

  • Vous avez publié un roman sous un autre pseudonyme Victoire Fayrzac, pourquoi un pseudonyme ? Et pourquoi ne plus l’utiliser dorénavant ?

J’ai créé Victoire par peur. Peur de déstabiliser mon lectorat parce que Victoire n’écrit pas ce que Jeanne écrit. Et puis, un jour, j’en ai discuté avec d’autres auteurs et aussi mon éditrice (coucou Vanessa) et je me suis rendu compte que c’était ridicule. Je me compliquais la vie et après avoir posté un commentaire sur facebook pour expliquer la raison, j’ai effacé Victoire et Jeanne reste la seule sur la place. C’est simple et cela me libère d’un carcan : je peux écrire du MF, comme du MM ou de l’érotisme. Je m’ouvre toutes les possibilités et m’enferme dans aucun genre. C’est tout moi ça !

  • 4 pour 1 traite de l’homosexualité, cette thématique vous tient-elle à cœur ? Pourquoi ce titre ? Parlez-nous un peu de ce roman.

4 pour 1 ne traite pas uniquement d’homosexualité. Ce roman porte aussi sur les amours plurielles. Il est très particulier et n’a rien à voir avec la saga Thuata. Là encore, c’est un contemporain et l’histoire se situe essentiellement à Paris. Il s’agit de l’imbrication de quatre hommes qui vont connaitre un amour hors norme (d’où le titre 4 pour 1). Un couple déjà formé : Nicolas, professeur de lettres et son compagnon (ils ne sont pas mariés) Jules, médecin urgentiste. Leur implication professionnelle et associative va les mettre en relation avec des jumeaux, des Français d’origine persane : Ashem traducteur et dessinateur à ses heures perdues et Aria, psychiatre. Ils sont tous les quatre homosexuels affirmés et assumés. Nicolas aime Jules et tombera amoureux d’Ashem. Jules aime Nicolas et tombera amoureux d’Aria. La thématique de ce roman est : comment vivre pleinement et sereinement ces amours plurielles sans faire souffrir l’un ou l’autre. Pas simple.

Concernant l’homosexualité, je l’implique systématiquement dans tous mes romans, sans même y penser, cela me parait tellement normal de le faire. L’inverse me parait inconcevable.

  • Avez-vous d’autres projets en cours d’écriture ?

Plein. Plein. Plein. Plein. Plein.

D’abord ma saga qui s’intitulera dorénavant Thuata avec en sous-titre les prénoms des couples concernés. J’ai fait un toilettage (moins de sexe et plus de maturité), si je puis dire, de mes deux premiers tomes (Anaïs et Iain) qui seront réédités à la fin de l’année. Les tomes 3 et 4 (Fillian et Alice) le seront entre octobre et décembre de cette année. Comme je l’ai dit plus haut, les tomes 5 et 6 sont en gestation, je ne sais pas du tout quand ils seront édités, peut-être en 2019 si j’arrive à tenir les délais.

Je viens de signer un contrat avec le Label Badass, chez ActuSF, pour une nouvelle éditée dans un recueil érotique qui devrait paraître avant juillet, je n’ai pas encore la date.

Lors d’un défi sur le Nanowrimo, j’ai écrit un roman intitulé Le Cuir et la Plume. Une histoire de romance contemporaine qui se situe à Paris, sur un fond historique de la Seconde Guerre Mondiale. La 4ème de couverture pourrait être celle-ci : « Lucie Fontaine est journaliste à Paris, en free-lance, militant pour les droits des femmes. Pierre Cartier est capitaine à la Crim’ à Paris. Il est également membre d’un club BDSM et c’est un Dom actif. L’un se voit confier une enquête sur des crimes odieux, l’autre sur une période sombre de notre histoire. À priori, aucun rapport entre ces deux affaires. À priori, aucune chance que ces deux-là se rencontrent… À priori. »

Actuellement, je suis en train d’écrire (merci le défi Nanowrimo d’avril) la suite de 4 pour 1.
Bref, je ne m’ennuie pas !

  • Pour terminer, un petit mot à vos lecteurs ?

Merci, mais c’est un peu court comme le dit Cyrano de Bergerac en parlant de son nez. J’existe grâce à vous, vous me donnez une force dont vous n’avez aucune idée. Merci à tous ceux qui commentent, critiquent et chroniquent : vos avis me sont indispensables pour continuer à m’améliorer. Merci à tous ceux qui expriment leur enthousiasme pour mes romans, c’est tout simplement jouissif pour moi. Dites-moi encore des mots d’amour, je ne m’en lasse pas. N’hésitez pas à échanger avec moi, que ce soit par mail, messenger, facebook, et tutti quanti, j’adorerai vous répondre.


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A propos de l'auteur

Lectrice avide de découvertes, Amélia a à cœur d'aider les "petits" auteurs à se faire connaître, à travers son blog Culture Geek et Cie, mais aussi dorénavant à travers ce prix.

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