Interview : Ielenna

Ielenna est l’auteur du roman Les chroniques des Fleurs d’Opale, concourant dans la catégorie Imaginaire.

  • Ecrivaine auto-éditée, pourquoi avoir choisi ce mode d’édition ?

Bonjour !

L’auto-édition m’a été soufflée par une amie (merci encore à elle !). Je redoutais l’édition dite « classique » pour ma saga de fantasy pour un certain nombre de raisons. Il s’agissait d’une œuvre charnière de mon adolescence, qui signifiait beaucoup à mes yeux. Je désirais garder le contrôle sur ce qui était plus qu’une simple histoire, mais un véritable univers, une échappatoire qui m’a accompagnée tout au long de mon passage vers l’âge adulte. Par ailleurs, je savais qu’il était extrêmement peu probable qu’un éditeur mise sur un premier roman aussi gros et appelant une suite ! L’auto-édition m’a permis de développer mon univers, de proposer des goodies, des bonus, qui n’auraient jamais vu le jour autrement. Mais également d’impliquer activement mes lecteurs dans la parution du roman. Et cette relation entre auteur et lecteur est primordiale à mes yeux !

  • Les chroniques des Fleurs d’Opale est ce qu’on peut appeler un « gros chantier », parlez-nous de votre travail. De la mise en place de votre intrigue et de votre façon de tout gérer et rendre le tout cohérent.

Je ne saurais pas vraiment expliquer, car tout cela s’est fait très naturellement. Je me représente l’écriture d’un roman comme un puzzle : on veut arriver à un résultat. En l’occurrence, quand je débute des histoires, la fin est généralement prête et définitive. Reste à déterminer ce que je dois écrire entre ! Je peux avoir des idées de péripéties principales, comme des pièces repères de mon puzzle. Reste à combler les trous de manière cohérente, toujours en gardant un regard sur le reste. Je me laisse toujours une marge d’improvisation dans l’écriture, selon l’humeur du moment ou des réactions parfois inattendues de personnages vis-à-vis d’une situation. Le livre est vivant dans le cœur de son auteur, ce n’est pas machinal, mais organique.

  • Les chroniques des Fleurs d’Opale est un roman de fantasy mais également une romance. Et vous, vous êtes plutôt romance ou fantasy ? Pourquoi ?

Hm, je ne dirai pas tout à fait ça. Les Chroniques des Fleurs d’Opale comporte DES romances, elles sont très présentes, c’est indéniable. Mais l’amour est présent partout dans le monde. Je ne vois pas la romance comme un genre à égalité avec la fantasy au sein de cette saga. Si je vendais les Fleurs comme de la romance, les amateurs de romance seraient un peu déçus, je pense ! Je ne l’ai pas écrite dans ce dessein. Le premier tome est certes assez orienté autour des histoires d’amour de certains protagonistes, mais le deuxième tome (et non la deuxième partie, attention à la distinction !) n’en comporte que très peu.

Je ne suis pas une grande lectrice ! Mais je lis généralement de la fantasy et des romans historiques, un peu de fantastique quand l’envie m’en prend, parfois teintés de romance. J’ai du mal avec la romance pure. J’ai besoin d’aventures et d’épopées ! De m’évader, de frissonner.

  • D’où tenez-vous votre inspiration ? Parlez-nous de la genèse de cette histoire.

Cela m’est venu d’un rêve, lorsque j’avais treize ans. J’ai rêvé d’une petite fille aux cheveux rouges, demandant asile dans une église polythéiste, avec un prêtre qui la frappait (c’est normal dans le monde des rêves). Quand je me suis réveillée, cela m’a hantée et je me suis mise à broder une histoire derrière. Qui était cette fille ? Pourquoi le prêtre la violentait-elle ? Que faisait-elle là ? C’est ainsi qu’ont commencées les Chroniques des Fleurs d’Opale.

  • Votre saga est conséquente, n’avez-vous pas eu peur d’effrayer le lecteur par cette masse de lecture ? Après tout, le premier tome est déjà très gros et ne représente que la première partie… De votre côté, aimez-vous les « pavés » ?

Tout dépend ! J’ai dévoré des pavés comme j’ai eu du mal avec des livres très courts. Ce n’est pas la taille qui compte, mais la qualité du contenu.

C’est évident que certains lecteurs seront effrayés par la taille du livre, mais ils en ont pour leur argent, en termes d’heures de lecture ! Je ne me voyais pas diviser davantage. C’est plus qu’une histoire, c’est un univers, qui mérite des étouffements, pas des raccourcis. Donc je remercie les lecteurs qui me font confiance et qui décident de se lancer dans l’aventure, car c’est un challenge !

  • En plus de la saga, vous avez écrit guide et annexe, quel est votre objectif ? Faire en sorte de ne pas perdre le lecteur ? Ou simplement attiser sa curiosité et la satisfaire ?

L’histoire des Chroniques des Fleurs d’Opale ne fait qu’effleurer la surface d’un monde immensément travaillé, dans ma tête. Le lecteur peut très bien s’en sortir sans guide et sans annexe. Mais pour ceux qui seraient frustrés de n’avoir qu’un échantillon de l’univers, les livres bonus sont là pour apporter de plus amples explications sur certains détails qu’ils auraient pu croiser dans le roman. Ça reste une histoire, pas un guide touristique ou un essai sociologique ! De ce fait, si certains désirent faire perdurer le rêve, ils peuvent à leur tour se plonger dans les entrailles de cet univers qui m’a fait personnellement beaucoup voyagé. C’est ça, c’est une invitation au voyage !

  • Seules deux parties du tome 1 sont sorties, quand pensez-vous sortir la suite ? Le tome 2 est-il toujours en chantier ? Combien de temps mettez-vous pour écrire un volume ?

Il est impossible pour moi de dire combien de temps m’est nécessaire pour écrire un volume ! Pour la seule et bonne raison que mon style a évolué. J’ai mis dix ans à écrire le premier tome, à cause de deux réécritures quasi-complètes pour arriver à une homogénéité stylistique, et à côté de ça, j’ai écrit une fanfiction Harry Potter plus grande que l’œuvre d’origine complète en moins de six ans ! J’ai un rythme d’écriture très rapide. Ce qui prend le plus de temps, dans la création d’un livre, ce n’est pas l’acte d’écriture en lui-même, mais la réécriture et la correction qui s’ensuivent.

La suite est en cours d’écriture et ça avance très bien ! Si je respecte mes délais, le tome II devrait paraître fin 2019. À confirmer ! Comme le premier, en deux parties, qui paraîtront de manière simultanée.

  • Outre Les chroniques des Fleurs d’Opale, écrivez-vous d’autres histoires ?

Je travaille actuellement sur une fanfiction Harry Potter nommée Ludo Mentis Aciem qui, comme l’œuvre originelle, se découpe en sept parties. L’histoire se déroule juste après la bataille de Poudlard, avec une nouvelle génération de sorciers arrivant à Poudlard et avec l’ouverture mystérieuse d’une cinquième maison. Je commence tout juste la septième année, donc on approche de la fin ! Actuellement, la fiction comporte 1 200 000 mots, soit à peu près 2500 pages word !

J’ai beaucoup d’autres idées d’histoires en tête mais j’attends d’abord de terminer le tome II des Fleurs d’Opale et LMA avant de me lancer dans d’autres aventures ! Toujours achever ce qu’on a commencé avant de débuter autre chose.


Retrouvez Ielenna sur :

Page facebook : https://www.facebook.com/ielenna/

Site : https://www.fleursdopale.com/

Retrouvez les chroniques sur ce roman par ici.

A propos de l'auteur

Lectrice avide de découvertes, Amélia a à cœur d'aider les "petits" auteurs à se faire connaître, à travers son blog Culture Geek et Cie, mais aussi dorénavant à travers ce prix.

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