Catégorie Romance : Contre vents et marées de Audrey Martinez – Chronique

Auteur : Audrey Martinez Auto-Edition – Nombre de pages : 350 pages Genre : romance contemporaine

Jack a une vie familiale chaotique. Sa mère, Cécile, est en dépression depuis un an. Le jeune homme se débat pour survivre, malgré la violence, l’alcool et la solitude.
Jusqu’au jour où il rencontre la sublime et douce Marta. Le destin a décidé de lui donner une chance de s’extirper de ce quotidien destructeur. Mais la vie n’est pas un long fleuve tranquille et les épreuves vont se succéder au point de compromettre leur avenir.
Parviendront-ils à s’aimer contre vents et marées ?

Ce qu’en ont pensé les chroniqueurs :

L’histoire n’est pas vraiment mise en scène. Pas de descriptions, pas d’ambiance, pas de contexte… les passages narratifs ressemblent à des résumés de ce qui est censé se produire plutôt qu’au récit d’un moment de vie. Quant aux dialogues, ils sont constitués d’un assemblage de répliques, souvent peu naturelles, et elles aussi sans contexte. Quelques indications éparses donnent une vague idée de mouvement ou de ton de voix, mais c’est rare. Le reste du temps, il faut faire avec la réplique brute, sans aucune idée du ton employé, aucune indication de langage corporel, d’expression de visage ou d’émotion suscitée par les échanges. Pour l’un des dialogues, il m’a fallu cinq échanges avant de savoir qui parlait avec qui. Pour un autre, j’ai dû attendre la fin de sa scène pour savoir si la cousine était présente en personne ou au téléphone.

Louve

A chaque début de chapitre, on a une date. Seulement, parfois, j’ai trouvé que les dates étaient un peu incohérentes avec la vie réelle (malheureusement je ne peux pas détailler davantage sous peine de spoiler…). Je peux juste dire que parfois, je perdais la chronologie des événements et me demandais combien d’heures durait une journée pour ces personnages…

Cependant, il y a un point positif avec ce roman : la plume d’Audrey Martinez se laisse lire sans difficulté. Ainsi, Contre vents et marées se lit très rapidement. Petite nuance pour les dialogues qui parfois manquent d’authenticité, de réalisme. Néanmoins, le fait d’avoir plusieurs points de vue rend la lecture plus agréable.

Des plumes et des livres

Dans ce roman, on traite de nombreux sujets comme l’alcoolisme, dépression, deuil… Des choses qui ne sont pas forcément hyper joyeuses mais qui sont intéressantes à développer. Ici, l’accumulation des problèmes ne m’a pas permis d’y croire plus que cela et forcément… Je n’ai rien ressenti d’intense en lisant ce roman.

Pour en revenir à cette sensation de déjà vu, si vous avez vu (et revu comme moi) la série Les frères Scott (VO : One Tree Hill), vous ne pourrez pas passer à côté des similitudes : une mère dépressive qui laisse son enfant partir, une mère qui n’aime pas sa fille et qui ne pense qu’à sa carrière, des péripéties dont je ne peux vous parler sans vous dévoiler l’intrigue qui sont arrivées aux personnages de la série même la confection des brookies… S’il n’y avait eu que des comportements similaires, des petites touches comme les brookies, (parce que ça existe, c’est même bon) je n’aurais pas relevé. Cependant, j’ai repéré au moins 7 similitudes, c’est pour cela que je ne pense pas pouvoir parler de coïncidence mais plutôt d’inspiration. Cela ne m’a pas gêné plus que cela mais j’avoue qu’un sentiment d’incompréhension s’est emparé de moi.

Satine’s book

Certains déséquilibres sont à noter dans le récit, notamment au niveau des journées qui semblent parfois interminables ainsi qu’au niveau des dialogues parfois difficiles à suivre. Parfois, on ne sait plus qui parle, et certains tirets concernent des commentaires et non le dialogue entre les personnages.

Pour autant, malgré ce sentiment mitigé, j’ai passé un bon moment de lecture. Les personnages principaux sont attachants et même si leur vie est particulièrement tumultueuse, l’auteure a souhaité montrer que certaines rencontres peuvent faire basculer une vie et cela quel que soit l’âge.

Livresquement votre

Durant cette lecture, j’ai retrouvé la plume agréable d’Audrey Martinez : un style fluide, direct, qui décrit des gens vrais, sans fioriture. J’ai cependant remarqué quelques erreurs, sûrement dû au fait qu’il s’agissait là de son second roman : à plusieurs reprises, on se demande qui parle, il manque quelque fois un peu de visuel pour mieux se représenter les scènes. La plume n’est pas déplaisante et se lit facilement, mais l’histoire contient un peu trop de situations complexes desquelles les héros se sortent facilement, ce qui ne permet pas une véritable empathie envers eux.

Aurore Universe

Toutefois, même si l’œuvre traite de sujets graves, c’est avant tout une jolie histoire d’amour. Peut-être que la jeunesse des concernés explique ce sentiment d’urgence d’aimer. Ou, peut-être, que l’amour peut frapper à tout âge. En tous cas, l’histoire de Jack et Marta se révèle petit à petit dans la tendresse et la confiance. Même si la passion les anime, on sent que leur attachement ne se limite pas au désir. Et ça aussi, je trouve que c’est appréciable dans une romance.

Nualive

Audrey Martinez parle, à travers tout ce petit monde, de sujets importants et graves que l’on peut rencontrer chaque jour dans notre société : l’amour bien sûr, la confiance, les relations parents-enfants, le manque d’amour, la maternité, l’alcoolisme, la violence… tous des thèmes qui nous touchent de près ou de loin. J’avoue avoir été touchée par l’histoire de ces deux jeunes gens. Elle m’a rappelée des souvenirs lointains, encore présents à ma mémoire et parfois à vifs. Une lecture, donc, intense en émotions. Je me suis, en plus, retrouvée plongée au début des années 90, avec son lot d’images personnelles, de musiques…Un bon petit retour en arrière… J’ai pu apprécier une nouvelle fois le style fluide et la belle plume de Audrey Martinez, elle est bouleversante émotionnellement. J’ai donc passé un moment agréable, somme toute, avec Martha et Jack.

Marie Nel lit

Catégorie Imaginaire : Osukateï – L’âme de l’Arbre-Mère, Tome 1 : Le seigneur de la branche de Geoffrey LEGRAND – Les chroniques

Auteur : Geoffrey LEGRAND – Éditeur : Les éditions d’Utoh – Nombre de pages : 458 pages – Genre : fantasy

J’ignore comment les historiens futurs me jugeront. Me verront-ils comme un despote, un tyran sanguinaire, une folle qui renversa le monde ? Ou bien mes actes auront-ils une telle portée qu’ils rachèteront mes crimes à eux-seuls ? Une chose est certaine, mon nom est gravé si profondément dans le bois de la déesse qu’une éternité serait insuffisante pour l’en effacer.

Fille de Seigneur, Luwise Sofunada est éduquée pour succéder à son père. En ce monde pourtant, nul pouvoir n’est héréditaire. Okateï, l’Arbre-Mère qui couvre la terre, désigne ceux qui auront la charge de protéger ses bourgeons. Luwise doit apprendre les devoirs d’une reine et mériter la confiance de la déesse pour hériter du trône.
Mais désire-t-elle réellement cette responsabilité ? Alors que son entourage la pousse dans cette voie, les questions se bousculent. Ses doutes atteignent leur paroxysme lorsque se révèle une connexion particulière avec la déesse. Un don que certains considèrent de mauvais augure.

Les jeunes années de Luwise Sofunada oscillent entre innocence et tragédie, aventure et conspiration. Ce roman d’apprentissage vous emmènera le long des Branches de l’Arbre-Mère, dans les tréfonds de la déesse Plante, à la recherche de l’âme humaine.

Ce qu’en ont pensé les chroniqueurs :

Les descriptions de l’arbre Mère qui paraissent longues et difficiles à retenir au premier abord, se révèlent très utiles pour comprendre la suite des événements et on se rend compte que toutes les informations données ne sont pas laissées au hasard. L’écriture de l’auteur est fluide, mais également détaillée avec une grande minutie. La première partie rédigée à la première personne au passé (Luwise) est très intéressante, Luwise pose un regard plus mature sur des événements de son enfance avec énormément de détails. La construction du récit reste très classique : la première partie relatée permet de mieux comprendre les enjeux et les situations développés dans la suite du roman.

De manière générale, Geoffrey Legrand a su développer un univers qui lui est propre et le maîtrise dans les moindres détails. Osukateï est un livre de fantasy qui sort des sentiers battus et qui est très passionnants pour tous les fans de ce genre.

Des plumes et des livres

J’ai sincèrement accroché à cette histoire, à ce monde particulier que l’auteur décrit d’une façon détaillée et minutieuse. On y croit, on s’y voit ! Tous les personnages apportent une touche d’authenticité et enrichissent le récit qui est déjà très bien conçu.
Un roman très bien écrit avec une plume riche, délicate, harmonieuse, le rythme est donné pour nous surprendre jusqu’à la fin.

Donc vous l’aurez compris ce fut une très jolie découverte et quoi qu’il arrive je me tiendrai prête pour la suite.

Le voyage livresque de Fabie

La spiritualité, la dualité et les parallèles peuvent être faits avec notre monde actuel. La nature, sa puissance et sa générosité m’ont séduite, ce sont les points forts de cet ouvrage de fantasy de qualité.

La plume soignée et enlevée, le vocabulaire fidèle au genre sont les atouts de ce roman, pour une non-initiée à la fantasy comme moi. Je suis très attachée à ces aspects, l’imaginaire doit être développé et m’évader sans me perdre en cours de route. J’y ai trouvé cette pointe de poésie subtile voir pudique des films d’animations de Hayao Miyasaki, l’auteur en fait d’ailleurs une de ses inspirations à la fin de l’ouvrage.

Osukatei est une belle mise en bouche, l’intrigue est plantée, j’ai presque saisi le sens et la construction. C’est une histoire à variations multiples, avec des valeurs malgré une première partie assez dense, je ne peux qu’encourager les amateurs de fantasy et les non initiés à découvrir cet ouvrage (je me répète) de qualité.

Encore un livre

L’intrigue reste simple par moment. En effet, un lien avec une déesse, des étapes à réussir pour pouvoir arriver à ses fins… Le schéma n’est pas original. Cependant, les étapes et aventures que va devoir traverser notre personnage principal vont lui permettre de faire le vide dans son esprit. Elle se nourrit de ce qu’elle apprend durant son voyage initiatique. La spiritualité est un élément important dans ce roman. J’ai trouvé cela très sympathique à découvrir.

La plume de Geoffrey Legrand est captivante. Je vais même aller plus loin en disant que je me suis pris une petite claque. Elle est belle, pleine de douceur et de poésie. Dans ce monde où la nature règne en maître, la plume de l’auteur rend toute sa splendeur à cette Mère Nature. C’est très beau.

Satine’s book

Si l’intrigue est si passionnante, c’est aussi parce qu’elle est soutenue par une galerie de personnages fort intéressants, à commencer bien sûr par notre héroïne qu’on se plaît à voir évoluer d’un bout à l’autre du récit. Bien vite elle quittera l’insouciance et l’innocence de ses jeunes années pour devenir une jeune femme accomplie, courageuse et déterminée… On suivra chacun de ses pas, on assistera à chacune de ses épreuves, on partagera chacun de ses doutes et on s’y attachera d’autant plus au fur et à mesures que les pages défilent…

Ce roman est d’autant plus prenant et palpitant qu’il est porté par une plume fluide et élégante, servi par un style vif et attrayant… Promesse d’un moment de lecture tout simplement fascinant…

En bref, un premier tome original et captivant à l’issue duquel je n’ai plus qu’une idée en tête : Lire la suite !

Des Livres Et Moi

J’ai donc léché, avec ma langueur caractéristique, les mots premiers, doux et enchanteurs, les premiers chapitres, descriptifs et rythmés ; et suivi d’un regard évasif la seconde partie, frêle et soporifique, les aventures de l’héroïne et sa bande de coupains tous plus intéressants les uns que les autres. Mention spéciale pour Vänesine. Ça fait très vaseline, j’aime bien.

In fact, amateurs de fantasy ou pas, vous pouvez vous jeter sur ce bouquin et admirer son univers élaboré comme il se doit quoique je m’y sois quelques fois perdu. Aussi peu engageante m’ait semblé une grosse partie de ce monde, la plume enchanteresse de l’auteur a lénifié le voyage et mené à bon port le chiant lecteur que je suis. Et ça, c’est pas peau de zébi.

Le Sexy Con Fabulateur

l’auteur a su créer un univers très riche avec une diversité de personnages, de créatures, avec un langage propre à son monde, l’écriture est vraiment minutieuse et très détaillée ce qui peut éventuellement perdre le lecteur. C’est un livre intéressant, captivant car entre stratégie militaire, lutte du pouvoir, quête pour maîtriser son don, relations diplomatiques, amitié, amour etc., il ne laissera pas indifférent. Ce récit peut plaire à ceux qui aiment la Fantasy pure.

Notangel & Jay

Le plus gros point positif de ce texte est clairement la plume de Geoffrey Legrand, qui est une très belle découverte. A la limite de la poésie par moment, le style est fluide, clair et vraiment très agréable à lire. L’auteur a su adapter avec brio son écriture au rythme de l’action, prenant parfois le temps de faire de jolies phrases douces.

Le second point que j’ai vraiment aimé, c’est l’univers. Le monde créé est original, et extrêmement bien travaillé. Le monde connu est un arbre, composé de ramifications, elles-mêmes composées de branches, qui s’organisent comme des royaumes. La géopolitique, les traditions, la société, l’histoire, rien n’est laissé au hasard. C’est un travail très impressionnant à mes yeux, un vrai tour de force.

Malgré tout ces avantages, certains points ont noirci le tableau, et me laissent avec un avis plus mitigé.

Faby

Il s’agit d’une histoire agréable à lire. L’héroïne est vraisemblable, parfois pleine de bon sens, et parfois on a envie de lui mettre des claques (ce qui fait tout le charme du personnage !). Cette histoire initiatique se lit facilement et est très prenante. Les erreurs de langue mettent un bémol à mon avis général.

A part quelques longueurs, dues au fait que l’auteur veuille pousser les détails et les explications un peu trop loin, on se laisse finalement bercer par la plume de ce dernier. Autre petit bémol, la carte présentant les différentes branches aurait nécessité plus de détails. Un arbre généalogique ne serait pas de trop non plus, les familles sont nombreuses et on a tendance à se perdre un peu au milieu de tous ces noms. Malgré une histoire un peu longue à se mettre en place, j’ai adoré partir à l’aventure avec Luwise. Il y a beaucoup de moments forts en émotion. Geoffrey Legrand a su me transporter dans ce monde aussi beau que cruel. J’ai passé un très bon moment et il me tarde de découvrir la suite, surtout avec cette fin inattendue.

Dans ce roman, on aborde diverses notions telles que la politique – le jeu du pouvoir a un rôle essentiel dans l’existence de ce Monde – la philosophie, on parle de légendes, d’écologie. Dans un monde comme le nôtre où l’homme a la mainmise sur la nature, on se rend compte, au travers de ce roman, que la nature a repris ses droits et que c’est elle qui choisit. J’ai aimé la plume de l’auteur, poétique, fluide, il utilise un vocabulaire élaboré mais pas complexe. Il soigne les descriptions que ce soit celles des personnages, des lieux, des événements.

Lauren : Il faut avouer que la plume de l’auteure est particulièrement poétique. Ce livre est vraiment très bien écrit. L’élément central de ce monde étant l’Arbre-Mère, on perçoit rapidement que la nature a une place très importante.

Marion : Par contre, si je dois déplorer quelque chose, c’est que malgré qu’on soit pris dans le livre, le fait qu’il s’agisse d’un récit de vie nous place dans le rôle de spectateur et personnellement lorsque je lis, j’ai besoin de vivre au côté des personnages et c’est ce qui m’a manqué ici. Parce que, même s’il y a de l’action et des rebondissements, on ne le ressent pas de la même manière. Néanmoins, la plume de l’auteur est tellement magnifique et envoûtante, que l’on ne s’ennuie pas et c’est ce qui m’a poussé à tourner les pages. Sans compter l’intrigue autour de Luwise qui attise la curiosité !

All men must read

Catégorie Imaginaire : Dino Hunter d’Olivier Saraja – Les chroniques

Auteur : Olivier Saraja – Éditeur : Éditions du 38 – Collection : Du Fou – Nombre de pages : 256 pages – Genre : fantastique – fiction

Sous les feux d’un soleil brûlant, seul un fou oserait traverser les déserts du Texas sans l’aide d’un guide expérimenté. C’est le boulot de Buck, un vétéran au tempérament solitaire et silencieux. Non content de compléter sa retraite, il peut ainsi explorer ces territoires arides à sa guise. Car Buck en est convaincu : un monstre tout droit sorti de la préhistoire se dissimule quelque part. Il le sait. Leurs chemins se sont déjà croisés autrefois. Aussi le jour où Amanda Summers, une brillante chercheuse en bio-ingénierie, loue ses services pour une expédition scientifique sur les rives du Rio Grande, le guide sait qu’il ne s’agira pas d’une promenade de santé : le danger rôde partout. Et les crotales sont le moindre de ses soucis. Mais alors que Buck et Amanda arpentent le désert, tout bascule : une mystérieuse apparition dans le ciel sonne le début d’un véritable lâcher de dinosaures en pleine nature. Et si des extraterrestres planifiaient en secret la résurrection des créatures préhistoriques ? Buck n’a pas d’autre choix que de ressortir les armes : des monstres venus des âges les plus reculés, des aliens insaisissables, une mystérieuse agence gouvernementale, tout concourt à le faire replonger dans un passé qu’il aurait préféré oublier. Après Zombie Kebab, Olivier Saraja reprend les codes du pulp pour nous livrer un récit où se croisent dinosaures, men in black et aliens. Allez savoir ce qui se passe dans sa tête !

Ce qu’en ont pensé les chroniqueurs :

Conduit à un rythme effréné et servi par une plume vive, pétillante, un style tout aussi nerveux et fluide, le roman n’est pas très long mais procure largement ce qu’il faut de sensations fortes et de plaisir pour ne jamais laisser place à l’ennui.

En bref, un roman fun et fort surprenant pour un moment de lecture particulièrement plaisant en perspective !

Des livres et Moi

Dans un premier temps, il faut admettre que si vous n’êtes pas connaisseur de dinosaures, vous risquez de trouver la lecture un peu compliquée. En effet, l’auteur ne les décrit pas vraiment, et si vous ne savez pas à quoi ressemblent ces espèces, ça doit être difficile de vous imaginer les scènes.
L’exploitation des dinosaures est bien pensée, et je pense qu’elle peut être crédible. Toutefois, je trouve particulier qu’aucun dino ou presque n’ait de nom. C’est peut-être moi qui suis bizarre, mais en se rapprochant autant d’un animal que le font les Dino Hunters, je leur aurais donné un nom, histoire d’intensifier ou d’officialiser le lien.

Faby

Pour contrebalancer, et cela rattrape largement les petits accrocs, j’ai trouvé que l’exploitation des dinosaures, et surtout des relations, qu’elles soient entre eux, avec les espèces animales actuelles, ou avec les hommes, était vraiment approfondie et c’est quelque chose de non négligeable lors d’une lecture : Olivier Saraja a réussi à véhiculer différentes émotions par la simple force de ses mots, et il nous livre des personnages uniques au cœur d’une histoire écrite avec passion.

La tasse ébréchée

Au départ, j’ai eu un peu peur : une invasion de dinosaures sur la Terre, le tout envoyés par une horde d’extraterrestres, ça pose question… Mais pourquoi pas, en fait !! Parce qu’en définitive, Olivier Saranja nous entraîne dans son univers de dingue d’une main de maître. On se retrouve avec des dinosaures de tous les noms, d’ailleurs si on veut suivre un peu, mieux vaut chercher à quoi ils ressemblent, sinon on se perd vite tellement il y en a. L’écriture est fluide, le rythme soutenu, on prend plaisir à suivre l’évolution de l’invasion.

En revanche, autant on a quantité d’informations sur les dinosaures, autant je trouve que les extraterrestres, qui, pourtant, ont le premier rôle, sont peu décrits. J’aurais aimé avoir plus de renseignements sur eux…

… Parce que, me voilà complètement dans le livre, l’action est à son comble, et je reste sur ma faim. La fin du livre me laisse perplexe. Un second tome est-il prévu ? Que deviennent les personnages ? Le message est clair, je l’ai bien compris, mais doit-on réellement en rester là ?

Aurore des Bulles et des couleurs

Lauren : Finalement, ce roman, qui avait été au départ, une lecture agréable n’a pas su me garder captivée dans la mesure où il finit par traîner en longueur.

Marion : Les idées sont bonnes, mais la mise en place de tout ça, pas tout à fait convaincante. Une lecture longue alors qu’elle semblait plutôt cool. Une petite déception, pour moi.

Vous pouvez retrouver les chroniques des autres membres du jury sur le site du prix pour avoir d’autres avis.

All Men Must Read

Avec une écriture vive et rythmée, l’auteur donne corps et cœur à ses « héros » dans un tempo soutenu et effréné.
Avec des dialogues parfois très drôles, des situations de temps à autre cocasses, des flash-back révélateurs, l’auteur a réussi son pari avec un final qui nous pousse à la réflexion.
Le seul petit bémol, pour moi, est qu’il y a un peu trop de… Tout. Trop de composants différents, impressions de déjà vues ou lues, des situations parfois un peu trop tirées par les cheveux.
Bon j’ai quand même passé un bon moment et ça reste une lecture distrayante.

Le voyage livresque de Fabie

Objectivement c’est un bon roman rythmé, avec de nombreux rebondissements, de bons personnages  dans l’équipe des Dino Riders qui plaira sans doute aux lecteurs avides de dinosaures, vie extra-terrestre, agence gouvernementale. Mais trop d’actions visuelles et de diplodocus pour moi !   

Encore un livre

Malheureusement, malgré ces points positifs, je ne suis pas entrée dans l’histoire. Le roman est rythmé, possède de nombreux rebondissements. Dino Hunter plaira sans doute aux lecteurs avides de dinosaures, d’extra-terrestres et d’agence gouvernementale secrète. Seulement, ce ne sont pas là mes goûts en matière de lecture.

Des plumes et des livres

Je me suis retrouvée avec une impression de Men In Black couplée à Jurassik Park. N’étant pas forcément hyper fan de ces deux univers, j’ai eu du mal à m’accrocher dans ma lecture. Je reconnais, bien volontiers, le talent de l’auteur, cependant, ce n’est pas un univers pour moi. Ce sont simplement des choix personnels ici. Je suis une lectrice plutôt fleur bleue alors imaginez ma tête quand un personnage court après des aliens.

Néanmoins, l’auteur est parvenu à me faire sortir de ma zone de confort. J’ai trouvé cela très sympathique.

Satine’s book

Même si je n’ai pas adhéré totalement à cette lecture, j’en garde une assez bonne impression. J’ai été touchée par le personnage de Buck et son histoire singulière. J’ai aussi beaucoup aimé la relation qui se met en place entre Amanda et lui. Les dialogues ont du mordant et la plume de l’auteur est entraînante. Son style est plein de peps et je serais curieuse de lire un autre de ses écrits. Je vous invite donc à vous faire votre propre idée sur Dino Hunter.

Maya au pays des livres

La plume de l’auteur n’est pas toujours très fluide et nous nous sommes retrouvés un peu perdu entre les Flashbacks et les moments présents malgré tout celle-ci est captivante et addictive. On ne s’ennuie pas une seule seconde.

En conclusion, un récit riche en action, avec un final qui peut laisser certain lecteur sur leur faim. Nous le conseillons à toutes les personnes aimant la science-fiction et les histoires apocalyptiques.

Notangel & Jay

J’ai été agréablement surprise par la morale et la fin de l’histoire. Je m’explique. J’ai été surprise non pas par cette morale, mais par le fait qu’elle soit présente dans ce livre. Elle y est à juste titre, mais je ne m’y attendais pas, c’est une très bonne surprise.

Pour résumer mon avis sur ce livre, malgré la déception quant à la couverture et un manque de profondeur au niveau des émotions, ce livre est tout en action, en bonnes idées et fait réfléchir sur la place et le comportement des humains sur la Terre. C’est une belle découverte, et enfin un livre de science fiction qui a trouvé grâce à mes yeux.

La caverne d’Ankya

 

 

Catégorie Romance : La citadelle des monstres de Laura Black – Les Chroniques

Auteur : Laura Black – Éditeur : Sharon Kena – Nombre de pages : 316 pages – Genre : romance fantastique

Romane et Iaël, amies d’enfance, ont créé leur entreprise dans l’organisation de mariages. Quand Iaël se casse la jambe, Romane se précipite à Lirelle, petit village breton, pour s’acquitter du contrat signé par son amie et organiser un mariage fastueux. Rien de bien compliqué a priori pour la jeune femme qui travaille dans l’événementiel depuis cinq ans.

Sauf que Lirelle, citadelle enclavée, se révèle plus mystérieuse que prévu.

Que cachent en réalité les remparts qui isolent la ville du monde extérieur ? Pourquoi n’y a-t-il pas d’enfants dans les rues ? Pourquoi tout le monde paraît effrayé par le kiosque du jardin communal ? Qui est Rosaline, cette femme que tout le monde semble haïr depuis qu’elle a fui la citadelle trente ans plus tôt ? Entre visions et mal-être inexplicable, Romane louvoie en eaux troubles, plus vulnérable que jamais quand elle réalise qu’elle n’est pas insensible au charme du fiancé… Un homme qui a tout du prédateur et lui apparaît parfois sous les traits d’un énorme loup…

Ce qu’en ont pensé les chroniqueurs :

J’avoue être restée sur ma faim avec cette lecture. Contrairement à une lecture habituelle où l’on peut se fier qu’à la 4ème de couverture, j’ai abordé ce roman en pensant que la romance en serait le fil conducteur, surtout qu’il débute avec la préparation d’un mariage. Sur ce plan, j’avoue avoir été déçue. Attention, je ne dis pas qu’il n’y a pas d’histoire d’amour, mais l’intrigue se déroule principalement autour de la citadelle et des événements qui se sont déroulés des années auparavant. La partie romance ne passe qu’au second plan et mon côté midinette a un peu été déçue :p.

Dans une autre catégorie (je ne dirai pas laquelle pour ne pas spoiler), je pense que ma lecture aurait été moins frustrante.

Un roman qui se lit facilement malgré quelques répétitions et longueurs. En revanche, à ne pas lire pour découvrir seulement une romance.

Aurore universe

L’autrice a su construire son monde à un rythme plutôt lent au départ, mais qui permet de l’appréhender en détail et de s’en imprégner. Je trouve qu’elle a fait preuve d’une grande finesse à ce niveau, sans que jamais la lecture ne devienne pesante. En tout cas, pour moi, il a été difficile de refermer le livre chaque soir. Et ce, même durant les phases calmes de l’intrigue ! J’ai eu l’impression de déguster, savourer chaque ligne.

J’ai également apprécié que des réponses soient données à toutes les questions posées par l’intrigue. Chaque arc a son dénouement. J’approuve sincèrement ce choix de ne pas laisser le lecteur dans l’expectative pour fidéliser le lecteur. Il n’y a, ici, aucun besoin d’un tel artifice. En effet, il est facile d’imaginer d’autres aventures pour Romane simplement pour le plaisir de découvrir un peu plus le nouveau monde qui s’offre à elle. En tout cas, elle peut compter sur moi pour l’y accompagner !

Nualive

Catégorie Imaginaire : Immortal Ad Vitam de Cécile Pommereau – Les chroniques

 

Auteur : Cécile Pommereau – Éditeur : Noir d’Absinthe – Nombre de pages : 141 pages – Genre : fantastique – policier

Fred a un physique banal et les poches trouées. Il n’arrive pas à garder une fille plus de trois semaines et sort de prison. Pour couronner le tout, c’est le jour où il essaie de se foutre en l’air qu’il apprend qu’il est immortel. Fred n’a pas de chance.

Jean, lui, est flic. Il pensait avoir tout vu après trente ans passés à la Crim’. Mais voilà qu’un beau jour, un de ses cadavres se paye le luxe de se tirer de la scène de crime. Pour lui c’en est trop et il est bien décidé à le retrouver. Il ne manquerait plus qu’il parte en retraite avec une affaire non élucidée…

Ce qu’en ont pensé nos chroniqueurs :

 

La plume de l’auteur est originale, le style direct, la dérision et l’humour noir sont au rendez-vous. Les dialogues sont bien menés et les personnages ont de la répartie. Plus d’une fois je me suis surprise à rire de leurs échanges.

L’histoire est bien construite aussi, ce n’est pas un polar pur et dur, l’intrigue aux allures surnaturelles nous emmène bien au-delà d’une simple enquête. L’auteur apporte un soin particulier aux personnages, tout comme aux liens qui les unissent.

Immortel Ad Vitam est un roman atypique qui ravira sans aucun doute de nombreux lecteurs, mais c’est surtout un premier livre prometteur pour Cécile Pommereau. J’ai beaucoup aimé cette sorte de quête personnelle à la fois touchante et pleine de rebondissements. Venez embarquer avec Jean et Fred, vous ne serez pas déçus.

Maya au Pays des livres

Immortel Ad Vitam est une œuvre dynamique. Pour preuve, je l’ai lue d’une traite ce matin sans m’ennuyer une seconde. Les pages se tournent avec facilité et on se laisse prendre dans l’intrigue. Cette dernière est plutôt classique: on ignore pourquoi Fred est devenu immortel, comment tout cela fonctionne, alors les protagonistes vont mener une enquête en remontant la piste de celui qui lui a transmis ce cadeau empoisonné. Une piste qui m’a d’abord paru vraiment trop facile… jusqu’à la toute fin. Plus j’approchais des dernières pages et plus je craignais les explications tarabiscotées, les deux ex machina ou un truc cliché au possible. Et finalement… non. Je n’en dirai pas plus mais j’ai vraiment aimé ce que Cécile Pommereau a choisi comme fin. C’était plutôt intelligent, ça montrait une certaine réflexion. Le message que l’autrice choisit de faire passer surprend dans un roman qu’on pourrait, au premier abord, croire exister uniquement dans une perspective de divertissement.

OmbreBones

On peut ici souligner une plume dynamique, on ne s’ennuie pas une seconde avec Fred et son « atypisme » par rapport aux personnages que l’on peut rencontrer dans d’autres romans et qui partagent sa condition d’immortel. On se retrouve dans une intrigue assez surprenante que je ne peux que conseiller aux fans du genre ! L’auteure parvient à susciter notre attention dès le départ avec une intrigue originale, un panel de personnages divers et varié et une plume qui nous tient en haleine.

C’est donc sans surprise que j’annonce que Noir d’Absinthe signe encore ici une petite pépite.

Satine’s Books

Marion : Une bonne lecture sympathique. Une intrigue qui perd en crédibilité, mais une plume captivante.

Et, pour ceux qui ont un goût de pas assez, comme moi, vous pouvez retrouver sur le site de la maison d’édition une nouvelle (gratuite) qui est à lire après Immortel Ad Vitam.

Lauren : Quant à moi, je reste assez déçue de la tournure des événements, mais il faut avouer que c’est un roman qui mérite d’être lu.

All Men Must Read

J’ai mis du temps à rentrer vraiment dans l’histoire. Les choses se répétaient beaucoup au début, il a fallu la rencontre des deux hommes pour que je commence enfin à m’y intéresser vraiment.

Les questions se posent toutefois sur les origines de cette immortalité. Il semble qu’on puisse en apprendre un peu plus dans « Les larmes de Cernunnos », nouvelle inédite, qui peut être téléchargée sur le site noir d’absinthe, la maison d’édition.

Un livre qui se lit rapidement, des personnages attachants, un univers intéressant. La plume de l’auteure est fluide et elle manie l’humour noire avec aisance. En revanche, un début un peu long et un vocabulaire un peu trop familier parfois à mon sens.

Aurore des bulles et des couleurs

Avec des chapitres courts, Cécile Pommereau joue avec ses personnages en alternant les points de vue et en leur donnant la parole tour à tour. Grâce à ce jeu littéraire, elle rend le climat mystérieux, nous donne l’impression que Fred ou Jean s’adressent directement à nous, nous dévoilent leurs pensées profondes et cela les rend plus authentiques. Cet état est accentué par l’utilisation de la première personne du singulier.

J’ai lu les 160 pages d’une traite sans voir le temps défiler et j’ai ainsi passé un bon moment de lecture.

Le Voyage Livresque de Fabie

Ce n’est pas un polar noir teinté de spleen, c’est un roman fantastique jubilatoire qui fait du bien, les chapitres défilent, l’histoire est devenue imprévisible et m’a emmenée dans des directions que je n’avais pas envisagées. J’ai tellement aimé cette lecture, que je ne voulais plus en sortir, je ne sais pas si l’auteure a prévu de réunir Fred et Jean dans un deuxième tome, mais je suis clairement cliente ! Immortel Ad Vitam de Cécile Pommereau est une alchimie parfaitement entre deux univers !

Encore un livre

Immortel ad vitam est un roman qui entremêle plusieurs genres littéraires : entre polar et fantastique, entre feel-good et roman initiatique, le tout saupoudré d’une romance. A croire que chaque lecteur peut y trouver son compte. Cependant, la condition sine qua non est d’apprécier l’humour noir et le cynisme des protagonistes.

Je me suis laissée porter par la plume de l’auteure, les pages ont défilé et pourtant je n’ai pas ressenti d’émotions fortes. Ce n’est pas un coup de coeur mais pas une déception non plus. C’est un bon roman, bien écrit, mais sans étincelles. Selon les passages, j’ai trouvé qu’il manquait un peu de profondeur.

Des Plumes et des livres

Concernant la plume de l’auteure, malgré une volonté de donner un dynamisme à son récit, nous avons ressenti un essoufflement au fil des pages . Les premiers chapitres sont rythmés avec la mise en place de la situation et différentes actions et puis… Plus rien. Après une révélation, le récit bascule vers une quête d’identité, de vérité, on vient à se demander où l’auteure veut nous emmener.

Le monde de Notangel et Jay

Le style est très oral, sans pour autant tomber dans la vulgarité. C’est drôle, cash, mais jamais too much. Certaines réponses au tac-au-tac m’ont fait bien marrer. 

L’intrigue, elle, se suit de manière linéaire. Pas d’emberlifications, pas de nœuds, mais ce n’est pas un problème puisque l’action est toujours présente, ainsi que l’humour, donnant un rythme soutenu à l’histoire. Cette histoire, d’ailleurs, je l’ai trouvé positive. De l’amour, de l’amitié, des liens qui se créent. 

Enfin, j’ai dénombré moins de dix fautes sur tout le livre, donc je suis assez satisfaite de la qualité.

En résumé, un très bon moment de lecture, un style rythmé et agréable, une histoire qui se tient et qui est belle.

La Caverne d’Ankaya

Catégorie Romance : Te revoir à Penn Avel de Marjorie Levasseur – Les Chroniques

Auteur : Marjorie Levasseur – Auto-Edition – Nombre de pages : 243 pages – Genre : romance contemporaine

Quatre années se sont écoulées depuis que Pauline, trente ans, est venue se terrer au Croisic dans la maison de sa grand-mère. Lors de son escapade annuelle à Nantes, elle fait la connaissance de Louis, un sans-abri septuagénaire qui la sauve in extremis d’un mauvais pas. Se sentant redevable, Pauline l’accueille dans cette grande maison. Louis est un homme mystérieux et méfiant, mais il accepte cette main tendue et se livre peu à peu à la jeune femme jusqu’à lui confier sa plus grande peine.
Pauline ne se doute pas un seul instant à quel point cet élan de générosité va changer sa vie…

Ce qu’en ont pensé les chroniqueurs :

J’ai tout de suite accroché sur la couverture, qui dégage une sobriété et une poésie qui fonctionne souvent chez moi. Lors des présélections, ce roman m’a intriguée parce qu’il ne débute pas du tout comme une romance. J’ai donc été très contente qu’il soit sélectionné, et malgré quelques réserves, je me suis laissée envoûter jusqu’à le dévorer en deux jours.

une histoire qui a su me séduire malgré le tell et quelques incohérences, simple mais qui parvient à être prenante justement grâce à cette simplicité. Des persos globalement crédibles, forts à leur manière, avec leurs défauts et leurs failles. Je lis très peu de romances hétéros, mais j’ai trouvé celle-ci entraînante, facile à lire, les héros émouvants à leur manière par leur simplicité.

Louve

L’auteur a mis l’accent sur la complexité de ses personnages avec des secrets, des rancœurs, des non-dits, bien enfouis dans leur passé et leur coeur. Tout en parallèle, elle a construit une relation amoureuse naissante, sans que le reste de l’histoire n’en pâtisse.

De manière générale, j’ai beaucoup apprécié ce roman, malgré les quelques points négatifs. Dès les premières lignes, j’ai été happée par la plume de Marjorie Levasseur et j’ai lu dévoré Te revoir à Penn Avel en quelques heures seulement.

Des plumes et des livres

De beaux messages sont véhiculés dans ce roman, et j’aime beaucoup ça. L’amour, l’amitié, les secrets familiaux, la résilience, l’auteure en transmet encore d’autres aussi précieux. Elle n’a pas pour autant versé dans le pathos, est restée douce et pudique dans la partie romance, elle transcrit les sentiments humains avec beaucoup de justesse.

Marjorie Levasseur me confirme avec ce roman, son talent. N’oublions pas qu’elle est la lauréate 2017 du Prix des Auteurs Inconnus avec Ces oiseaux qu’on met en cage, une histoire qui m’avait également bouleversée.

Marie Nel lit

Catégorie Imaginaire : Neph & Shea T1 de Aline Wheeler – Les chroniques

Auteur : Aline Wheeler – Auto-Edition – Nombre de pages : 540 pages – Genre : fantastique

Au nord de l’Idalie, Shéa fuit la Tour des Ombres pour sauver sa vie.
Plus loin au sud, Neph fuit La Forteresse pour échapper à un destin guerrier dont il ne veut pas.

Leurs chemins les feront se rencontrer et les mèneront chez Berht, un vieil excentrique ami de la Prime Reine. Celle-ci chargera ce trio improbable d’escorter un curieux émissaire elfe jusqu’à Cérasa, une ville au sud du pays. Mais derrière cette mission officielle, s’en cache une autre, secrète, bien plus importante et plus dangereuse.

Deux cents ans après la Grande Guerre qui opposa les peuples unis de Tell’Andra aux Funestes, la paix qui régnait dans le monde s’étiole à nouveau. Une nouvelle ère sombre s’annonce.

Ce qu’en ont pensé nos chroniqueurs :

Si le récit ne manque pourtant pas d’aborder des thématiques fortes, le récit n’en reste pas moins servi par une plume relativement fluide et moderne, un style assez simple et frais, empreint d’humour et d’une certaine légèreté. En bref, un premier tome des plus agréables et captivants, que j’ai pris plaisir à découvrir et dont je lirai la suite avec plaisir !

Des Livres Et Moi

Un petit arrêt sur les personnages, pour mettre en lumière Berth, le fameux maître du potager, dont j’ai beaucoup apprécié l’humour. D’habitude, je n’aime pas les personnages pour lesquels tout semble facile et qui résolvent certains problèmes d’un claquement de doigts, mais le caractère de Berth m’a convaincue de m’attacher à lui. Ah, et puis, évidemment, je suis tombée sous le charme du loup géant Kaïnan (mais ce n’est une surprise pour personne) même si je l’ai trouvé un peu trop docile. Au final, c’est une bonne lecture, et je ne m’attendais pas à ce bilan en commençant ce premier tome. Mais je lirai la suite avec plaisir à l’occasion !

La tasse ébréchée

Le style d’Aline Wheeler est simple, ce qui en fait une lecture agréable et accessible à tous. Malgré quelques faiblesses au tout début et la présence de coquilles, l’auteur a su me convaincre de voyager avec elle au coeur des Terres de Tell’Andra.

Au final il s’agit tout de même d’un premier livre prometteur et on peut également noter que l’auteur l’a auto-édité. Ce petit détail change beaucoup de choses, l’auto-édition demande énormément de temps et de travail de la part des auteurs et je trouvais important de le souligner. Si vous aimez les univers magiques et mystérieux je vous invite donc à partir à la découverte d’Aline Wheeler et de sa saga Neph et Shéa.

Maya

Grâce à une écriture précise, détaillée, imagée, j’ai été happée par l’histoire et j’ai même réussi à visualiser certaines scènes. Elle déploie un panel de sentiments : amitié, amour, trahison, désillusion, complot,…

Le seul hic, pour moi, a été certains noms de personnages ou de lieux mais cela n’a rien enlevé à ma lecture. Voilà, j’ai donc passé un bon moment et je découvrirai, avec grand plaisir, la suite dès sa parution.

Le voyage livresque de Fabie

Un premier tome  prometteur malgré un déséquilibre entre un début trop long et une seconde partie pas assez étoffée, à mon goût. On note aussi, malheureusement, de trop nombreuses coquilles qui gâchent un peu la lecture. Pourtant, j’ai été emportée par l’histoire, intéressante, entraînante !!

Aurore des Bulles et des couleurs

Catégorie Romance : Hyacinthe de Erika Boyer – Les Chroniques

Auteur : Erika Boyer – Auto-Edition – Nombre de pages : 273 pages – Genre : romance contemporaine

Au nord de l’Idalie, Shéa fuit la Tour des Ombres pour sauver sa vie.
Plus loin au sud, Neph fuit La Forteresse pour échapper à un destin guerrier dont il ne veut pas.

Leurs chemins les feront se rencontrer et les mèneront chez Berht, un vieil excentrique ami de la Prime Reine. Celle-ci chargera ce trio improbable d’escorter un curieux émissaire elfe jusqu’à Cérasa, une ville au sud du pays. Mais derrière cette mission officielle, s’en cache une autre, secrète, bien plus importante et plus dangereuse.

Deux cents ans après la Grande Guerre qui opposa les peuples unis de Tell’Andra aux Funestes, la paix qui régnait dans le monde s’étiole à nouveau. Une nouvelle ère sombre s’annonce.

Ce qu’en ont pensé les chroniqueurs :

J’ai apprécié ma lecture qui a été fluide et entrainante. Je n’ai pas noté de fautes d’orthographe en particulier. L’histoire est bien construite. Le récit est fait à la 3ème personne soit axé sur Hyacinthe soit sur Elea. Cela permet au lecteur de se mettre dans la peau de chacun d’eux, même si ce n’est pas à la première personne.

La lecture est agréable, légère. Il y a une alternance bien équilibrée de descriptions et de dialogues.

Livressequement vôtre

La psychologie des personnages est fine et pleine de détails. J’ai aimé le fait que les personnages ne soient pas parfaits. On les découvre avec leurs qualités et leurs défauts. Cela rend l’histoire plus crédible. Cela permet de sublimer des personnages que j’appréciais déjà….

J’ai apprécié cette romance qui saura plaire à plus d’un lecteur. Après avoir fermé ce premier tome, je n’avais qu’une envie : découvrir le reste de cette saga

Satine’s Books

J’ai apprécié dans l’histoire le fait que nous sommes face à un homme déchiré, blessé. Le personnage principal n’est pas tout beau, tout lisse comme on peut le lire dans la plupart des romans. J’ai moins accroché le personnage d’Elea, mais ce n’est que mon avis. L’univers décrit par Erika est riche (ce roman est le tome 1 d’une série) et même si chaque tome (ce premier en tout cas) peut se lire comme un one shot, j’ai le sentiment qu’elle a posé les briques pour de futures histoires. En tout cas, je l’espère car j’aimerais en savoir plus sur les personnages secondaires Alexa et Aaron, que j’ai appréciés. Tout comme Hyacinthe, ils ne sont pas parfaits, et reflètent une personne qui pourrait exister. On se reconnait vraiment dans ces protagonistes.

Aurore Universe

Pour terminer, petit point sur le style. L’écriture est belle, fluide. Je reprocherais personnellement le choix d’une narration omnisciente un peu trop distanciée, mais j’ai conscience qu’il s’agit surtout d’une histoire de goût (je ne jure que par la focalisation interne, sorry pour tous les autres). Quoi qu’il en soit, la narration est bien gérée, élégante, laisse la place à de belles descriptions et à l’émotion. Une belle manière de raconter cette histoire !

Louve

Les seuls mystères de l’histoire étaient l’origine des blessures de Hyacinthe et son manque de confiance en lui mais nous obtenons rapidement les réponses (avant le milieu du roman). De ce fait, on ne lit qu’une simple romance, sans réelles surprises, la plupart des rebondissements prévus par l’auteure étant prévisibles longtemps à l’avance.

Néanmoins, j’ai beaucoup apprécié la plume d’Erika Boyer. Son écriture est fluide et agréable à lire. Je ne dirais pas qu’elle a une écriture simple mais elle permet au lecteur de s’immerger aisément dans le récit.

En bref, j’ai découvert une plume intéressante, agréable, sincère mais je n’ai pas été surprise ni séduite par la tournure de l’histoire.

Des plumes et des livres

Catégorie Imaginaire : Les Autres, Etape 1 : Le Survivant de Sandra Moyon – Les chroniques

 

Auteur : Sandra Moyon – Éditeur : Éditions Plume Blanche – Nombre de pages : 173 pages – Genre : fantastique

Parqués entre des murs et des clôtures, les Hommes survivent comme ils le peuvent. Arrivés en bas de la chaîne alimentaire, ils sont épargnés grâce à l’Accord : tous les trimestres, des fourgons d’êtres humains sont offerts aux Autres afin de les nourrir. Mais comment choisir qui doit vivre et qui doit mourir ? La règle est pourtant simple : seuls les délinquants sont envoyés de l’autre côté du mur, dans la Fosse.

Ce qu’en ont pensé nos chroniqueurs :

Sandra Moyon arrive malgré tout à installer un suspense très prenant, lors de ma lecture, je n’avais qu’une hâte, celle de découvrir ce que sont les Autres et ce qu’il se passerait si les personnages étaient envoyés dans la Fosse. J’ai été très étonnée à la découverte de leur nature, je ne m’attendais pas du tout à ce qu’ils soient les créatures qu’ils sont, mais je ne peux malheureusement pas vous en dire plus. De plus, la plume de l’auteure est fluide et agréable à lire, je n’ai pas vu les pages défiler.

En bref, cette première partie de saga est clairement pour moi un tome introductif. J’ai été très surprise par la tournure que prenait le récit pour lequel j’avais imaginé tout autre chose. J’ai beaucoup été touchée par Soen et je me demande ce qu’il va lui arriver dans les tomes suivants. J’ai donc vraiment hâte de lire la suite afin de me faire un véritable avis sur cette saga.  ​​

Caelina est dans la lune

… Lorsqu’elle rime avec ténacité, des petites perles se créent. Ce deuxième facteur est curieusement grand absent de ce roman. Je ne saurais lui reprocher la droiture du ficelage de son intrigue, ni le cisèlement des chapitres, courts et rythmés, ni même le soin apparent du récit. Mais une impression de manque confortée par la trivialité de certaines scènes s’expliquant soit par un besoin d’édulcoration dans le but de contenter le public cible, soit par un essoufflement, une baisse de régime tout ce qu’il y a de plus banal. Ce premier tome représente l’incipit de la saga ; il est, de ce fait, relativement court. Excellent choix, au demeurant. Une fois de plus, rien à redire sur la construction, mais sa petite taille devrait offrir plus de marge à son auteure pour condenser et corser le bordel. Souvent, elle se contente de relater, et Dieu sait qu’il me faut de la rondeur et des bim bam !

Le sexy con fabulateur

Au final la qualité est au rendez-vous, c’est certain, et tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment : un personnage principal qui sort des schémas ordinaires, une plume fort sympathique et une intrigue intéressante, mais le fait d’opter pour un premier tome si court laisse une impression d’inachevé. Je ne trouve pas ce choix judicieux, je me suis sentie lésée en tant que lecteur.

Ce n’est jamais évident de partager un avis en demi-teinte, toutefois sachez que vous trouverez de très bons retours concernant ce premier tome. Si votre curiosité l’emporte n’hésitez pas à jeter un oeil sur la page de l’auteur aussi.

Maya

Ce livre est très court, 157 pages. L’auteur aurait pu ajouter quelques éléments pour étoffer un peu, mais cela ne nuit pas à la qualité de l’intrigue. Au moins, il n’y a pas eu de longueurs inutiles pour remplir des pages coûte que coûte. La fin peut sembler abrupte mais cela ne m’a pas gênée tant que ça puisque la situation le permet, et qu’il y a une suite au roman.

Mon avis général : un bon moment de lecture avec une histoire qui se tient et des personnages auxquels on ne reste pas insensible. Je garde une réserve quant au déséquilibre entre le Bien et le Mal, auquel je ne suis pas habituée.

La caverne d’Ankaya

Une lecture très rapide avec une intrigue intéressante qui met du temps à se mettre en place et qui nous laisse sur notre faim. Nous aurions apprécié d’en apprendre plus sur « les Autres », l’auteure ayant mis plus l’accent sur Soen, son histoire, sa vie et moins sur le monde dans lequel il vit, la fosse, son histoire, les habitants, etc.

Notangel et Jay

Quand on observe la couverture, je n’en parle pas souvent d’ailleurs, on peut prendre peur. Cette main ensanglantée m’a un peu inquiétée au départ. Je ne suis pas fan des « aventures cauchemardesques », mais, ce roman est tout autre chose. On découvre la nature des Autres dans la seconde partie du roman et, même si certaines scènes sont violentes, cela reste correct. Je suis sensible et j’ai réussi à dormir !! Le livre est court, j’aurais peut-être aimé plus de détails sur les Autres, sur la Fosse, car, à l’arrivée, à part le nom et ce à quoi elle sert, on n’en sait pas plus.

Aurore Des bulles et des couleurs

Catégorie Romance : Au cœur du Loch : La légende d’Iseabail & Keir, T1 de Marine GAUTIER – Les Chroniques

Auteur : Marine GAUTIER – Editeur : Mxm Bookmark – Collection : MXM.IMAGINAIRE – Nombre de pages : 300 pages – Genre : romance fantastique

L’Écosse, ses îles et ses histoires.

Dans un pays encore marqué par les rébellions jacobites, Andrew, ancien Highlander, tente d’élever seul ses deux filles : Iseabail et Moira. Au travail de la terre se succèdent les escapades secrètes au bord des Lochs. La famille s’y retrouve autour d’un air de cornemuse, savourant les contes de leur lande. Sous la surface ondulent les mythes. Cependant, l’apparition d’un être de légende bouleverse l’une des sorties de la famille McAndie. Craignant pour la vie de sa jeune sœur, Iseabail s’élance vers l’esprit aquatique et se fait engloutir avec lui au fond des eaux sombres.

Un sacrifice peut-il changer tout un destin ?

Ce qu’en ont pensé les chroniqueurs :

 

L’histoire est plaisante, j’ai aimé me retrouver plongée dans cette légende inconnue pour moi, dans cet univers de Highlanders avec leurs traditions. Je me suis demandé plus d’une fois comment allait pouvoir s’en sortir la jeune femme, elle vit péripétie sur péripétie, cela donne beaucoup de rythme à la lecture. Celle-ci se fait avec addiction, tellement on veut savoir et connaître le dénouement de la situation. J’ai cependant trouvé que la fin arrivait un peu trop vite, mais je n’avais pas fait attention que c’était un premier tome…donc forcément cette fin annonce une suite qui va être, je le pense, encore bien mouvementée, en tout cas, il y a tous les ingrédients pour.

Marie Nel

Je crois que ce qui m’a le plus surprise dans ce récit, c’est l’aspect fantastique. Je me doutais qu’il serait présent vu la quatrième de couverture, mais je ne pensais pas qu’il prendrait une telle place dans le récit. Or, en tant qu’amatrice de légendes et de magie, ça ne pouvait que me charmer !

Par contre, pour quelqu’un qui cherche avant tout de la romance, ça pourrait avoir l’effet inverse. En effet, même si l’histoire d’amour a une part importante dans le récit, je trouve qu’elle est un peu en retrait par rapport aux légendes et à l’aventure.

Nualiv

J’ai réellement adoré ma lecture. Cependant, il y a un petit quelque chose qui m’a chiffonnée. J’ai eu un sentiment de rapidité tout au long de ce premier tome. J’ai trouvé que la relation entre Iseabail & Keir évoluait trop vite : je l’ai vue passer de la haine à l’appréciation en quelques chapitres, pour moi, c’était un peu trop rapide. Leur quête est aussi trop rapide à mon goût. C’est une histoire très prenante que j’ai grandement appréciée, mais j’aurais aimé avoir quelques pages de plus.

La fin est surprenante et le sacrifice est compréhensible. C’est une belle idée que d’avoir remis au goût du jour cette belle légende que je ne connaissais pas. Je me plongerai avec grand plaisir dans le tome 2.

Satine’s book

L’auteure a su m’embarquer grâce à une plume enivrante. Elle a trouvé le juste équilibre entre les descriptions indispensables pour se fondre dans le décor et s’en imprégner, et les dialogues.

Le récit est fait à la troisième personne. Mais les émotions de chaque personnage sont suffisamment détaillées pour que l’on ressente celles de chacun d’entre eux.

Livressequement votre

Dès les premières lignes, la plume fluide et agréable de l’auteure nous entraîne dans l’Ecosse et ses légendes.  Les paysages, l’atmosphère nous immergent dans les contrées sauvages. A la lecture, on se sent libre, et un univers sauvage s’ouvre à nous.

L’auteure nous emmène dans une aventure épique avec des personnages au caractère forts. On s’attache à Iseabail, malgré son caractère tête brûlée et Keir est à la fois attirant et troublant. La voyage à travers l’Ecosse a été un moment de lecture très sympathique. J’ai aimé me perdre dans ses contrées. Côté romance, qui est tout de même le sujet central de cette catégorie pour le prix, je n’ai pas été déçue. Comme je les aime, cette histoire d’amour est tout en délicatesse.

Aurore Universe