Interview : Audrey Martinez

Audrey Martinez est l’auteur du roman Contre vents et marées: L’amour peut-il surmonter toutes les épreuves?, concourant dans la catégorie Romance.

Comment vous est venu l’idée de votre roman « Contre vents et marées » ?

En fait « Contre vents et marées » est un préquel. Ce n’est pas du tout une histoire indépendante. Lorsque j’ai écrit « Maintenant et à jamais » mon premier roman, je suis tombée amoureuse de deux personnages secondaires: Marta et Jack, qui sont les parents de mon protagoniste: Ian. Ce second roman n’était pas du tout prévu, j’avais d’ailleurs écrit une autre histoire qui devait être publiée juste après MEAJ. Mais rien à faire, je n’arrivais pas à quitter mes personnages. J’avais évoqué leur vie dans MEAJ, leur rencontre, leurs difficultés, cette grossesse inattendue. J’avais envie d’approfondir ce bout de leur vie. J’ai donc écrit « Contre vents et marées ».

Vous abordez des thèmes particulièrement difficiles à travers cette histoire tout comme dans votre 1er roman « Maintenant et à jamais » ? Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

J’aime les tranches de vie, les histoires qui se rapprochent de nos vies à nous, même si forcément, elles sont plus romancées. Les lecteurs peuvent se reconnaître de temps à autre. Tout le monde connaît les chagrins d’amour, le deuil, les soucis familiaux etc. J’aime l’émotion et je dois toujours ajouter des touches de drame dans mes histoires, car c’est aussi ce qui fait vibrer, ce qui aide à avancer et à positiver. Je veux que le lecteur vibre, rit, pleure, aime, tout comme mes personnages, parce que c’est ça la vie.

Y a-t-il une dimension autobiographique dans ce livre et vos autres romans ?

Absolument pas. Même s’il peut y avoir des éléments personnels: l’attentat de Nice, mon amour pour ma ville, ou de petits détails minimes, mes romans sont des œuvres de fiction et ne reprennent ni ma vie ni les personnes que je côtoie. 

 Votre genre littéraire de prédilection semble être la romance. Qu’est-ce qui vous attire et inspire dans ce genre? Envisagez-vous d’en essayer d’autres ?

Je crois que je suis une grande sentimentale.J’aime les belles histoires d’amour, alors c’est assez naturellement que je me suis tournée vers ce genre de roman. Je ne suis pas certaine de pouvoir écrire un livre sans histoire d’amour, même secondaire!

J’adorerais écrire une saga fantastique, mais je manque cruellement d’inspiration à ce niveau-là. Je crois que c’est un genre dans lequel il faut être vraiment original et s’éloigner un peu de ce qui est vu et revu. Alors ce ne sera pas pour tout de suite, mais un jour peut-être…

Combien de temps consacrez-vous à l’écriture dans la journée ? Des moments privilégiés ? Avez-vous une méthode particulière pour écrire un livre ? Avez-vous des ficelles, des trucs, des manies, des objets fétiches, etc. ?

Je n’écris pas tous les jours. Loin de là, je n’en ai pas le temps! Lorsque j’écris un roman, ça me prend un mois environ. Bien sûr, au préalable, je me suis attardée sur le plan, les personnages etc. J’ai dégrossi le travail avant de me lancer dans l’écriture pure. Je suis incapable de me lancer dans un roman sans avoir préparé mon plan, mes personnages etc à l’avance.

En général, je profite de mes vacances d’été pour boucler un premier jet. Par contre, au cours de l’année, je relis, je corrige, je modifie etc après le travail, le soir et lorsque j’ai quelques minutes de libres. 

J’utilise une méthode pyramidale. J’écris d’abord une phrase qui résume l’histoire. Puis je développe cette phrase en une page en ajoutant les obstacles principaux. Puis chaque phrase de cette page est ensuite développée en une page à son tour. J’y ajoute les personnages, les points importants, les rencontres, disputes, événements qui bousculent le récit.

A côté de cela, je crée des fiches pour chaque personnage, voire des arbres généalogiques si nécessaire. J’ai aussi repéré de vrais lieux à Nice ou alentours pour mes romans (car les 4 premiers se déroulent dans mon Sud). 

Lorsque tout est prêt, je crée un plan chapitre par chapitre avec une phrase qui résume ce qu’il va contenir ou l’élément important. Je connais rarement la fin à l’avance. J’ai toujours plusieurs idées et je la découvre souvent lorsque je finis mon livre.
Enfin, j’écris en musique. Le silence total a tendance à m’angoisser.

Quels sont vos auteurs préférés et quel est le dernier livre que vous avez acheté avant de répondre à cette interview ?

J’ai plusieurs auteurs que j’aime beaucoup : Charlie Wat, Virginie Grimaldi, Thomas Raphaël, Christian Jack… Le dernier livre acheté est « Sur ma liste » de Rosie Blake. 

Quelles sont vos passions en dehors de l’écriture ?

La lecture bien évidemment. Je lis tous les jours, même si je suis fatiguée. J’adore m’évader. Je suis aussi assez manuelle. J’aime fabriquer des choses, j’ai récemment ouvert ma boutique en ligne sur laquelle je propose des bijoux, marque-pages et housses de livre. J’aime créer. Mon côté artiste probablement. 🙂 

Pouvez-vous nous parler de vos prochains projets d’écriture ?

Je suis en train de finaliser la suite de « La valse des souvenirs ». C’était une histoire en deux parties. Elle paraîtra au printemps. J’ai aussi un cinquième roman qui devrait paraître avant l’été. Il faut que je le relise et que je le corrige, mais il est déjà écrit. L’histoire abordera un thème qui me tient particulièrement à coeur depuis des années et j’ai mis beaucoup de temps à le terminer. J’espère qui diffusera largement son message.

Enfin, finissons ensemble façon portrait chinois 😉

Si vous étiez une sensation, vous seriez ? La chaleur du soleil sur la peau en dehors des mois d’été
Si vous étiez un son, vous seriez ? Le bruit des vagues
Si vous étiez un vœu, vous seriez ? Être heureuse et épanouie tout simplement

Interview : Marine Gautier

Marine Gautier est l’auteur du roman Au coeur du Loch: La légende d’Iseabail & Keir, T1, concourant dans la catégorie Romance.

Bonjour Marine, parlez-nous de vous! Qui êtes-vous, votre métier, en dehors de celui d’être auteur, votre parcours…

En plus d’être auteure, je gravite essentiellement dans le monde du livre. Anciennement photographe, je suis aujourd’hui directrice éditoriale, relectrice et graphiste dans trois maisons d’édition. Je passe donc mes journées à lire et pour le travail, et pour le plaisir ! J’ai commencé par créer un forum d’écriture et en quelques mois j’avais franchi le cap de la publication puis peu à peu je me suis immergée dans l’univers du livre sans jamais en ressortir. À côté de ça, je vis tranquillement dans le sud de la France, avec mon mari, mon monstre de  9 ans et notre ménagerie ?

Qu’est ce qui vous a donné envie d’écrire ? Que représente l’écriture pour vous ? Avez-vous un rituel ?

Je pense que c’est la lecture qui m’a donné envie d’écrire à mon tour et le besoin de s’évader, d’inventer de multiples vies quand on ne peut en vivre qu’une. L’écriture représente l’accomplissement pour moi, c’est dans cette voie que je me suis enfin trouvée. Pas vraiment de rituel pour écrire, mais je suis quelqu’un de très organisé donc je ne me lance pas sans plan et généralement je suis plus productive le matin tôt !

Pourquoi avoir choisi d’écrire de la romance ?

Parce que je suis un vrai cœur d’artichaut. Que ce soit dans les films, séries ou livres, j’aime quand il y a une histoire d’amour. Impossible donc de ne pas en mettre dans mes propres romans !

Vous êtes également auteur de nouvelles. Pouvez-vous nous en parler ? Dites-nous un peu de quelle manière vous approchez ces deux genres et surtout dans lequel vous vous sentez le plus à l’aise ?

En fait j’ai commencé par des nouvelles car un roman est un travail de longue haleine. Écrire des nouvelles me sert principalement de terrain de jeu et d’apprentissage pour exercer toujours plus ma plume. J’adore travailler avec des thèmes imposés et surtout des deadline (sinon je ne finirais jamais rien !). Cependant, j’ai tendance à laisser mon esprit divaguer et mes nouvelles se transforment généralement en romans, c’est d’ailleurs le cas de La légende d’Iseabail & Keir qui ne devait à la base n’être qu’une nouvelle et voilà que c’est une saga ? Sur le format court, j’essaye de me forcer à explorer des choses qui me sont moins familières !

Votre livre, sélectionné dans le cadre du Prix, évoque la culture et les légendes écossaises. Pourquoi ce choix ? Qu’est ce qui vous a inspiré ?

Je venais tout juste de découvrir Outlander quand une maison d’édition a lancé un concours de nouvelle sur le thème « romance écossaise ». Du coup cela m’a tout de suite parlé. Comme j’adore faire des recherches, j’ai commandé des livres d’histoire, imprimé des cartes d’Écosse et j’ai exploré leurs contes et légendes pour finalement arrêter mon choix sur celle de l’Each Uisge. Ca été un beau moment de partage avec mon mari qui s’est bien prêté au jeu de la découverte du pays. Nous allons même y faire notre voyage de noces l’an prochain tant nous avons eu un coup de cœur !

En combien de tomes est prévue la saga de « La légende d’Iseabail & Keir » ?

En fait ce n’était pas une saga à la base du tout, mais un one shot, sauf que les personnages me harcèlent pour que je continue leur histoire. C’est comme ça qu’est né le second tome. Pour une suite, rien n’est acté encore mais il y aura potentiellement un troisième tome et/ou une aventure parallèle avec des personnages du second tome. Dans tous les cas, je fais en sorte que chaque tome puisse se lire sans avoir à attendre de suite ?

Le fantastique est un élément auquel vous avez déjà fait appel. Qu’est ce qu’il vous plait à travers ce style ?

La SFFF de manière générale me parle beaucoup. J’aime imaginer des univers différents, ne poser aucune limite autre que celle de mon imagination dans mes récits. C’est dommage que le lectorat soit moins ouvert à ces genres là, car ce sont les univers fantastiques qui généralement me font le plus rêver. Un pied dans le réel, l’autre dans l’imaginaire !

Comment avez vous connu le prix des auteurs inconnus ? Qu’est ce qui vous a donné envie d’y participer ?

Comme je suis pas mal de chroniqueurs/euses que ce soit pour mon travail ou le plaisir, j’ai vite entendu parler du Prix sur les réseaux sociaux, notamment via Amélia Varin pour qui j’ai réalisé quelques couvertures de livre. J’ai eu envie de participer car bien évidemment tout mise en avant est bonne à prendre quand on est un auteur inconnu et j’espère faire découvrir Iseabail, Keir et les légendes écossaises à toujours plus de nouveaux lecteurs.

Enfin, finissons ensemble façon portrait chinois 😉

  • Si vous étiez une devise, vous seriez ? À cœur vaillant, rien d’impossible
  • Si vous étiez un paysage, vous seriez ? Une plage déserte devant un océan déchaîné
  • Si vous étiez un sentiment, vous seriez ? Une mutation ? Entre la sensibilité et la force.

Interview : Marjorie Levasseur

Marjorie Levasseur est l’auteur du roman Te revoir à Penn Avel, concourant dans la catégorie Romance.

Vous avez remporté le Prix 2017 avec “Ces oiseaux qu’on met en cage”. Quel changement le prix vous a-t-il apporté, que ce soit dans votre manière d’écrire, vos habitudes ? Comment cela s’est traduit par rapport à votre lectorat ? On veut en savoir plus !

Dans ma manière d’écrire ? Aucun. Je n’ai pas changé de style, n’ai pas pris la grosse tête. C’est toujours la vie, dans ce qu’elle a de plus beau ou de plus laid qui m’inspire. Avoir ajouté un bandeau concernant le prix m’a sans doute fait gagner quelques lecteurs supplémentaires dans les semaines qui ont suivi à n’en pas douter, mais mon livre étant paru en juin 2017 et ayant été déclaré lauréat en août 2018, il m’est difficile de mesurer l’effet véritable.

En revanche, cela m’a beaucoup apporté personnellement. C’est une certaine reconnaissance pour l’auteure que je suis. Ce fut mon premier prix, donc une grande fierté !

On sent votre attachement à mettre par écrit, certains maux, notamment l’addiction, les problèmes familiaux. Cela semble vous tenir à cœur de décrire des sujets forts, comme une résonance à un vécu. Pensez-vous qu’un auteur puisse exorciser ses peurs, ses angoisses à travers sa plume ?

Il est vrai que certains thèmes me parlent plus que d’autres. Cela n’a pas forcément un rapport avec mon vécu personnel, mais la vie regorge de sujets forts et je trouve intéressant de les aborder dans une fiction. Ce sont des thèmes qui m’émeuvent parce qu’ils touchent à l’humain.

Je pense qu’effectivement l’écriture peut avoir un effet cathartique pour certains auteurs. Me concernant, j’écris parce que j’aime raconter des histoires de vie qui peuvent parler à n’importe quel lecteur, des histoires que chacun de nous pourrait vivre.

Les personnages sont attachants et très vivants, même les pires ont de l’humanité en eux. Comment se sont-ils imposés à vous ? Certains sont-ils des références personnelles ? Des connaissances ?

Mes personnages existent avant même que l’histoire ne se profile. En fait, ce sont les personnages qui font l’histoire, ils en sont le ciment. Je travaille toujours les personnages, leur vécu, les événements marquants de leur existence, avant de creuser plus avant l’intrigue… tout en ayant bien entendu une idée de celle-ci en tête.

Certains traits de caractère peuvent appartenir à des gens que je connais, mais de façon générale, ils sont tout droit sortis de mon imagination. J’essaie de faire en sorte qu’ils soient le plus réalistes possible, qu’on puisse se dire qu’on pourrait sans problème les rencontrer dans la vraie vie, peut-être est-ce pour cela qu’ils paraissent si… humains.

Pourquoi avoir fait le choix de trois points de vue différents ?

Je m’en suis tenue à deux perspectives, celle de Pauline et celle de Tiburce, le point de vue de Louis n’étant pas traité directement à la première personne. C’est le premier roman pour lequel j’ai utilisé la narration à la première personne, parce que je le voulais plus intimiste. Cela m’a paru évident, il m’était plus facile, de cette façon, de rentrer dans la tête des personnages, d’éprouver leur ressenti, comme si j’étais eux.

Il semble que votre conjoint ait réalisé la couverture de “Ces oiseaux qu’on met en cage”. Est-ce aussi le cas pour “Te revoir à Penn Avel” ? Pourquoi ce choix ?

C’est effectivement toujours mon conjoint qui réalise mes couvertures, d’abord parce ce que, même s’il ne travaille pas dans ce secteur aujourd’hui, il est infographiste de formation. Il est aussi un de mes premiers lecteurs et peut ainsi s’inspirer encore mieux de l’histoire, de l’ambiance pour la création. Il me connaît bien, sait ce qui va me plaire ou non, propose des choses et, ma fois, a aussi un joli coup de crayon, pourquoi faire appel à quelqu’un d’autre ?^^

Quels sont vos références en matière de littérature ?

J’aime lire des auteurs qui parlent de la vie. Plutôt que des références, je parlerais plutôt de coups de cœur littéraires. Cela va de Virginie Grimaldi à Jojo Moyès, en passant par Agnès Ledig, Françoise Bourdin, Janine Boissard ou Agnès Martin-Lugand… pour ne citer que des édités. Mais je me sens proche aussi des écrits d’auto-édités comme Anaïs W, Flo Renard, Lily B Francis, Sacha Stellie, Amélie B, Nina Jo, Lucie Renard, Erika Boyer, Ninon Amey… et bien d’autres !

Pourquoi avoir choisi l’Auto-édition ?

Pour confronter directement mes écrits aux lecteurs. Mais plus le temps passe et plus je me dis que finalement c’est l’auto-édition qui m’a choisie^^

Mais si l’on me proposait un jour d’être éditée, je réfléchirais sérieusement à la question, je reste ouverte.^^

Pourquoi avoir eu envie de retenter l’aventure du Prix des Auteurs Inconnus ?

Parce que je garde un très bon souvenir de ma première participation. Pas seulement parce que « Ces oiseaux qu’on met en cage » a été lauréat, même si cela fait bien plaisir. Je trouve que ce prix a été organisé avec sérieux du début jusqu’à la fin, les promesses de chroniques ont été tenues, il y a eu une vraie communication au long cours tout au long de sa durée. Le prix n’est pas resté dans l’ombre pendant plusieurs mois, les auteurs ont toujours été tenus au courant de l’avancée, les échanges par mail ont toujours été agréables…

Pourquoi retenter l’aventure ?! Hé bien dans ces circonstances… pourquoi pas ?!

Actuellement êtes-vous en train d’écrire un nouveau livre ? Dites-nous en plus sur la suite que vous envisagez en tant qu’auteur ?

J’attaque l’écriture de mon prochain roman très bientôt (le huitième). Là, tout est quasiment prêt pour la sortie de « Quoi qu’il advienne », la suite de « Quoi qu’il nous en coûte » paru en septembre dernier. J’ai hâte d’être au 2 février pour le faire découvrir aux lecteurs !

J’ai encore beaucoup d’histoires en tête, des projets, notamment la traduction anglophone de « Ces oiseaux qu’on met en cage » qui est actuellement en cours, de nouvelles rencontres avec les lecteurs, que ce soit en salons ou en dédicaces…

Enfin, finissons ensemble façon portrait chinois 😉

  • Si vous étiez un titre de film, vous seriez ? Demain, tout commence
  • Si vous étiez une couleur, vous seriez ? le rouge
  • Si vous étiez un mot, vous seriez ? Persévérance

Interview : Erika Boyer

Erika Boyer est l’auteur du roman Hyacinthe : Tout en nuances tome 1, concourant dans la catégorie Romance.

Bonjour Erika, tout d’abord pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? 

Bonjour, je suis un auteur indépendant de bientôt vingt-neuf ans qui vit dans la région bordelaise. J’écris de la littérature contemporaine et sentimentale depuis maintenant deux ans et je suis passionnée par l’être humain et ses émotions. Mes écrits sont donc presque toujours axés sur cela et en particulier sur l’amour, sous toutes ses formes.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire ? Quel a été l’élément déclencheur ?

L’envie d’écrire ? C’était sans aucun doute le besoin. J’ai toujours eu des difficultés à verbaliser mes émotions et il m’a toujours semblé plus simple (et libérateur) de les coucher sur papier. Cependant, si on parle de publication, je dirais que c’est un pur hasard. J’ai écrit mon premier roman, ‘Pardon’, suite à une discussion avec une amie d’enfance sur la littérature et mon envie de lire sur le sujet tabou qu’est l’amour entre un frère et une sœur. Lorsque j’ai été incapable de trouver mon bonheur en ligne, l’idée de l’écrire moi-même est apparue et je me suis donc lancée dans l’écriture de mon premier livre, sans savoir que je ferai ensuite de l’écriture mon métier !

Que représente l’écriture pour vous ? Pourquoi de la Romance ?

L’écriture est une nécessité. Je ne pourrais pas fonctionner correctement, vivre normalement, sans écrire. En tant qu’hypersensible, je ressens une foule d’émotions, constamment, et comme je suis incapable de m’en libérer autrement qu’en écrivant, cela compliquerait ma vie si je ne pouvais plus écrire. C’est aussi ma voix, finalement, la façon dont je partage avec les autres ce que je pense, ce que je ressens, ce que je vis. C’est ainsi que je passe des messages et que je mène mes combats. Mon arme contre les inégalités, l’homophobie, le racisme, etc., c’est ma plume.

Au-delà du fait que je suis une grande amatrice de romance, j’en écris parce que j’aime l’amour. C’est le sentiment le plus fort, selon moi (l’amitié étant une forme d’amour, au même titre que la passion, par exemple), et je trouve fascinant de voir comme nous aimons tous de manière différente et comme l’amour, ou son absence, peut nous faire faire des choses incroyables. Et puisque la romance a pour thème principal l’amour, il était évident que je devais me tourner vers ce genre littéraire.

Pourquoi avoir choisi l’autoédition ?

Au début, je n’y ai pas trop réfléchi. Je voulais imprimer ‘Pardon’ pour mes proches et moi-même, je ne comptais pas me publier pour me vendre et l’option « impression à la demande » me semblait donc être une bonne idée. Finalement, quand j’ai décidé de continuer à écrire et de réaliser mon rêve d’enfant, c’est à dire devenir auteur, j’ai décidé de rester en auto-édition car j’aimais énormément l’indépendance dont je jouissais grâce à cette méthode de publication.

Vous avez écrit 6 romans. Comment est venue l’idée des thèmes abordés ?

Il y a certaines thématiques que j’ai choisi d’aborder parce qu’elle m’intéressait et parce que je pensais qu’il était important d’exprimer mon point de vue sur la question et d’offrir une autre vision aux gens qui me liraient. Je suis convaincue que la meilleure façon d’ouvrir les yeux et l’esprit des gens, c’est en les laissant modeler leur opinion eux-mêmes, grâce à une lecture par exemple, et certainement pas en y allant avec force. (En tout cas, c’est ainsi que je fonctionne. Je ne compte plus le nombre de fois où ma propre opinion a changé grâce à un livre, où j’ai réalisé mes erreurs quand je m’étais braquée face à l’agression de certains extrémistes.) L’inceste consenti, l’homosexualité, la beauté physique, le sexisme, la dépression… tous ces sujets ne me concernent pas forcément directement mais ils me touchent car ils sont douloureux pour certains, parfois incompris, parfois juste montrés du doigt, alors j’ai écrit dessus pour peut-être changer la vision d’autres personnes. Cela ne marchera peut-être qu’avec un ou deux lecteurs, mais ce sera toujours un ou deux ; mon combat n’aura pas été vain !

Comment est né le personnage de Hyacinthe ?

Hyacinthe est ma version humaine d’un dieu gréco-romain très connu, dont je tairai le nom pour que chacun puisse essayer de le découvrir en lisant le livre ! Il est ce que, selon moi, cette divinité aurait pu être si elle avait existé sur notre planète, sans pouvoir, aucun. Il est aussi né de ce que me font ressentir les paysages dans lesquels il évolue et des bijoux que je l’ai vu créer (dans ma tête) qui existent réellement ! Pour les curieux, l’histoire se passe dans la Réserve du Néouvielle et les bijoux qui m’ont inspirée sont les créations de la marque française Faërie.

Le handicap, la différence, le regard des autres sont des thèmes qui vous tiennent à cœur et cela se ressent dans votre livre. Un désir particulier de les mettre en avant ?

J’ai beaucoup souffert d’être différente des autres, pas physiquement, plutôt à l’intérieur. En tant qu’hypersensible, j’ai toujours ressenti les choses très différemment des autres, en tant que pansexuelle, je me suis également sentie à part. Ma vision du monde a toujours été assez unique et les jugements ont été nombreux, me faisant perdre confiance en moi, me faisant me sentir anormale. Je n’ai ni le handicap de Hyacinthe, ni sa cicatrice, mais j’ai été regardée négativement, comme lui, et j’ai aussi senti les regards peser sur mon physique qui était loin des standards qu’imposait la société à l’époque. Je pense qu’à travers ce personnage, je voulais rappeler (aux autres comme à moi-même) qu’on était tous différents et que même si on ne plaisait pas à tout le monde, on finirait forcément par croiser quelqu’un qui nous aimerait pour ce que l’on est.

Comment s’est imposé à vous le choix du récit à la troisième personne ?

J’écris parfois à la première, parfois à la troisième, je ne sais pas vraiment ce qui me décide ou non. Généralement, cela vient tout seul. Ici, je voulais alterner les points de vue en entrant dans la tête d’Elea puis de Hyacinthe, mais je voulais éviter le langage un peu trop courant qu’impose parfois l’écriture à la première personne. Je cherchais quelque chose de plus poétique et aérien, ce que m’inspirait les paysages où cela se déroule. Du coup, j’ai écrit à la troisième personne et cela m’a satisfaite !

Votre passion pour la mythologie est très bien représentée et vous donnez envie à vos lecteurs de la découvrir un peu plus. Cette envie s’est-elle imposée à vous pour votre récit ou bien c’est une passion que vous aviez et que vous souhaitiez exploiter pour votre intrigue ? Comment vous est venue cette envie ?

Sans être une grande connaisseuse de la mythologie gréco-romaine, je l’ai un peu étudiée au collège et mon amour pour le ciel m’a aussi poussée à en apprendre plus, notamment grâce aux constellations. J’ai vu et lu beaucoup de choses où l’on fait référence à ces grandes divinités et à leurs histoires parfois incroyablement absurdes, et cela m’a beaucoup inspirée. Plus je me renseignais, plus je voyais que c’était finalement un reflet exagéré de l’humanité. Mais surtout, j’ai commencé à me dire « Mais comment ces Dieux auraient-ils été s’ils avaient vécu en tant qu’humain avec leur personnalité et peut-être même leur histoire ? » et j’ai réfléchi à la manière dont je pourrais aborder ça. De nouvelles questions ont alors pris forme dans ma tête « Comment expliquer que Zeus a tant d’enfants ? Quelle aurait été la relation d’Athéna et Arès ? Est-ce qu’Aphrodite aurait vraiment épousé Héphaïstos, dans notre monde ? » J’ai eu plein de questions du genre et les choses se sont de suite mises en place dans mon esprit, mon imagination s’est mise à travailler ! Finalement, je trouve que c’est amusant pour le lecteur d’essayer de deviner quel dieu ou quelle déesse m’a inspirée et j’espère qu’ils le pensent aussi.

Hyacinthe (Tout en nuances) est le premier d’une série. En combien de tomes pensez-vous pouvoir mettre en œuvre ? Quelles autres thématiques allez-vous aborder ?

Il y aura dix tomes pour douze divinités (certaines se partageront le même livre). Il n’est pas dit que je ne décide pas d’en faire plus sur d’autres que les dieux et déesses de l’Olympe, comme les Titans, les Nymphes, Narcisse, ou qui sais-je, mais pour la série principale, dix tomes sont prévus. Plusieurs sujets seront abordés plus ou moins en profondeur, notamment la religion, la guerre et ses conséquences sur celui qui y prend part, les secrets de famille… et bien sûr, l’amour sous différentes formes. Les personnages de cette série ont des orientations sexuelles variées et si cela n’aura aucun impact pour certains, cela changera la vie d’autres et deviendra alors le thème central de l’histoire. Cette série est finalement assez simple, elle me permet, à travers l’écriture des morceaux de vie de différents personnages, de montrer une partie de la diversité de notre monde et la beauté de l’amour (pas uniquement amoureux, la passion et l’amitié devraient être de la partie).

Qu’est-ce qui vous a motivé à concourir pour le Prix des auteurs inconnus ?

J’avais envie de savoir si en quelques lignes, ma plume pouvait plaire assez pour qu’on ait envie de me lire plus et, ensuite, j’avais très envie d’avoir de nouveaux avis sur mon livre, venant potentiellement de gens ne m’ayant jamais lue. Et bien sûr, ne nous mentons pas, parce que je me disais que si j’étais sélectionnée, cela m’offrirait une certaine visibilité, dont je suis reconnaissante !

Enfin, finissons ensemble façon portrait chinois 😉

  • Si vous étiez un sens, vous seriez ? La vue, simplement parce que je ne peux pas m’en passer !
  • Si vous étiez un personnage mythique, vous seriez ? Peut-être Lilith qui est, selon certains, la première féministe à avoir touché le sol de notre jolie planète ; )
  • Si vous étiez une œuvre d’art, vous seriez ? N’importe quelle chanson écrite et interprétée par l’artiste Kim Jonghyun, c’est lui qui m’a façonnée, je ne peux qu’être une de ses œuvres.

Interview : Laura Black

Laura Black est l’auteur du roman La citadelle des monstres : Le pacte d’Hécate, concourant dans la catégorie Romance.

Auteur de plusieurs ouvrages, parlez-nous un peu de votre univers :

J’aime bien diversifier les univers (historique, fantastique, contemporain), le point commun de tous mes textes étant la romance.

Un autre élément que l’on retrouve dans mes romans, ce sont des personnages qui ont été écorchés par la vie ou les circonstances. J’aime assez travailler la psychologie qui se rattache à ces parcours de vie parfois compliqués.

La Romance est votre genre de prédilection, pourquoi ce choix ?

L’amour est l’un des fondements de la vie que ce soit aux travers des relations amoureuses, mais aussi des liens familiaux et amicaux. Dans un monde où l’obscur peut parfois prendre une place conséquente, je reste fidèle à des histoires avec « happy end » justement comme un contrepied.

Mais j’avoue que le thriller est aussi un genre que j’affectionne particulièrement, même si j’y consacre moins de temps depuis quelques années. Du coup, je me rabats sur des romances à suspens pour marier mes deux genres de prédilection. 

Vos personnages sont dotés, chacun d’un tempérament fort. Comment se sont-ils imposés à vous ? Certains sont-ils des références personnelles ? Des connaissances ?

Quelques-uns de mes personnages possèdent des traits de caractère de personne que je connais, mais c’est très rare.
J’aime bien par contre avoir une représentation physique et je fouille pendant des jours pour trouver le profil qui m’aidera à affiner la description physique ou me servira de base.

Pour l’aspect plus psychologique et caractère, quand je commence à travailler sur la trame d’un de mes romans, je brosse un portrait caricatural de mes personnages. Puis je les laisse s’imposer à moi en douceur. J’ai tendance à dire que ce sont eux qui me dirigent plutôt que l’inverse 😉

D’ailleurs, il m’est arrivé de devoir changer ma trame parce que je coinçais et que je me suis rendue compte que ce que j’avais prévu ne collait pas avec le personnage concerné.

Votre livre concourt dans la catégorie Romance, qu’attendiez-vous de ce prix lorsque vous avez décidé de soumettre votre candidature ?

Je n’attendais rien de précis, mais j’avais envie de me confronter à ce parcours. En fait, j’ai concouru parce que j’ai suivi l’année dernière la 1ère session et que j’ai trouvé sympa, d’une part, un prix qui s’attache aux jeunes auteurs.

D’autre part, il est apparu que malgré le boulot énorme que ça a demandé aux organisateurs, ce 1er opus a clairement convaincu par sa qualité et son sérieux. C’est une vraie chance/opportunité pour les jeunes auteurs.

Pensiez-vous être sélectionnée ? Qu’avez-vous ressenti à cette annonce ?

J’ai voulu tenter ma chance sans arrières pensées ni espoir particulier parce que le nombre de candidats nous met tout de suite dans une posture d’humilité. Et , évidemment, j’ai sauté sur place quand j’ai reçu le mail de qualification.

Quelles sont vos références en matière de lecture ? Avez-vous des auteurs à recommander à nos lecteurs ?

Je lis beaucoup et de tout (sauf les romans autobiographiques), autant des auteurs récents que (beaucoup) plus anciens. Dans ceux que j’affectionne, je vais citer des auteurs actuels : Nalini Singh (sa série psy changeling est pour moi une tuerie), Elisabeth Georges (fan inconditionnelle de Lynley), Patricia Briggs, J K Rowling,… 

Actuellement êtes-vous en train d’écrire un nouveau livre ? Dites-nous en plus sur la suite que vous envisagez en tant qu’auteur ?

Mon carnet d’idées me mènera jusqu’à l’âge de la retraite 😉 Comme j’ai commencé à gribouiller des cahiers vers 7/8 ans, je dirai que la question de continuer d’écrire n’en est pas une pour moi. Ça fait partie de ma façon de fonctionner donc je vais probablement continuer pendant longtemps. 

Je suis actuellement sur le 3ème et dernier tome de la citadelle des monstres (l’amulette d’Arthémis) et, parce que je me suis consacrée à la romance à suspens dernièrement, j’ai ensuite envie de revenir à une série fantastique. L’idée de départ est déjà prête, me reste à peaufiner l’ensemble pour m’atteler à l’écriture.

Enfin, finissons ensemble façon portrait chinois :

  • Si vous étiez un élément (eau, air, feu, vent), vous seriez ? Terre (il n’est pas dans la liste, mais c’est celui qui me caractérise le mieux)
    Si vous étiez un animal , vous seriez ? Dauphin
    Si vous étiez une saison, vous seriez ? Printemps

Interview : Sandra Moyon

Sandra Moyon est l’auteur du roman Les Autres, Etape 1 : Le Survivant, concourant dans la catégorie Imaginaire.

Comment vous est venu l’idée de votre roman ?

En dehors de la littérature jeunesse, fantastique et fantasy, j’aime beaucoup lire des romans témoignages. Je venais de lire deux livres autobiographiques de deux frères qui ont été à tour de rôle souffre-douleur de leur mère. Cela m’a donné envie d’écrire à mon tour sur le sujet. J’écris des histoires dans le registre de l’imaginaire, j’ai donc construit tout un univers autour d’un jeune homme, victime de la maltraitance de sa tutrice.

Quelles sont vos références en matière de littérature ?

Essentiellement les Harry Potter.

Votre genre de lecture de prédilection ?

Jeunesse et fantastique.

Combien de temps consacrez-vous à l’écriture dans la journée ?

Cela peut aller de 5 minutes à 5 heures. Cela dépend de beaucoup de choses, essentiellement de ma journée de travail à côté. Des moments privilégiés : le soir.

Avez-vous une méthode particulière pour écrire un livre ?

Le feeling !

Avez-vous des ficelles, des trucs, des manies, des objets fétiches ?

Pas nécessairement. J’écoute beaucoup de musique, mais plutôt en amont, quand je réfléchis à la suite de l’histoire ou à une scène en particulier. Lorsque j’écris, je n’ai besoin de rien pour me motiver ou m’inspirer.

Quelles sont vos passions en dehors de l’écriture ?

La lecture et le cinéma (les films d’horreur surtout).

Pouvez-vous nous parler de vos prochains projets d’écriture ?

Je travaille actuellement sur un nouveau projet qui porte le titre provisoire de « Les Gardiens ». Toujours dans un registre fantastique, il met en scène une femme comme héroïne… Ce qui est une grande première pour moi ! Mes héros sont toujours masculins. Il s’agit là d’un petit défi personnel.

Le fantastique est un élément auquel vous avez déjà fait appel. Qu’est-ce qu’il vous plaît à travers ce style ?

Le fait que tout soit possible. Il n’y a aucune limite.

Comment est venue cette passion de l’écriture ?

Elle est née comme pour tout auteur (je pense) avec la lecture. J’ai commencé à vraiment prendre du plaisir à lire avec la saga Harry Potter. Après la sortie du tome 4, j’ai découvert l’univers des Potterfictions (fans fictions) et j’ai commencé à écrire ma propre suite de la saga.

Comment avez-vous connu le prix des auteurs inconnus ?

Par mon éditrice et Facebook.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’y participer ?

Le challenge !

Que diriez-vous à des lecteurs, pour leur donner envie de vous lire ?

Si vous aimez la psychologie, les émotions à fleur de peau, Les Autres devrait vous plaire.

Interview : Geoffrey Legrand

Geoffrey Legrand est l’auteur du roman Osukateï – L’âme de l’Arbre-Mère, Tome 1 : Le seigneur de la branche, concourant dans la catégorie Imaginaire.

Comment vous est venue l’idée de votre roman ?

Je voulais décrire un monde de fantasy, exotique et enchanteur, qui nous arracherait du quotidien. Je cherchais aussi à créer un univers original, dans lequel on se plongerait avec cette impression « wahou, je n’ai jamais rien vu de tel ».

Je ne sais plus comment l’idée de l’Arbre-Mère s’est imposée, elle s’est construite petit à petit. Il s’est facilement écoulé deux ou trois ans entre l’écriture de la première scène (la naissance de Luwise) et le reste du roman. Le temps de mûrir l’ensemble de l’univers dont les premières touches venaient d’être jetées sur l’ordinateur. On y retrouve des influences médiévales européennes et japonaises ; la référence à Hayao Miyazaki n’aura échappé à personne. Deux univers qui nourrissent mon imaginaire depuis longtemps.

Quelles sont vos références en matière de littérature ? Votre genre de lecture de prédilection ?

Si je lis principalement des romans de fantasy, de science fiction et d’une manière générale, des différents genres de l’imaginaire, je suis un dévoreur de bandes dessinées dans tous les genres, de la BD d’aventure au roman graphique. Je suis par exemple un fan inconditionnel de Jirô Taniguchi (Quartier Lointain), Brian Vaughan (Saga) ou Bill Watterson (Calvin et Hobbes). Je puise beaucoup d’inspirations dans la bande dessinée. Certains auront peut-être reconnus les galères volantes du pays de Qâ visité par Thorgal de Rosinski et Van Hamme.

Certains auteurs de roman sont de véritables modèles en ce qui concerne le style. J’ai une grande admiration pour Jean-Philippe Jaworski et Alain Damasio que je ne peux qu’envier. J’ai récemment découvert Grégory de la Rosa et sa série Sénéchal. S’il lit ces lignes, je lui tire mon chapeau bien bas. J’aime beaucoup les romans d’aventure d’Alexandre Dumas ou la pièce de théâtre d’Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac (le véritable Cyrano de Bergerac est un peu indigeste, mais intéressant tout de même). Et s’il fallait citer d’autres auteurs dont j’adore les œuvres : Neil Geiman, Ray Bradburry, George Orwell, Karim Berrouka, Raphaël Albert…

Et enfin, car je crois que ça a une réelle influence sur mes textes : je lis des essais d’Histoire-géographie ainsi que des atlas thématiques qui occupent, mine de rien, une part significative de ma bibliothèque.

Comment est venue cette passion de l’écriture ?

J’écris depuis tout petit. J’ai commencé par plagier La Fontaine. Après tout, il l’avait bien fait avec Esope. Bon, je me contentais de remplacer les personnages par d’autres animaux forcément mieux choisis.

En grandissant, j’ai remplacé mes Lego et mes Playmobil par l’écriture. Je racontais des histoires sur papier et non plus avec des jouets en plastique. C’était une façon de m’amuser, au moment de l’écriture comme à la relecture, lorsque je pouvais revivre des histoires inventées des mois ou des années auparavant. L’écriture reste aujourd’hui ce plaisir enfantin auquel s’est ajouté celui des mots.

Quelles sont vos passions en dehors de l’écriture ?

J’aime apprendre, découvrir de nouvelles choses et échanger avec les autres. J’ai la chance de voyager à l’étranger pour mon travail. C’est pour moi avant tout une opportunité de rencontrer des personnes de cultures différentes et de découvrir le monde à travers leurs yeux. Je m’y attèle également près de chez moi : j’aime discuter avec des gens aux opinions opposées aux miennes, confronter mes idées aux leurs, les remettre en cause si nécessaire. Certains diront que j’aime un peu trop ça…

S’il fallait choisir une passion particulière, ce serait sans doute l’Histoire. Je ne m’intéresse pas à un pays ou une époque en particulier. J’aime appréhender l’Histoire de l’humanité dans son ensemble, les liens entre les peuples et les forces qui tendent à les séparer. De l’autre côté du spectre, je m’intéresse aux petits détails des modes de vie des uns et des autres, aux instantanés d’un monde qui fut et dont nous sommes, de près ou de loin, les héritiers.

Votre livre est riche de références à la nature, à la spiritualité, pourquoi ces choix de thème ?

J’ai une formation en science de la vie et de la terre, les questions de nature et d’environnement ont occupé une place significative dans mon enseignement. Je ne suis pas du genre à sacraliser la Nature, je lui préfère l’Homme. Cependant, je déplore de le voir se comporter en parasite suicidaire. J’ai donc imaginé ce monde utopique de l’Arbre-Mère où l’humanité se serait construite en symbiose avec la Nature. Osukateï ne se veut pas donneur de leçons, mais une illustration de ce que pourrait être une relation harmonieuse, bien qu’en équilibre instable, entre Nature et sociétés humaines.

La magie et le lien spirituelle entre l’héroïne et l’Arbre-Mère est une manière de matérialiser les liens entre les humains et cette Nature personnifiée. Au quotidien, je conçois davantage la spiritualité comme une expérience intérieure, l’écoute de son corps et la recherche du bien-être, et non comme une sorte de force métaphysique qui unirait les êtres. C’est ce genre de quête de soi à laquelle se livre l’héroïne d’Osukateï pour trouver sa voie.

Pouvez-vous nous parler de vos prochains projets d’écriture ?

Je suis en cours d’écriture (de réécriture en fait) d’Osukateï – tome 3 qui devrait paraître en 2020. Le tome 2 est en finalisation pour une parution vers la fin mai de cette année. J’ai également signé le texte de l’Encyclopédie des Dragons Légendaires à paraître aux éditions du Héron d’Argent, théoriquement en 2019. Je ne veux pas m’avancer sur la date de sortie, le boulot est désormais entre les mains de l’illustratrice. Des nouvelles paraîtront également cette année dans des anthologies aux éditions Noir d’Absinthe et Realities Inc.

Enfin, j’ai un projet de roman actuellement en pause (priorité à Osukateï 3). On quitte ici notre monde arboricole pour basculer dans un désert troué d’oasis.

Lorsque vous écrivez, avez-vous des manies ? Des rituels ? Un moment favori, un lieu préféré ?

J’écris plutôt tard le soir, c’est en général mon seul moment de libre. En vacances ou les week-ends, je préfère écrire en début d’après-midi. Quelle que soit l’activité, je ne suis clairement pas du matin (il n’y a qu’à voir ma tête avant le café…). J’écris au calme dans mon bureau ou dans une chambre d’hôtel. Grand voyageur, j’ai écrit dans des halls d’aéroport, mais franchement, je déconseille, même avec la musique à fond dans les écouteurs.

Dans les phases d’écriture, j’écoute de la musique épique (Two Steps From Hell, Peter Roe, du metal symphonique) avec peu ou pas de paroles. Peu de musiques de film, sinon j’ai tendance à me laisser distraire par les paroles et les réminiscences cinématographiques. En phase de relecture par contre, je n’écoute aucune musique et je m’isole complètement. Je suis trop facilement perturbé par les éléments extérieurs.

Par contre, je n’hésite pas à aller me promener ou à courir lorsque je suis bloqué dans mon écriture. Ça me vide l’esprit et ça me permet parfois de dénouer la narration.

Pensez-vous que la fantasy se prête plus facilement à certains univers ?

Par essence, la fantasy ouvre le champ des possibles à l’infini. Ce genre permet de créer son univers dans ses moindres détails au risque de s’y perdre (et de perdre ses lecteurs). Le dépaysement fait parti des plaisirs de la fantasy, davantage en tout cas que dans les autres genres de l’imaginaire, sauf peut-être dans les planet operas qui sont souvent des hybrides entre SF et fantasy.

Attention néanmoins à ce que l’univers ne soit pas la seule justification du roman. Je n’ai pas envie d’écrire un documentaire ou un article du National Geographic. Un roman, c’est avant tout une histoire. L’univers doit lui servir d’écrin et non l’inverse. Tout le long de l’écriture, j’ai été conscient du poids du monde de l’Arbre-Mère dans la narration et je me suis efforcé à trouver le juste équilibre. Les lecteurs me diront si j’ai réussi ou non.

Que diriez-vous à des lecteurs, pour leur donner envie de vous lire ?

Que vous soyez fan de fantasy ou néophyte du genre, laissez-vous emporter par cet univers arboricole unique où les humains ont appris à vivre en harmonie avec la Nature. Ne soyez pas déroutés par les noms d’écureuil des personnages et les descriptions fouillées, c’est normal et voulu. L’effet recherché est celui d’un voyageur Européen qui débarquerait pour la première fois au cœur de l’Afrique ou de l’Asie ancestrale. L’égarement laissera vite place à l’émerveillement. Vous suivrez alors avec délice les pas de Luwise Sofunada dans sa quête de soi, depuis sa tendre enfance jusqu’à son âge adulte. Vous la verrez douter, mûrir et choisir le chemin qui lui ressemble. Aventure, complots et magie sont au rendez-vous, alors n’hésitez plus.

Interview : Olivier Saraja

Olivier Saraja est l’auteur du roman Dino Hunter , concourant dans la catégorie Imaginaire.

Pourriez-vous expliquer à nos lecteurs votre univers ?

Le but, lors de l’écriture de Dino Hunter, était de livrer une histoire rythmée, bourrée d’action et bien sûr un peu de sentiments et d’humour grâce au jeu des deux principaux personnages. C’est un ouvrage qui se revendique pulp. Chacun met ce qu’il veut, dans cette définition. Pour ma part, j’ai souhaité mettre en place un curieux mélange (jugez plutôt : à l’époque moderne, des dinosaures, des extra-terrestres et des agents gouvernementaux à la MiB), mais surtout faire en sorte que ce mash-up tienne la route. Il y a donc bien sûr une explication à ce curieux contexte, pour ceux qui craindraient un texte purement délirant ou carrément foutraque.

Comment vous est venu l’idée de votre roman ?

Les éditions Walrus étaient en France une maison qui n’hésitait pas à expérimenter, à s’engager hors des sentiers battus. Avec leur collection à couverture orange, ils se revendiquaient pulp, et ont un peu contribué à la (re)popularisation de ce genre. J’ai eu envie de leur offrir un texte sur mesure pour cette collection. Dino Hunter, avec son mélange atypique, est né de cette volonté là.

Quelles sont vos références en matière de littérature ? Votre genre de lecture de prédilection ?

Je ne lis que les genres de l’imaginaire. Je m’ennuie dans la littérature blanche, bien que de temps à autre je m’efforce d’en redécouvrir. Le premier auteur (anglo-saxon, je suis désolé) à m’avoir scotché au virus de la lecture a été Michaël Moorcock. Il y en a eu d’autres, en Fantasy: David Eddings, Glenn Coock. Côté SF, j’ai lu pas mal de classiques (Asimov, Vance) mais c’est Franck Herbert qui a à jamais touché mon cœur. Je relis régulièrement Dune, je le considère comme un chef-d’œuvre, au point que je n’ai jamais osé lire les suites. J’ai peur de mettre à mal le canon original, dans mon coeur. Mes activités éditoriales (les nouvelles du Labo, chez Walrus) et aux éditions du 38 (où Dino Hunter est republié) me font lire et découvrir pas mal de nouveaux auteurs. Certains me font sortir de ma zone de confort, je suis du coup obligé de quitter mes préférences directes, mais c’est la règle du jeu.

Combien de temps consacrez-vous à l’écriture ? Des moments privilégiés ? Avez-vous une méthode particulière pour écrire un livre ? Avez-vous des ficelles, des trucs, des manies, des objets fétiches, etc. ?

Pour être honnête, j’ai tout essayé. Le lieu : à la maison, au resto, dans un bar le soir, dans un café le matin (non, celui-là je ne l’ai jamais tenté), dans un bureau, sur la table de la cuisine, dans le canapé. Il n’y a pas de véritable endroit.

L’instant : tôt le matin, entre midi et deux, en « after-work », tard le soir. Il n’y a pas de véritable moment.

La seule chose qui fonctionne : ouvrir son ordinateur, son document, relire les deux dernières phrases, et recommencer. Ne jamais relire tout un chapitre, ou pire, depuis le début. Ne pas hésiter à retoucher une ou deux phrases. En particulier, traquez les problèmes de rythme: c’est magique, cela remet immédiatement le pied à l’étrier.

Pour le reste? Comme le suggère « Davoust », il faut « toucher son manuscrit » tous les jours, même pour un mot ou deux. Puis, comme le pratique « Desienne », il faut se fixer un quota de mots quotidiens, et essayer de s’y accrocher coûte que coûte (je tente en ce moment le 1000 mots par jour, et cela me réussit assez bien, car j’étais au final en moyenne à un peu plus de 500 mots par jour, ce qui me convient très bien).

Pouvez-vous nous parler de vos prochains projets d’écriture ?

Je suis en train de mettre un point final aux aventures de Lady Bradsley, exploratrice de l’occulte. Une femme aux talents médiumniques, hantée par le fantôme de son mari, au tout débuts des années 1900. Cette période est super intéressante. D’une part, il y a un écho avec l’ambiance victorienne, surexploitée dans la littérature, mais qui reste du coup assez innovante. L’Empire britannique étend sa domination sur une bonne partie du monde, en concurrence avec la France et d’autres pays/royaumes européens. L’ombre de la première guerre mondiale se profile.

Je vais ensuite écrire… la suite de Dino Hunter. L’accueil du public est formidable, et on me réclame depuis plusieurs mois, à corps et à cris, une suite. Ce que vous avez entre les mains pour le Prix des Auteurs Inconnus a été écrit comme un one shot. Sa fin ouverte est pourtant une invitation à continuer l’aventure, ce que j’ai accepté de faire après quelques tergiversations.

Le fantastique est un élément auquel vous avez déjà fait appel. Qu’est ce qu’il vous plait à travers ce style ?

Ce qui me plait c’est tout simplement faire sortir le lecteur de sa zone de confort. Ce n’est pas si facile, car pratiquement tout a déjà été fait, vu, lu, entendu. Le but étant de ne pas être outrancier, ni dans la forme, ni dans les moyens. Surprendre en douceur. Arracher un sourire ici, un frisson, là. Une grande part de la production littéraire actuelle surfe sur des effets de mode, sur des choses qui marchent, et que tout le monde investit pour des questions de rentabilité. Le fantastique est un domaine qui autorise bien des marges de manœuvre sans tomber dans le mainstream.

Comment avez vous connu le prix des auteurs inconnus ? Qu’est ce qui vous a donné envie d’y participer ?

J’ai découvert le prix des Auteurs Inconnus à travers les réseaux sociaux. Les éditions Walrus commençaient à participer à quelques salons littéraires, et à présenter ses ouvrages au grand public plutôt que de les réserver au numérique, qui peinait trop à décoller. Je m’étais dit que c’était une bonne occasion de mettre une maison d’édition méconnue, bien qu’excellente, sous les feux des projecteurs. Depuis ma candidature, Walrus a malheureusement fermé ses portes (2018 a été une hécatombe, 2019 semble continuer sur la même lignée) mais le projet a été repris chez les éditions du 38.

Interview : Aline Wheeler

Aline Wheeler est l’auteur du roman de Neph et Shéa 1 : La Fuite, concourant dans la catégorie Imaginaire.

Comment vous est venue l’idée de votre roman ?

C’est un peu bateau et romantique ce que je vais répondre, mais l’idée m’est venue à partir d’un rêve. Nous sommes beaucoup dans ce cas.

Ce rêve racontait une scène précise (qui se déroule dans le tome 2, d’ailleurs) et je suis partie de ça pour extrapoler l’univers, l’histoire et une bonne partie des personnages. Certains de ces personnages sont, en réalité, des personnages de jeux de rôles que j’ai interprétés au cours de plusieurs parties.

Quelles sont vos références en matière de littérature ? Votre genre de lecture de prédilection ?

Mes références et mes genres de prédilections sont bien distincts pour moi, puisque je lis de tout et que je m’inspire de tout pour écrire.

En termes de références, je peux citer Henry Bauchau (dont l’Antigone me poursuivra jusqu’à la fin de mes jours), Jean Ray, Guy de Maupassant, Tolkien (évidemment…), J.K. Rowling, Sire Cédric, Charles Baudelaire, Paul Verlaine, Guillaume Apollinaire, Raymond Queneau, Prosper Mérimée, Théophile Gauthier (que son fantastique), Arthur C. Doyle, Georges Simenon et, tout récemment, Dany Laferrière. J’en oublie sûrement, mais ce sont les principaux qui me viennent à l’esprit.

Quant à mes genres de lecture de prédilection, je lis principalement de la fantasy, du polar/thriller et du fantastique (celui de Maupassant et compagnie).

Comment est venue cette passion de l’écriture ?

La passion de l’écriture vient de mon envie d’inventer et de raconter des histoires.

Ensuite, j’aime énormément manier la langue française. Je trouve que jouer avec elle est un art en soi. Du coup, j’ai mêlé ces deux plaisirs en choisissant d’écrire mes propres histoires.

Enfin, dans ma famille, on éprouve un amour profond pour les livres en général. Donc, fixer mes histoires sur du papier est une sorte de consécration personnelle pour moi.

Votre roman est auto-édité, parlez-nous des bons et mauvais côtés de ce mode d’édition.

Les bons côtés :

  • Vu qu’on fait tout nous-mêmes, on a la mainmise sur tout : la couverture est faite selon ce que nous avons envie de rendre comme impression, nous gérons les délais…
  • Il n’y a pas de confrontation constante avec un ‘supérieur’ : on n’est pas confronté-e au côté très humiliant des lettres de refus (on en reçoit déjà assez comme ça dans le monde du travail et, mine de rien, l’estime de soi en prend un sacré coup, c’est très dur à supporter au bout de plusieurs années de refus en boucle), il n’y a pas à revoir son texte pour des raisons commerciales (couper pour atteindre un nombre de pages pour coller au cahier des charges d’une collection [c’est plus courant qu’on ne le pense], changer des passages pour qu’ils collent mieux au lectorat et à l’image de l’éditeur, etc.)
  • On a un suivi quasi immédiat des ventes.
  • On est payé régulièrement (tous les mois ou tous les trimestres, ça dépend de la plateforme par laquelle on passe) et on sait à tout instant ce qu’on va gagner.
  • On gagne plus aussi sur un livre auto-édité (pour ma part, je gagne 20% sur mes livres papier traditionnels [c’est-à-dire ceux qui ne sont pas adaptés aux dyslexiques]).
  • On a la possibilité d’offrir plusieurs versions d’un même texte sans avoir à négocier avec quelqu’un d’autre (dans mon cas je pense aux versions dyslexiques de mes livres).
  • On gère notre ‘image de marque’ d’auteur ou d’autrice.
  • Le contact avec les lecteurs et les lectrices est beaucoup plus facile puisqu’il n’y a pas d’intermédiaire.

Les mauvais côtés :

  • Comme on fait tout nous-mêmes, il faut soit apprendre les métiers dont on a besoin (parce qu’éditeur, maquettiste, illustrateur, correcteur… sont des métiers à part entière), soit avoir assez d’argent pour payer des prestataires (et l’argent ne tombe pas du ciel).
  • Comme on est seul-e à la barre, on n’a pas toujours le recul nécessaire sur notre travail pour estimer sa qualité. Il faut donc en référer à des amis bienveillants qui n’ont pas toujours le temps non plus (ou les capacités).
  • L’autoédition souffre beaucoup de préjugés en tout genre qui ferment pas mal de portes (comme celles de la plupart des librairies indépendantes [pour ne pas dire presque toutes les librairies indé] et des salons) et qui font jaser dans les dîners de famille.
  • L’autoédition n’a pas non plus de statut juridique et fiscal bien défini, ce qui fait qu’il est difficile de savoir comment se positionner par rapport aux différentes réglementations qui entourent les cotisations sociales, les déclarations d’impôts, etc.
  • Les livres auto-édités ne sont pas comptabilisés dans les comptes des ventes de livres annuels. Ce qui fait que les chiffres sont faussés puisqu’on ne comptabilise que les déclarations des éditeurs. On crie sur tous les toits que le livre va mal en France, que les ventes baissent, mais les ventes des auto-édités et des livres d’occasion ne sont pas prises en compte (mais ceci est un autre débat).

Quant à la promotion, à moins de s’appeler Nothomb ou Chattam, c’est à l’auteur ou à l’autrice de s’en charger, et ce, quel que soit le mode d’édition choisi.

Pouvez-vous nous parler de vos prochains projets d’écriture ?

Je suis actuellement en train de travailler sur le tome 3 de ma série Neph et Shéa, le 2 étant sorti en novembre dernier. Ensuite, j’enchaînerai sur l’écriture du 4e et dernier tome de la série.

Après, je ne sais pas encore. Je compte exploiter l’univers dans lequel se déroule l’histoire de La Fuite (Tell’Andra) pour beaucoup d’autres récits et à plusieurs autres époques. Je ne manque pas d’histoires à raconter, juste de temps pour les écrire. J’ai également d’autres projets de roman dans un autre univers (une uchronie steampunk, notamment) et des projets de nouvelles, toujours à Tell’Andra, en revanche.

Je travaille aussi sur plusieurs guides/essais en rapport avec l’écriture et la Fantasy.

Comment avez-vous connu le prix des auteurs inconnus ? Qu’est-ce qui vous a donné envie d’y participer ?

J’avais croisé une publication sur Facebook qui parlait du prix. Mais comme je n’ai pas beaucoup de confiance en moi, je me suis dit que je n’avais aucune chance et je n’ai pas poussé plus loin l’investigation.

Ce n’est que quelques semaines plus tard qu’une abonnée de mon blog Monde Fantasy m’a envoyé un mail après avoir lu mon livre. Elle avait beaucoup aimé sa lecture et m’a reparlé du prix en m’encourageant à y participer. Et si elle passe par là, je la remercie encore une fois. Sans elle, je ne serais pas en train d’écrire ces lignes et d’avoir le cœur qui bondit de joie chaque fois que je lis une nouvelle chronique.

Que diriez-vous à des lecteurs, pour leur donner envie de vous lire ?

Que mon bouquin est trop bien et que c’est pas moi qui le dis ?…

Plus sérieusement, je conseille mon roman à toutes les personnes qui aiment la fantasy « à l’ancienne » avec un univers fourni, quelques originalités par-ci par-là et de l’humour (même si mon roman n’est pas de la light fantasy).

Interview : Cécile Pommereau

Cécile Pommereau est l’auteur du roman Immortel Ad vitam, concourant dans la catégorie Imaginaire.

 

 

 

 

Pourriez-vous expliquer à nos lecteurs votre univers ?

Mon roman s’inscrit dans le genre fantastique. Il est donc ancré dans la réalité, avec une pointe de surnaturel. Cependant il entre également dans plusieurs autres catégories: polar, roadtrip, philosophique… Mon histoire est comme mes personnages, elle ne va pas forcément là où on l’attend et sous ses airs sombre, elle cache bien plus de gaieté et de bienveillance qu’il n’y parait.

Comment vous est venu l’idée de votre roman ?

L’idée m’est venue dans le RER, je pensais aux insomniaques qui malgré une dose de cheval de médicaments ne parviennent pas à trouver le sommeil. J’ai alors imaginé le même problème avec la mort. Que se passerait-il si j’essayais désespérément de mourir sans jamais y parvenir?
J’ai pianoté un pitch d’une quinzaine de lignes sur mon téléphone, sans vraiment savoir dans quelle direction me mènerait le texte. Le pitch était à la première personne et le personnage de Fred se présentait: l’éternel loser qui se rend compte qu’il est immortel le jour où il tente d’en finir.
Ce pitch est resté quelques années dans mon téléphone sans que j’y touche et un jour j’ai eu une révélation. Quelques semaines plus tard, Immortel ad Vitam naissait.

Comment s’est imposé à vous vos personnages ?

Le ton du pitch laissait peu de place au doute quant au personnage de Fred: Il serait désabusé.
Pour Jean, c’est autre chose. C’est l’ancien flic que plus rien ne choque. il en a tellement vu que plus grand chose ne le fait sourciller. Il fallait donc qu’il soit pragmatique, calme, mais avec son petit caractère quand même.
Léa, c’est la touche de lumière au milieu de ces deux gaillards. Je l’ai crée dans un seul but: donner à Fred une vraie raison de se mettre un coup de pied au cul.
Tous ont en commun leur bon cœur. J’ai besoin d’aimer mes personnages pour pouvoir leur donner une voix.

Votre livre a une fin ouverte, envisagez-vous une suite ?

La fin ouverte est volontaire et aucune suite n’est envisagée. Je pense que chacun voit ici midi à sa porte. on peut y voir une raison scientifique (une mutation génétique qui permettrait une régénération cellulaire, par exemple), une raison théologique (une puissance supérieure qui décide d’élever quelques individus au dessus des autres), une raison philosophique (L’immortalité n’est elle pas justement ce dont mes personnages ont besoin pour sortir des rails de leur vie?) etc…

Finalement, la bonne réponse est celle qui fait vibrer votre cœur.

J’ai personnellement ma petite préférence sur le sujet, et si vous souhaitez avoir le fin mot de l’histoire, vous pouvez lire la nouvelle « les larmes de Cernunnos » sur le site de Noir d’Absinthe. Elle est en téléchargement gratuit et apportera probablement les éléments de réponses dont vous avez besoin.

Quelles sont vos lectures de prédilection ?

Je lis un peu moins depuis que j’écris, mais je suis une grande fan de Didier Van Cauweleart, plus particulièrement de « Journal intime d’un arbre » et « On dirait nous ». J’aime la bienveillance qui se dégage de ses personnages.
Plus généralement, j’aime les contes philosophiques, l’histoire de pi, l’oracle della luna ou l’alchimiste.  Et bien sûr les littératures de l’imaginaire, avec une nette préférence pour le cycle de l’assassin royal.

Que diriez-vous à vos lecteurs, pour leur donner envie de vous lire ?

Vous trouverez plein de choses dans mon roman: Un milieu policier bien décrit (puisque je suis de la profession), de jolis paysages bretons, un brin de vie parisienne, de la bière, beaucoup d’humour noir et de cynisme, tout autant de bienveillance, un peu d’immortalité et quelques réflexions sur la vie en général. Ajoutez un rythme rapide et des personnages attachants que vous aurez envie de compter parmi vos amis. J’ai écrit ce roman avec une idée en tête, que le lecteur se sente bien lorsqu’il le referme.

Pouvez-vous nous parler de vos prochains projets d’écriture ?

Je me suis récemment attelée à l’écriture d’un roman fantastique, qui n’a pas de nom pour le moment. Voici le pitch en exclusivité :

Matthieu emménage dans un appartement parisien,  hanté par Kévin, 15 ans, fan de Britney Spears. La star de la pop vient de mourir et Kévin rend une vie impossible à Matthieu pour qu’ils aillent voler les cendres de la chanteuse et les répandre, selon ses dernières volontés. 

Comment avez vous connu le prix des auteurs inconnus ? Qu’est ce qui vous a donné envie d’y participer ?

J’ai connu le prix des auteurs inconnus grâce à l’une de vos blogueuse. Je ne connaissais pas du tout le concept, mais j’ai aimé l’idée. C’est pas forcément évident de se faire connaitre lorsqu’on est jeune auteur et les prix sont généralement décernés aux roman venant de grosses maisons d’édition. C’est souvent plus un problème de contacts et de réseau que de qualité.