Catégorie Imaginaire, Fabuleux Nectar – Les chroniques

Du haut de sa tour du Palais Suspendu, Misha étudie ses grimoires et réchauffe ses alambics.L’alchimiste du roi est un créateur talentueux. Il invente des sortilèges et murmure des poèmes pour transformer la magie en outils insolites.

Son quotidien est bouleversé par la capture de trois rebelles des îles Liberté qui luttent pour leur indépendance. Pourquoi la princesse Séléna s’est-elle livrée à ses ennemis ? L’alchimiste soupçonne la prisonnière de profiter de sa captivité pour leur tendre un piège.

La belle étrangère prétend que son navire contient des trésors dignes des légendes, l’héritage d’un antique peuple des mers. Ses ruses et ses manigances se teintent de mystère, de magie, et d’une alchimie fabuleuse qui pourrait changer le destin du royaume.

 

Auteur : Vincent Portugal

Autoédition

Nombre de pages : 158 pages

Genre : Fantasy

Ce qu’en ont pensé nos chroniqueurs

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Mais quelle aventure ! Vincent Portugal nous entraîne dans son univers, et en une centaine de page, je me suis sentie vraiment chez moi. On s’approprie très vite le monde, les règles, les complots. Et ce qui est magique, ce qui nous tient en haleine tout au long du récit, c’est qu’on découvre les explications en même temps que l’alchimiste, aussi bien celles des rebelles que celles du palais où se déroule la plupart du roman. Tous ces éléments assemblés dans un style très agréable, j’avais une explosion de couleurs dans ma tête lorsque je découvrais Fabuleux Nectar : un vrai délice. En revanche, tout fonctionnait tellement bien dans le projet des rebelles que j’ai regretté que la princesse n’ai pas plus de faiblesses. En effet, à chaque imprévu, Séléna avait toujours une solution, et rebondissait tellement vite que j’avoue avoir décroché à certains moments. Mais la découverte de ces nouveaux royaumes me ramenait bien vite dans l’intrigue !

Audrey, La Tasse ébréchée

 

Nous apprécions la fantasy, le décor, les histoires, les coutumes, les mythes et la magie. La plume exceptionnelle de l’auteur participe à cet effet global de douceur, créant une véritable alchimie entre l’intrigue et le style. Vincent Portugal a un phrasé simple, pas ostentatoire pour deux sous, mais empreint de tendresse. Plus terre à terre, son style foisonne d’adjectifs qui rendent le texte visuel, et presque tactile. Parce que j’avais cette sensation d’y assister. De toucher tous ces livres, ces coquillages, de voir ces fresques et broderies… Concernant le monde dans lequel nous évoluons, il a suffit de peu de mots à l’écrivain pour nous y immerger complètement. L’univers de fantasy est posé, et nous, on se régale autant au sens propre qu’au figuré.

Amélia, Les Histoires d’Amélia et la Culture Geek

 

Ce qui transparaît en premier lieu, c’est la richesse de l’univers de l’auteur, foisonnant de mythes, de légendes et de magie. Le récit, bien mené, est émaillé de complots et de stratégies politiques, de ruses et de manigances de cour qui constituent réellement l’intrigue.

Les personnages sont assez bien campés et ont le mérite de paraître crédibles grâce à leur complexité et leur ambivalence.

Quant au style de l’auteur, il est assez agréable et de jolie facture. De plus, pas une coquille ne traîne, ce qui est assez rare pour mériter d’être souligné !

Mais malgré toutes ces indéniables qualités, je dois avouer que l’alchimie n’a pas opéré, que la magie ne m’a pas transportée et que cette lecture ne me laissera pas un souvenir impérissable. Ce n’aura été pour moi qu’un gentil petit conte. Peut-être est-ce dû au trop restreint nombre de pages qui ne m’a pas permis de m’immerger totalement dans l’histoire. Histoire qui aurait mérité selon moi d’être traitée un peu plus longuement.

Sophie, Beltane (lit en) Secret

 

Ce roman m’a assez surprise, dans le bon sens du terme, dans la mesure où je n’avais pas anticipé la tournure prise par l’histoire. Je m’attendais à un récit empreint de magie, j’ai trouvé un récit empreint de magie, de poésie, mais surtout de politique, de manigances en tout genre et de faux-semblants. Alors je vous rassure, l’auteur ne nous présente pas un débat politique rébarbatif, mais plutôt une histoire où les enjeux politiques et économiques sont au cœur de tout. Ils se révèlent d’ailleurs, bien que pour des raisons différentes, d’une importance capitale pour Séléna et son peuple, et pour le roi et l’affirmation de son autorité. (…) Au-delà des personnages, l’univers imaginé par l’auteur est un pur délice à découvrir d’autant que d’une plume élégante et poétique, il nous immerge dans son récit où la magie et la poésie sont intrinsèquement liées. Dans ce roman, il ne vous faudra pas, en effet, savoir manier la baguette pour lancer des sortilèges. Il vous faudra plutôt apprendre à manier avec délicatesse les mots et les rimes. Et attention aux plus distraits des alchimistes, la poésie pouvant se révéler mortelle quand elle n’est pas déclamée de manière rigoureuse et réfléchie. Lier magie et poésie est certainement l’idée qui m’a le plus séduite dans cette histoire puisque j’ai eu le sentiment que l’auteur soulignait, par ce biais, le côté presque enchanteur de la poésie. J’ai, dans tous les cas, fortement apprécié la place donnée à la poésie, un art que notre alchimiste maîtrise à merveille. J’aurais d’ailleurs adoré trouver, en fin d’ouvrage, certains de ses poèmes-sortilèges. Si vous êtes dans mon cas, vous apprécierez néanmoins la présence de poèmes, extraits de traités d’alchimie, en début de chapitre…

Audrey, Light & Smell

 

 

Catégorie Imaginaire, Sorceraid : Le fantôme de Waterlow -Les chroniques

Nora est une jeune diplômée, blogueuse mode à ses heures, qui vit à Londres et cherche du travail ! Lorsqu’elle découvre cette alléchante offre d’emploi sur Internet, elle ne se pose pas de question : elle fonce… Droit dans un bus ! Accident dont elle ressort sans une égratignure.
Cet exploit lui vaut d’être embauchée chez Sorceraid, société de conseil en solutions magiques. Nora passe donc ses journées à fournir à des sorciers décadents (ayant utilisé l’intégralité de leurs ressources en magie) les solutions aux problèmes existentiels de leur quotidien, tels que la résurrection d’Elvis Presley pour un anniversaire ou la traque d’un fantôme inopportun.
Bienvenue chez Sorceraid !

 

Auteur : Léna Lucily

Editeur : Autoédition

Nombre de pages : 148

Genre : Fantasy

1er tome

Ce qu’en ont pensé nos chroniqueurs

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Dés le départ, l’auteur me séduit par une plume d’une extrême fluidité. Elle a aussi pris le pari assez risqué de nous offrir très peu de contenu. En effet, l’histoire ne fait qu’une centaine de pages!
Mais ça fonctionne à merveille!
Je n’ai absolument pas ressenti ce sentiment familier de « va-vite » que je retrouve aisément dans de si courts romans. J’ai, au contraire, l’impression que l’auteur prend bien le temps de nous situer et nous familiariser avec son petit monde.

Et quel monde! J’ai trouvé le concept de « business magique » très original.
Nous sommes plongés dans le nouveau quotidien de Nora (ou Nova pour les clients) et j’ai adoré découvrir en quoi consistait son travail. Entre demandes farfelues et véritables aventures qui la mène à risquer sa vie, c’était parfaitement maîtrisé!
La magie est carrément omniprésente mais l’auteur ne nous en dévoile pas de trop non plus. Après tout, Nora est novice dans cet univers et il semble logique qu’elle apprenne au fur et à mesure. Ainsi, nous-mêmes, lecteurs, suivons son évolution et la suivrons encore volontiers au fil des tomes.

Emma, My Dear Ema

L’histoire est un très bon mélange de fantastique que l’on découvre grâce à Sorceraid et ses clients et de monde réel puisque Nora est une héroïne bien ancrée dans son siècle : téléphone portable, blog,.. J’ai particulièrement aimé la finesse dont fait preuve l’auteure pour mélanger ces deux mondes, faire qu’ils cohabitent de façon crédible. Elle est bien construite, sans temps mort, j’ai même trouvé qu’elle était trop courte tant j’ai pris plaisir à la lire. Entre l’arrivée de Nora à son nouveau poste et les aventures qui en découlent, je ne me suis pas ennuyée une seconde. Car, bien sur, comme l’indique le titre il y a une histoire de fantôme.. (…)  Léna Lucily écrit de façon très légère, actuelle et ça donne un récit fluide et qui se lit très bien. Elle a choisit d’écrire cette série en épisodes, et j’avoue être de plus en plus fan de ce format. C’est plutôt court (et parfois frustrant), rapide à lire mais de cette façon on retrouve plus souvent des héros que l’on apprécie. J’ai tout spécialement aimé la façon dont SMS et mails étaient intégrés au récit. Ca apporte un petit côté moderne très sympa..

Emma, Et tu lis encore Emma

Ce premier épisode, ce premier roman court nous insère doucement dans l’univers. On rencontre les principaux acteurs de la série : les collègues de Nora. Et puis, on comprend l’immensité de cet univers, et tous les événements qui vont pouvoir s’y dérouler. Ce premier épisode a également vocation à donner le ton. Humoristique avec quelques touches horrifiques légères, l’aspect fantastique fait d’ores et déjà partie intégrante de l’histoire. L’humour est amené par petite touche, rendu grâce à cette façon de tout prendre au sérieux, alors même que nous ressentons toute la folie de certains événements, leur absurdité. C’est vraiment ce que j’ai le plus adoré : ce sérieux qui entraîne finalement un côté humoristique non négligeable. Un premier épisode haletant, qui ne laisse aucun répit aux lecteurs. Que ce soit les scènes à l’intérieur des locaux qui transpirent d’humour et celles à l’extérieur, pleines d’actions et rebondissements, on ne s’ennuie pas un seul instant !

Amélia, Les histoires d’Amélia et la culture geek

Le roman est court, mais ne donne pas le sentiment que l’auteure a bâclé son histoire. Bien au contraire, elle a réussi en peu de pages à donner les informations nécessaires pour que l’on se préfigure parfaitement l’environnement dans lequel évolue Nora. N’attendez donc pas de longues descriptions ou des passages contemplatifs, mais plutôt un récit mené tambour battant. Le livre se lit donc très vite d’autant qu’il possède le même côté entraînant et addictif que des séries comme L’accro du shopping de Sophie Kinsella. C’est donc le genre de récit parfait pour passer un petit moment de lecture agréable sans prise de tête, et pour décompresser, par exemple, d’une journée difficile ou chargée. À la manière d’un roman feel good, l’humour distillé tout au long du récit vous apportera, en outre, un certain réconfort, et l’envie irrépressible de suivre les péripéties de Nora, une fille ordinaire aux capacités extraordinaires. Il faut dire que cette héroïne est un peu la bonne copine que l’on aimerait tous avoir dans son entourage pour sa gentillesse et la dose de « dinguerie » qui rend sa vie si palpitante.

Audrey, Light & Smell

Avec une plume fraîche, drôle et légère, l’auteur nous parachute dans son univers magique, d’une manière tellement naturelle, que rien ne surprend. La construction narrative est de très belle qualité, emmenée par une plume fluide et addictive que l’on se surprend à lire avec frénésie.

Je salue le travail d’écriture de l’auteur, car je n’ai décelé aucune coquille, pas de répétitions superflues… Un excellent boulot ! (…)

150 pages de plaisir, sans temps mort, ni longueurs superflues, le tout est savamment dosé avec une construction qui maintient le suspense jusqu’à la toute fin, tout en amorçant la suite…

Julie, Ju Lit les Mots

Je trouve d’ailleurs que Léna Lucily a su intégrer les éléments magiques de manière très pertinente. Tout parait venir naturellement pour Nora et du coup la lecture n’est pas perturbée par ces éléments surnaturels. Leur découverte se fait petit à petit, de manière naturelle au cours du récit sans le ralentir ni que le lecteur croule sous les détails.

J’ai trouvé l’histoire traitée dans ce premier acte captivante, bien ficelée et elle apporte pas mal d’explication sur la présence de Nora chez Sorceraid.

J’ai aussi apprécié l’approche originale de la magie par un côté mercantile. C’est bien mené et je pense que ça peut donner à lieu à d’autres situations tout aussi intéressantes pour la suite.

Ivalena, Nualiv

Je crois que ce qui fait la grande force de cette oeuvre, c’est que son aspect fantasy est très bien ancré dans notre monde réel sans pour autant tomber dans les clichés habituels ou surfer sur la vague des réussites littéraires et/ou cinématographiques de ces dernières années ! Le monde du business magique ressemble d’ailleurs beaucoup à notre univers de travail tel que nous le connaissons et le vivons au quotidien, avec ses objectifs à atteindre, ses chefs tyranniques et sans états d’âme, ses clients-rois, ses collègues plus ou moins sympas et il en résulte une satire assez fine et drôle.

Le côté sérieux est habilement mêlé à un aspect farfelu, l’humour côtoie le suspense de manière très bien dosée et je me suis laissé embarquer dans ce récit avec une facilité déconcertante. De même j’ai été surprise par l’histoire elle-même et par les aventures de Nora, personnage attachant et drôle, bien loin de l’archétype de l’héroïne classique.

La plume est vive, légère, fraîche, enlevée et le propos fort inventif et coloré. De plus, aucune coquille n’est à déplorer et cela est suffisamment rare pour mériter d’être précisé.

Sophie, Beltane (lit en) Secret

Catégorie Imaginaire, Les Chroniques des Fleurs d’Opales – les chroniques

Si seulement j’avais su combien ma vie allait basculer.
Comment l’enfer m’aurait enchaînée.

Si seulement j’avais pu entrevoir les rouages du destin.
Les rencontres comme les pièges, les obstacles comme les révélations.

Si j’avais su mieux distinguer bontés et malveillances.
Amours, amitiés ou loyautés.

Cette histoire serait tout autre. Mon histoire.
Preuve que même les Dieux ne peuvent tout savoir.

Rare rescapée du massacre de son village natal, Diphtil, une jeune fille du peuple de l’Air, est sauvée en territoire ennemi grâce au symbole étrange qu’elle porte sur le front. Elle serait la cinquième fille de la Déesse Aveugle. Séquestrée dans un monastère et manipulée par le prêtre Sarïn qui compte la livrer au roi une fois ses pouvoirs éveillés, elle est libérée par son frère, Naid, qui la persuade de partir avec lui.
Sauf que les terres de l’Edenor sont semées de dangers et que la cruauté de certaines personnes, hantées par la haine et la guerre, s’opposent à la candeur de Diphtil, avide de découvrir ce monde dont elle a si peu joui.
Mais avant tout, elle veut échapper à son destin. Est-ce possible, lorsque l’on est vouée à devenir une Déesse ?

 

Auteur : Ielenna

Editeur : Graphein Editions

Nombre de pages  : 1303

Genre : Fantasy

1er tome

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Comment pourai-je faire une chronique objectif sur ce chef d’oeuvre ? Ielenna manie les mots à la perfection, cette épopée qui m’avait envoûté il y a plusieurs années m’a une nouvelle fois conquise. Et je retomberai amoureuse de cette histoire chaque fois que je la lirai, c’est certain ! J’avais 14 ans lorsque j’ai déniché l’univers de Diphtil, sept ans plus tard c’est avec une immense joie que je l’ai redécouvert. La plume de l’auteur est envoûtante, poétique sans être trop chargée, aucun mot ne pourrait être remplacé par un autre.

Audrey, La Tasse ébréchée

 

Quelle maîtrise, quelle plume! Par la barbe de Merlin, j’ai rarement lu autant de poésie dans un roman. L’auteure nous démontre une parfaite maîtrise de la langue française (j’ai même appris des nouveaux mots!) et c’est un régal.
Bon. Il est vrai que quand notre héroïne, Diphtil, se met à parler, le langage est vraiment plus que soutenu et ça en devient parfois ridicule. Au début, j’ai vraiment eu la crainte que ça m’agace… Mais il faut comprendre que l’auteure se plie aux exigences de son personnage. (…) Le premier tome est séparé en deux parties. La première, que je chronique donc présentement, sert réellement d’introduction. Ne t’attends pas à un gros remue-ménage, ça, c’est pour la partie 2. Alors, oui, parfois on ressent une certaine longueur, notamment au début. Ca ne dure pourtant jamais bien longtemps. La psychologie des personnages est tellement intéressante, l’univers lui-même si bien construit que c’est un véritable plaisir de tout découvrir, petit à petit. L’auteure a fourni un brillant effort niveau authenticité de son petit monde. Bien que ce soit un roman qui reprend tous les codes de la fantasy je n’ai pas eu cette impression de déjà-vu. J’ai vraiment découvert quelque chose de nouveau, quelque chose qui a muri, quelque chose qui a été minutieusement réfléchi et surtout quelque chose qui a été imaginé et travaillé avec beaucoup de passion.

Emma, My Dear Emma

 

C’est de la fantasy pleine de magie et de rêves, écrite comme un songe lointain. Il suffit de lire les mots d’Ielenna pour ressentir toute la magie qui émane de ce texte, et j’ai trouvé ça éblouissant. Nous avons donc là une superbe plume, avec un point négatif selon moi. J’ai trouvé qu’il y avait un peu trop d’adjectifs, portés par les figures de styles omni-présentes. Ça a rendu ma lecture parfois lourde. Néanmoins, ces descriptions même si elles peuvent paraître parfois un peu lourdes m’ont permis de mieux cerner les lieux et même les émotions. Par le jeu des structures de phrases, et son maniement quasi-parfait de la langue française, Ielenna réussit à nous faire passer toutes les émotions de ses personnages.
Outre cet aspect, chaque scène est posée dans son ensemble, l’auteur prend son temps pour nous décrire le décor, les personnages et l’action qui se joue. Aucune impasse n’est faite, nulle part, si bien que parfois on a tendance à s’éterniser.

Amélia, Les histoire d’Amélia et la culture Geek

 

L’introduction m’avait donné un aperçu du langage alambiqué qui est utilisé par la narratrice, mais je n’imaginais pas que ça deviendrait si pesant à la longue. En effet, le niveau très soutenu et élaboré de la langue enlève, selon moi, toute spontanéité au texte. Plus j’avançais dans ma lecture et plus je me suis focalisée sur cet aspect qui ne cessait de m’agacer. Je sais que c’est un choix délibéré de l’autrice, Ielenna, et qu’il s’explique tout à fait par le vécu de Diphtil, mais ces raisons ne suffisent pas à me faire oublier mon irritation. Je lis beaucoup de fantasy depuis nombre d’années ce qui influe sûrement mon jugement et m’a fait trouver l’intrigue un peu faible. En effet, elle, rentre dans un schéma ultra-classique de fantasy médiévale avec une héroïne qui découvre ses pouvoirs et, pour accomplir sa quête, s’entoure d’une bande d’amis qui la suivront, littéralement, au bout du monde et qui, comme pas hasard, sont tous dotés de compétences ou de pouvoir extraordinaires. Tous les codes et tous les stéréotypes du genre sont présents. Le récit est émaillé de passages que j’ai trouvé très lents et où je me suis un peu ennuyée. Par ailleurs, j’ai aussi eu l’impression d’un monde plutôt binaire. Malgré les personnages de Naid et d’Yasalyn qui apportent : du mystère pour le premier et des touches de gris pour la seconde, j’ai un ressenti d’un monde en noir et blanc.
J’ai été déçue par l’événement qui clôt l’ouvrage : je ne le trouve pas du tout crédible, presque ridicule. J’imagine qu’il sert de marchepied vers le tome suivant mais ça ne fonctionne pas pour moi.

Ivalena, Nualiv

L’auteure a un style d’écriture bien à elle : l’écriture est travaillée, le langage soutenu mais tout ceci apporte une certaine lourdeur au roman et lui enlève de son naturel. J’ai ainsi eu du mal à lire ce roman d’une traite, il est assez long et j’ai donc fait une pause avec un autre roman vers la moitié de ma lecture. C’est dommage car je pense que j’aurai vraiment plus accroché à l’intrigue avec un roman moins lourd à lire. (…) L’idée de départ est plus qu’intéressante, les personnages ne se ressemblent pas tous, il y a de nombreux rebondissements (c’est eux qui m’ont fait tenir tout le long du roman)… Le tout aurait pu faire un excellent roman de fantasy à la construction somme toute classique mais à l’intrigue originale. (…)  Je suis persuadée que la plume de l’auteure plaira à ceux d’entre vous qui appréciez les plumes assez travaillée mais ça ne l’a malheureusement pas fait avec moi !

Célestine, Des mots dans ma bibliothèque

Catégorie Imaginaire, Le matin des larmes – Les chroniques

À son réveil, avec un mal de tête et des courbatures partout, Sophie crut apercevoir son mari sortir de la chambre. L’émotion qui l’avait submergée la veille en regardant les photos devait probablement lui jouer des tours. Cependant, elle trouva qu’il régnait une étrange atmosphère dans la pièce. Pour s’assurer que ce n’était pas le fait de son imagination, elle se leva et ouvrit les volets roulants pour laisser entrer la lumière du jour. Elle fut stupéfaite en découvrant que cette chambre ne correspondait en rien à la sienne. De la décoration au mobilier, tout était différent. Elle resta immobile, seul son regard balayait cette pièce qui lui semblait étrangère. Après une brève réflexion, elle se précipita dans la chambre de sa fille et fut surprise de découvrir une pièce complètement vide. Abasourdie, elle se rendit dans celle de son fils et s’aperçut qu’il s’agissait cette fois d’un bureau… Bruno SANNA est né en 1966 à Belfort, une ville de l’est de la France. Dans ce premier roman, il entraîne les lecteurs dans une aventure où le bien affronte le mal absolu.

 

Auteur : Bruno Sanna

Autoédition

Nb de pages : 206

Genre : Fantastique

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 Nous avons ici affaire à un mélange de polar historique fantastique et d’uchronie… C’est un intriguant mélange des genres très bien imaginé et réalisé. Ce roman vaut le coup d’être lu ne serait-ce que pour cet exercice de style.

L’intrigue est captivante, on a ainsi du mal à lâcher ce roman une fois commencé. Ceci compense un style d’écriture et une plume qui ne m’ont malheureusement pas plus accroché que ça. J’ai trouvé le style assez carré et pas toujours fluide. De plus, les personnages m’ont paru assez clichés et je ne me suis pas attachée plus que ça à eux.

Célestine, Des Mots dans ma Bibliothèque

 

Je commencerai par le point plutôt négatif à mes yeux : quelque chose m’a gênée dans cette lecture et j’ai longtemps cherché ce que c’était. Après réflexion, je crois qu’il s’agit de l’intrigue politique dans le monde parallèle que je trouve un peu trop alambiquée. Si le reste du récit est plutôt réfléchi, psychologique et réaliste, je trouve par contre que, cette partie-là, est un peu trop abracadabrantesque. Elle me parait plus de l’ordre du conte que de la réalité et le récit en perd de la crédibilité. Pourtant, j’aime les rebondissements, mais ici, ils m’ont paru « Too much »

Pas au point, tout de même, de gâcher le texte qui bénéficie d’une plume efficace, entrainante, sans fioriture qui le rend vraiment agréable à lire.

Ivalena, Nualiv

 

Très peu d’actions, beaucoup de dialogues, stratagèmes, et complots. C’est finalement à la fin que tout ça bouge un peu, et j’ai eu à ce moment-là un regain d’intérêt pour l’histoire. Néanmoins, je reste un peu mitigée sur le déroulement de ce récit, trop lent à mon goût. Presque trop réaliste même. Si bien que j’ai parfois oublié que je me trouvais dans un genre de l’imaginaire. C’est autant un point fort qu’un point faible. Cela veut dire que l’auteur a réussi à m’immerger dans cette Europe fasciste, que j’ai même trouvé ce monde cohérent. Mais cela veut aussi dire que, finalement, j’ai perdu l’essence même de ce roman qui était censé être « trouver comment partir de ce monde qui n’est pas le mien ». J’ai donc perdu le fil de la trame principale, tant et si bien que j’avais oublié qu’il y avait un monde parallèle. (…) En revanche, s’il y a quelque chose que je dois mettre en avant c’est la jolie plume de l’auteur. Le résumé reflète parfaitement le style que l’on retrouve dans le roman entier. J’ai beaucoup apprécié ce phrasé simple mais travaillé, la fluidité qui en découle et l’absence totale de répétitions.

Amélia, Les Histoires d’Amélia et le Culture Geek

Dans un genre oscillant entre uchronie et fantastique traitant de mondes parallèles, je m’attendais à des surprises, du suspense et un peu d’action mais le postulat de départ, s’il veut soulever un louable sujet, n’amène en fait qu’un récit meublé d’intrigues politiques qui brille surtout par la longueur de ses dialogues. Dialogues qui, en plus de s’éterniser, sont plats et peu vraisemblables. (…)

Les personnages, caricaturaux et sans aucune profondeur ne m’ont pas semblé crédibles. La couverture n’est, selon moi, pas en rapport avec le sujet du livre. Quant au style, il ne m’a pas convaincue non plus : simple, trop sec, trop scolaire, peu travaillé, à la conjugaison parfois aléatoire, il aurait mérité d’être enrichi et développé.

Sophie, Beltane (lit en) secret

Pourtant l’écriture est plaisante, c’est vraiment agréable à lire. Les dialogues sont d’ailleurs très prenants, et très bien travaillés. Les chapitres ont défilé à une vitesse folle. Peut-être que certains passages auraient mérité d’être étoffés, le dénouement reste un peu trop simple à mon goût. Je l’ai rapidement deviné, la faute à la psychologie des personnages secondaires trop peu développé. Je savais que l’auteur essayait de m’embrouiller, mais je ne suis pas tombé dans le panneau aussi facilement ! (…) Vous l’aurez compris, je reproche pas mal de petites choses à ce roman, que j’avais imaginé bien plus poussé. J’avoue que je n’ai pas été transporté par l’intrigue qui tourne autour de la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’ambiance n’était peut-être pas assez travaillé pour que je m’y plonge complétement. Pourtant certains personnages sont relativement intéressants, et d’autres sont pour moi, laissés à l’abandon. L’intrigue manque un peu d’ambition, seuls les dialogues viennent nous piquer au vif et donnent du rythme à l’ensemble. Le dénouement est trop simpliste à mon goût, et le final manque de profondeur.

Cyrielle, 30Millions d’envies

Forcément, 200 pages, une plume, certes agréable à lire, mais qui défile devant nos yeux sans jamais réellement les captiver, ça n’aide pas à vraiment s’approprier le récit et donner envie de s’investir auprès des protagonistes.

Si le récit est écrit d’une manière, comme je viens de le dire, assez sympa, il n’en souffrait pas moins de quelques fautes d’orthographes (assez évidentes que pour être évitées lors d’une correction, à la sauce des ‘ses’ qui deviennent ‘ces’). Cela mis de côté, ça restait chouette. Sans plus. Les phrases s’enchaînent sans pour autant nous emporter avec elles. Le lecteur reste spectateur d’un récit qui va bien trop vite et qui n’est pas assez développé. Y avait un potentiel qui se noie dans la simplicité du récit, simplicité qui ne parvient plus à me satisfaire personnellement mais qui parviendra peut-être à faire son effet chez d’autres lecteurs.

Emma, My Dear Ema

Catégorie Imaginaire, Le Porteur de Mort – Les chroniques

À 17 ans, Seïs Amorgen est nommé pour intégrer la plus grande confrérie du royaume d’Asclépion. S’il accepte, il deviendra l’un des guerriers les plus éminents de la monarchie. S’il refuse, il restera le gamin frivole et arrogant qui fraye avec les bandits de sa ville natale. Alors que l’ombre du Renégat s’étend sur sa terre d’origine, Seïs va devoir prendre la décision qui bouleversera sa vie et, bientôt, il devra faire face à ses propres démons.

 

Auteur : Angel Arekin

Éditeur : Plume blanche

Nombre de pages : 424

Genre : Fantasy

Premier tome

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J’ai eu du mal à saisir quelle était la volonté de l’auteure, de comprendre qu’elle était le but de cette aventure, pourquoi on nous présente Seïs devenu apprenti? Dans quelle finalité exactement? On a vaguement vent d’une menace qui plane, un ancien apprenti/maître (dont j’ai déjà oublié le nom, coucou mémoire affligeante) qui serait sorti du droit chemin mais bof quoi, rien qui nous fiche les pétoches non plus. (…) Toutefois, je dois bien dire que j’ai trouvé la plume d’Angel Arekin d’une extrême beauté. Vraiment. Malgré le côté ‘chaotique’ du fond, la forme restait particulièrement excellente.

Emma, My Dear Ema

 

La plume est vraiment superbe et maintient le lecteur dans un perpétuel attachement à la langue. Les mots utilisés sont soutenus et cela change de ce que j’ai pu parfois lire, en 4ème de couverture, qui a tendance à me repousser… (…) La série compte 6 tomes, donc ne vous attendez pas à faire des découvertes de folies, ici l’auteur plante son décor et prépara la suite de son monde… Et gageons que les prochains seront riches en rebondissements. (…) Une écriture fluide et imagée de très belle qualité, qui te donne vraiment envie de poursuivre ta lecture (même si parfois j’ai eu le sentiment qu’il me fallait un dico pour comprendre)

Julie, Ju lit les mots

 

Commençons par le point légèrement négatif, qui, finalement, s’avère être plutôt positif sur la globalité du roman. J’ai eu du mal au début, à cause de quelques lourdeurs descriptives qui ont eu tendance à me lasser. Il faut dire que l’auteur a tendance à s’arrêter sur un peu tout, jusqu’à décrire le chemin que prend une araignée. Bref, j’ai eu quelques difficultés au début à bien m’imprégner de l’histoire, mais une fois habituée, je me suis plongée entièrement dans ce roman. Autrement, mis à part ces quelques lourdeurs descriptives que je devrais plutôt qualifier de pauses longuettes dans le fil du récit, j’ai également repéré quelques coquilles. (…) Malgré ces quelques points négatifs cités un peu plus haut, j’ai tout de même beaucoup apprécié mon voyage. L’univers que nous propose Angel Arekin est finement campé, cohérent et visuel. Du fait, notamment, de ces descriptions longues et parfois lourdes qui, donc, ne m’en déplaise, apportent finalement beaucoup au roman. À l’image de nombreux romans de fantasy, nous avons un univers médiéval, à coup de tavernes et bien d’autres choses.

Amélia, Les Histoires d’Amélia & la culture Geek

Catégorie Premier Roman : Ray Shepard – Les Chroniques

« Mon frère, si tu crois encore assez en quelque chose pour t’y raccrocher, fais-le ; car je vais te retrouver et te tuer. » Sombre et solitaire, Ray Shepard n’aspire qu’à une chose, poussé par la haine qu’il voue à sont aîné: se venger. Fortifier son fluide et renforcer l’âme du tigre blanc sont devenues ses deux lignes de vie. Privé de ses souvenirs et avec pour seule compagne une vengeance inassouvie, il entraînera malgré lui ses amis vers la mort et la désolation. Tandis qu’en chacun d’eux se révèle le pouvoir d’un Héritier, les complots s’accumulent et ébranlent leurs convictions. Qui sont ces mystérieuses organisations qui semblent l’observer depuis toujours? Entre révélations étranges et vérité dérangeante, Ray Shepard saura-t-il faire les bons choix et se frayer un chemin sur les voies de l’Alchimie?

 

A noter : La maison d’édition nous signale qu’il reste des coquilles dans la version epub et mobi. Une seconde correctrice a été engagée pour les modifier. 

 

Auteur : Morgane Rugraff

Éditeur : Plume Blanche

Nombre de pages : 384

Genre : Fantasy

 

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Notons en préambule que, si je m’attache rarement au contenant pour me concentrer sur le contenu, cette fois-ci la couverture et la mise en page sont bien trop élégantes et stylées pour faire l’impasse sur la mention ! Tant et si bien qu’un format papier pourrait bien venir s’installer un de ces prochains matins sur mes étagères…
C’est donc un lecteur séduit qui s’apprête maintenant à franchir la couverture pour se plonger dans la lecture de ce superbe roman… Prenant soin d’installer son décor par le biais de descriptions incroyables, déroulant ainsi sous nos yeux déjà ébahis tout un univers d’une impressionnante richesse, l’auteure nous entraîne au coeur même d’une intrigue particulièrement originale, à la fois sombre et fascinante. Fluide, spectres et alchimie au programme, voilà qui n’est guère commun et a de quoi subjuguer…

Catégorie Premier Roman, L’Arménien – Les Chroniques

Nantes, 22 décembre 1989. Le cadavre de Luc Kazian, dit l’Arménien, est retrouvé en forêt de Touffou. Deux balles dans la peau, et partiellement calciné. Assassiné. Mais par qui ?
Et qui était vraiment l’Arménien ?
Un trafiquant de cocaïne notoire, comme le pense l’inspecteur Greg Brandt ?
Un copain de virées avec qui écumer les bars et draguer les filles, comme le voit Bertrand, son premier et peut-être unique ami ?
Un jeune orphelin perturbé, mais à l’esprit vif et éveillé, comme le pense Françoise de Juignain, sa psychiatre depuis 20 ans ?
Rien de tout cela, bien plus encore ?
De la place Graslin au Château des ducs de Bretagne, des ruelles pavées du quartier Bouffay aux bars à hôtesses du quai de la Fosse, des pavillons de Rezé aux immeubles de Bellevue, Carl Pineau fait revivre dans ce thriller noir toute l’ambiance du Nantes des années 80.


Auteur : Carl Pineau
Editeur : Auto-édition / Librinova
Nombre de pages : 311
Genre : Polar

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Si un sentiment de malaise malsain me collait à la peau comme une chemise humide de sueur pendant ma lecture, j’avoue que ce rythme New Wave m’a empêcher de lâcher l’intrigue.
Malgré des dernières pages qui pourraient paraître un peu longues, la fin est à la hauteur des premières pages : rondement menée!!
Pour en avoir trop lu, j’attends beaucoup des polars : une réelle différence, un intérêt qui place la barre de l’originalité et du travail haut. Carl Pineau ne m’a pas déçue! Et, encore une fois, je suis fière de vous faire découvrir un écrivain tel que lui!

Kathy, Les Partages de la Bouquiniste

Si ce roman frappe autant, c’est surtout parce que la galerie des personnages que nous avons là est toute aussi inhabituelle que le roman en lui-même. Si nos protagonistes s’avèrent aussi différents qu’assez peu attachants en tant que tels, il n’en reste pas moins qu’il sont foncièrement intéressants et permettent finalement de redonner vie à la victime…Car au-delà de ces deux-là c’est bien plutôt le personnage principal omniprésent par son absence, tel un fantôme qui n’est jamais bien loin et laisse passer les années comme les souvenirs en attendant son heure…

Aurélie, Des Livres et Moi

Ce roman se démarque largement de ce qu’on a l’habitude de lire dans le genre sur bien de points et pas des moindres. On remarque de prime abord une grande dextérité sur le plan narratif, certainement le plus fort point de ce roman. L’auteur n’aura assurément pas le mérite d’avoir inventé un procédé narratif puisqu’il n’a foncièrement rien de nouveau, mais ici, il ne livre pas une alternance factice. À chaque bascule, on passe d’un monde à un autre. Le niveau de langue, la vision des choses, l’atmosphère. Tout bascule sans que cela ne soit décousu. Entre l’austérité des milieux interlopes de Nantes régis par le sexe, la drogue, la débauche décrite par Bertrand et la décontraction et le flegme de l’univers décrit par Françoise. Le tout formant un contraste échevelant qui décloue et défriche graduellement tout un mystère autour du personnage charismatique et fort cabalistique qu’est L’Arménien. Les chapitres s’enchaînent sans vermoulure, tous achevés par des climax laissant le lecteur avide de toujours en savoir plus.
Euloge, Books Addict & Tv shows devourer

L’auteur a réussi le tour de force de m’entrainer dans cette ambiance sombre du monde de la nuit, avec cette liberté qui prédominait au début des années 80, avec sexe à gogo, sans protection… C’est glauque, c’est cru, c’est noir et tellement bien construit que l’on visualise la drogue, les dealers, les boites de nuit avec ces videurs, bâtis comme des armoires… King Kong, un personnage secondaire archétype des nuits chaudes… (…) La trame est différente de ce que j’ai pu lire jusqu’à aujourd’hui, puisque ce n’est pas réellement un déroulé d’enquête policière que nous suivons, mais la voix de ses amis qui nous font remonter le fil des évènements.

Julie, Ju Lit Les Mots

Les Nuits Nantaises, c’est la France des années 80, la France de Mitterrand, la mort de Bob Marley et la chute du mur de Berlin. Le sida a des allures de légende, et on se laisse un mot sur la table si on a oublié de se dire quelque chose. Carl Pineau aborde la décennie avec beaucoup de justesse. Pieds et poings liés, on le suit dans chacune des pérégrinations qu’il a imaginées, car chaque chapitre se clôt d’une telle façon qu’on ne peut qu’entamer le suivant. Difficile de lister toutes les émotions que L’Arménien m’a procurées. Nostalgie, angoisse, sympathie, peine, colère.

Plusieurs fois, j’ai redouté que le pot aux roses ne soit pas à la hauteur de ce que j’espérais, mais Carl Pineau m’a donné bien plus encore. Il aurait pu se contenter d’écrire (très, très bien écrire) un polar original, mais il y a ajouté une histoire d’amitié, d’amour(s) aussi, et des valeurs, beaucoup de valeurs. Un premier roman admirable, qui mérite sa place en tête de toutes les gondoles.

Mélissa, Le kilomètre manquant

Catégorie Premier Roman : Le Silence des Aveux – Les chroniques

Lille, novembre 2010, le corps sans vie d’une adolescente est retrouvé près de la Deûle enneigée, dans d’étranges conditions. Cheveux scalpés, habillée mais sans sous-vêtements, un billet de vingt euros dans la main, tout prête à croire qu’il s’agit d’un crime sexuel. Véronique De Smet, commissaire chargée de l’affaire semble piétiner, les meurtres s’enchainent et l’enquête est au plus bas.
Pourtant, un revirement de situation permettra à Véronique de mettre la main sur le présumé meurtrier, un trentenaire qui semble être le coupable idéal. Mais, l’est-il vraiment ?
Aidée de l’inspecteur Bernier, Véronique réalisera un travail de fond, sur l’enquête et sur elle-même, pour démêler cette affaire, où rien ne semble être ce qu’il parait…

Auteur : Amélie de Lima

Éditeur : Auto-édition

Nombre de pages : 422

Genre : Polar/roman noir

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Malgré les nombreux retours positifs sur ce roman, j’ai commencé ce roman avec une certaine appréhension. Cette inquiétude a fait que j’ai eu du mal à rentrer dans le livre, et quand par dessus le marché je fais une erreur d’interprétation… Aïe ! Aïe ! Aïe ! C’est vraiment compliqué 😦 !!

Mais bon, je persiste, il faut dire que les personnages sont vraiment complexes et intéressant… en plus Amélie de Lima nous les dévoilent de manière progressive au fil de l’enquête. Des petites bribes à droite à gauche qui maintiennent l’attention du lecteur en éveil.

Magali, Lectures Familiales

 

Ce livre aurait pu être un énième thriller, simple, classique, mais l’auteur, bouscule nos attentes et le lecteur plonge dans un thriller psychologique d’une grande qualité et diablement bien construit… Le tout est décortiqué, amené avec parcimonie pour un final explosif…

L’auteur distille les indices et tente de perdre son lecteur à travers plusieurs réflexions… J’ai été embarquée dans une intrigue avec des personnages que j’ai eu plaisir à découvrir, à apprécier, ne pas comprendre… J’ai eu de l’empathie pour certains et détesté d’autres…

Julie, Ju Lit les Mots

Le lecteur se laisse très facilement happer par ce thriller plutôt sombre et psychologique, mais aussi hors du commun, particulièrement bien construit et maîtrisé. Prenant le temps d’installer son intrigue, l’auteure distille ensuite les indices au fur et à mesure des chapitres. Soumis à un suspense haletant et brillamment maintenu tout au long du récit, le lecteur ne peut ne peut dès lors s’empêcher de tourner les pages jusqu’à un final particulièrement réussi.

Aurélie, Des Livres et Moi

L’auteure a fait un super boulot sur la psychologie des personnages. Enquêteurs, amis, victimes, assassin….. Ils sont tous travaillés profondément. Si on frôle les clichés à de nombreuses reprises, elle ne semble pas s’être reposée là dessus, et j’aimerais bien connaître le temps qu’elle a passé à établir le profil de chacun d’eux! (…) En revanche, je dois l’avouer, le rythme souffre de certaines zones d’ennui. Il aurait pu perdre une bonne quarantaine de pages. Si l’histoire s’ouvre sur un meurtre, il faudra patienter une centaine de pages pour que l’enquête s’ouvre. C’est un plus comme un moins, car si ce « trou » ralentit clairement la lecture, il semble néanmoins essentiel pour poser correctement les personnalités multiples des différents acteurs. (…) En conclusion, un bon thriller psy dans les règles de l’art, mais qui souffre peut être d’un manque d’originalité et d’un rythme un peu long. Mais rien qui ne découragera des passionnés du genre. Et, il faut être honnête, pour un premier essai, Amélie de Lima relève le challenge haut la main!!!

Kathy, Les partages de la bouquiniste

D’une voix à l’autre, ce roman se construit doucement, sans jamais trop en dire. Amélie De Lima a pris la liberté de mettre un peu de son Nord natal dans la bouche de ses personnages, et ça fait du bien. On fouille les esprits jusqu’à avoir l’impression qu’ils ne pourront rien nous cacher, encore moins nous tromper. Dès le départ s’instaure une espèce de proximité presque gênante où chacun lève le voile sur son côté sombre au cours de moments d’introspection et de dialogues si réalistes qu’ils en sont troublants. Personne n’est épargné, encore moins le lecteur, car faute de piste réellement exploitable, l’enquête se veut de plus en plus éprouvante pour tous ceux qui y sont mêlés. (…) Le Silence des aveux est un premier roman « avec les maladresses d’un premier roman », mais qui révèle le potentiel d’une plume noire, sèche, rentre-dedans. L’authenticité au service de l’horreur humaine. Efficace.

Mélissa, Le kilomètre manquant

 

Vous l’aurez compris, je n’ai pas accroché. Pas parce que le livre est mauvais. Simplement parce que je n’ai pas réussi à rester concentrée sur l’histoire. Un mauvais timing peut-être, je n’étais pas dans les meilleures dispositions pour le lire à ce moment-là. Pour autant, j’ai trouvé qu’il était bien travaillé. Les intrigues sont plaisantes, rythmées. Néanmoins, j’ai eu l’intuition de connaitre le tueur au premier tiers de ma lecture et je ne m’étais pas trompée. Là encore, ce n’est pas de la faute de l’auteur. Je me suis basée sur mon feeling, pas sur les indices du récit. J’aurai aussi bien pu me tromper, ça m’arrive souvent. Pour autant, c’est assez étrange, mais j’ai envie de lire la suite. Parce que si j’ai été déconnectée du livre sur une bonne moitié, la seconde partie m’a particulièrement plu. Un rythme plus marqué, une ambiance plus complexe, et un peu plus sombre encore. La psychologie des personnages s’y exprime avec brio alors qu’elle est un peu éparpillée dans la première moitié du livre. Aucun doute, je donnerai une seconde chance à Véronique.

Virginie, Beltane (lit en) Secret

Catégorie Premier Roman : Des petits biscuits pour la timidité -Les Chroniques

Naëlle possède un étrange don de voyance.
Le hasard la jette seule en pleine campagne, dans un vieux moulin qu’elle pense pouvoir restaurer. Julien est un gamin de dix ans, solitaire et peu bavard.
Une exquise amitié – qui n’aurait pas dû naître – se noue entre eux. Mais pour la jeune femme, cette complicité semble compromise d’avance. Elle est sûre d’une chose : Julien ne pourra pas recevoir longtemps l’amour dont il a besoin. Ses visions lui font savoir que le destin de l’enfant est déjà tracé, et qu’elle n’y est pas étrangère…
Une escapade pleine de vie, entre tendresse et suspense, où l’étrange s’invite sur la pointe des pieds.
Pour ce premier roman, j’avais envie de quelque chose qui soit à la fois facile à lire, drôle et surprenant. À la fin du livre, je voulais qu’on se dise : « Non… Il n’a pas fait ça !»
Fait quoi ? Vous verrez bien..

 

Auteur : Errol Sabatini

Editeur : Auto-édition

Nombre de pages : 228

Genre : Contemporain

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Une petite bulle de bonheur, qui vous redonne l’espoir tellement il est plein de vie et de gaîté, malgré une histoire triste… Oui, il y a une histoire triste, mais les enfants ont une telle capacité de vivre et un tel regard sur les choses que voir par les yeux d’un enfant ça fait du bien ! (…) Même si le twist final a déjà été utilisé par d’autres auteurs, ici Errol Sabatini, lui donne un vraie sens psychologique pour donner une explication. Jamais je ne me serais imaginée cette fin, tellement le récit est bien construit ! L‘étrange s’invite sur la pointe des pieds.

Julie, Ju lit les Mots

A peine franchissons-nous la première page que l’auteur nous dévoile le décor dans lequel nous allons évoluer, nous présente les principaux personnages que nous allons côtoyer… Et sans même s’en rendre compte, le lecteur se laisse envoûter par la plume de l’auteur et entraîner au coeur même de cette intrigue d’une remarquable intensité, brillant mélange des genres riche en émotions. Agrémenté de très courts chapitres donnant du rythme et même de l’allure au récit, le lecteur est captivé et ne voit pas le temps passer ni les pages défiler qu’il se voit déjà pris au dépourvu par cette fin inattendue… Mais tellement réussie…

Aurélie, Des Livres et Moi

Délicieux comme un goûter chez mamie ! Voilà qui résume parfaitement mon avis. (…) Un roman de vies, de tendresse abordé avec une part d’étrange qui lui apporte une fraîcheur et un double niveau de lecture des plus renversants !!
Le style simple et concret nous invite à l’intérieur du village. Un roman rythmé par des chapitres courts. Les personnages sont travaillés tout en réalisme et profondeur. Une écriture tendre au service d’une histoire attachante, avec un final jubilatoire. 

Sophie, L’accro Liseuse

Je l’ai découvert lors des pré-sélections du prix des Auteurs Inconnus, et j’ai pu donc découvrir les premières pages, le synopsis et la couverture. Bon, pour être honnête, j’étais pas méga méga chaude. Meugnon, sympatoche, facile à lire. Hum.
Pis, hier soir, je l’ai attaqué. Et j’ai lu, j’ai lu, j’ai lu…. Les personnages sont hypers attachants, le cadre est grandiose, l’histoire est très touchante. (…)
Meugnon, sympatoche, facile à lire. Hum.
Mais c’est loin d’être QUE tout ça!!!!! Mais loin mais alors loooooin!!!!!!
PARCE QUE figurez-vous, que à la fin, ……. Hiiiiiiiiii!!!!!! Je peux rien vous dire!!!!!!!!
Si ce n’est qu’Errol nous a eu, tout au long du bouquin, avec un récit meugnon, sympatoche, facile à lire, pour mieux nous retourner le cerveau dans les dernières pages! Et nous livrer un cri d’amour inconditionnel, surréel, vibrant et décidément magique!!!!!!

Si j’vous dit que j’ai passé un peu plus de 2h les fesses sur une chaise inconfortable parce que je pouvais pas lâcher le roman, c’est  suffisant  ?

Si j’vous dit qu’une couverture ne fait pas un roman…non parce que sérieux, celle là elle est pas terrible. Une jolie photo d’un moulin en Camargue aurait été mieux. Mais bon ce n’est que mon avis . Bon ok c’est pas un argument suffisant

Si j’vous dit que l’auteur à une plume magnifique qui nous raconte une histoire mignonne, sympathique avec des personnages attachants et une justesse sur les mentalités des hameaux :  t’es différent, t’es pas du coin…ben on t’aime pas et on te le montre !! Ça vous donne envie de le lire ? Non ? C’est pas encore suffisant ?

Bon et si je vous dis que l’auteur est assez doué pour vous surprendre au point de vous faire tomber de la chaise sur laquelle vous étiez inconfortablement installés par une fin juste …. ben juste… 😮

Magali, Lectures Familiales

Catégorie Premier Roman, L’imagerie – Les Chroniques

L’Imagerie est un roman de science-fiction écrit par Adrien Lioure et mettant en scène Alix, jeune étoile montante du cinéma, qui apprend lors des dernières prises de son prochain film la mort de sa femme et de son enfant, Sophie et Max. Pour l’accompagner dans cette épreuve particulièrement douloureuse, Alix peut compter sur Dolorius, sa Souffrance. Il s’agit d’un être à l’origine des maux et des douleurs des hommes. Derrière chaque blessure, qu’elle soit physique ou psychique, une Souffrance est à l’ouvrage.

Mais jamais Dolorius n’avait eu affaire à une douleur si aiguë, si inassouvissable. Il comprend vite que pour sauver Alix, il n’y a qu’un moyen. Lui rendre Sophie et Max. C’est ainsi que les deux personnages feront tout pour tenter de rejoindre L’Imagerie, lieu mystérieux et inconnu où finissent les âmes des défunts.

 

Auteur : Adrien Lioure

Éditeur : Auto-édition / BoD

Nombre de pages : 248

Genre : Science-Fiction

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Pensant tout d’abord à une version modernisée du mythe d’Orphée à laquelle je craignais de ne pas adhérer, l’auteur parvient à nous livrer une histoire à la fois touchante et déconcertante, plutôt originale, à laquelle je ne m’attendais décidément pas.
Si le fait de changer de personnage à chaque chapitre nécessite un petit temps d’adaptation pour ne pas perdre le fil de l’intrigue, la narration à la première personne permet une pleine immersion au coeur de cette histoire incroyablement riche en émotions.
On a l’impression de lire un script de théâtre, ou de cinéma. Alors évidemment, quand on sait que l’auteur a fait des stages en cinéma, ça se comprend. Sauf qu’on est en train de lire un livre, et pas de regarder la télévision. C’est principalement ce qu’il m’a manqué ici. La rédaction. L’histoire manque de liant, d’accroche. Pourtant elle a tout d’une grande. Les personnages sont recherchés, bien travaillés, la narration est très structurée, le concept de l’univers de l’Imagerie est bien construit, et je n’ai pas repéré de fautes horribles, du moins, s’il y en a, elles ne m’ont pas sautées aux yeux. Tous les éléments sont là. Mais il manque ce petit truc qui fait que ça fonctionne. Que ça envole notre esprit et l’emmène complètement ailleurs.

Adrien Lioure réussi à nous faire ressentir d’une façon assez exceptionnelle le calme et l’atmosphère toute particulière de certains lieux. La transition entre cette atmosphère calme et le bruit, l’excitation et le flots d’actions des autres chapitres est certainement la raison pour laquelle j’ai beaucoup moins aimé cette partie.

Je reste tout de même sur une impression générale assez positive. Le début et la fin du roman m’ont aidée à oublier la partie qui ne m’a pas plu. L’auteur a une écriture fluide, agréable, une imagination exceptionnelle et sa vision de l’après vie me plaît beaucoup.

Un roman déconcertant plein d’amour et d’entre aide.

Delphine, Mon évasion littéraire

Ce n’est pas le genre de roman vers lequel je me serais dirigée en dehors du Prix des Auteurs Inconnus, mais j’admets avoir été agréablement surprise. L’univers crée par l’auteur est original. Les personnages sont hauts en couleur, les dialogues plaisants. Là où j’imaginais des larmes, j’ai trouvé une bonne dose d’humour, un second degré maitrisé. Adrien Lioure propose une approche de la souffrance, mais aussi de la vie et de la mort, intéressante. On y adhère rapidement, les mots sont choisis, les phrases bien tournées. Je regrette toutefois la multiplication des personnages passé le premier tiers du livre. Je me suis trop éloignée d’un point de départ qui, contre attente, m’avait plu. Le roman glisse peu à peu vers une aventure trop dense à mon goût. J’ai refermé L’Imagerie sur une note positive car le dernier chapitre m’a plongée dans une ambiance différente encore, plus sobre, plus sombre, où l’émotion surprend.

Mélissa, Le Kilomètre manquant

L’histoire en soit est bonne, les personnages plutôt sympathiques et certains ont même un peu le sens de l’humour qui nous fait sourire par petites touches tout au long du roman.

La multitude des personnages risque de perdre certains lecteurs, et on trouve quelques répétitions. Mais le plus difficile, pour moi, a été le style de l’auteur que j’ai trouvé saccadé (phrases courtes, absence de sujet …) ce qui m’a perturbé. (…)

Magali, Lectures Familiales