Interview : Sandra Triname

Sandra Triname est l’auteur du roman À ma vie, à ta mort, concourant dans la catégorie Imaginaire.

  • Ecrivaine passionnée par les genres de l’imaginaire, comment en êtes-vous arrivée à écrire ?

Je suis issue d’une famille qui lit beaucoup. De ce fait, j’ai hérité du virus dès mon plus jeune âge. Rapidement, j’ai commencé à en inventer, pour ma petite sœur par exemple. Puis j’ai appris à écrire et le temps a fait le reste, la passion a perduré et les écrits ont évolué. Pour moi l’écriture est une façon d’extérioriser les choses.

  • Les contes, les légendes vous inspirent, pouvez-nous nous présenter votre légende préférée ?

Je n’en ai pas de préférée, toutes ont un charme, un mystère, un mécanisme particulier pouvant porter à interprétation. C’est l’avantage de la littérature fantastique, les combinaisons sont infinies, ou presque. La seule limite ? La folie de l’auteur !

  • Entre mythologie et sorciers, À ma vie à ta mort, et Salem représentent votre passion pour les créatures du monde de l’imaginaire, quelle est votre créature préférée ? Pourquoi ?

Je n’ai pas forcément de créature imaginaire préférée. J’ai seulement été bercée par des récits imaginaires durant toute ma jeunesse. Ce qui m’a toujours intrigué, c’est que si l’on compare les légendes anciennes de différents pays incapables, à l’époque, de communiquer entre eux,  on se rend compte que l’on retrouve les mêmes créatures. Leurs descriptions sont parfaitement identiques, autant concernant le physique  que le régime alimentaire si je puis dire. C’est ce que j’ai fait avec Salem, dont les créatures principales du roman ne sont pas les sorciers d’ailleurs. J’ai changé la donne et utilisé les légendes amérindiennes plutôt qu’européennes puisque Salem subissait les guerres amérindiennes à cette époque.

  • À ma vie à ta mort est un récit particulier, noir, et un peu brumeux par endroit, était-ce voulu de le construire ainsi ? Parlez-nous un peu de ce roman et de son impact sur le public.

À mon sens, un thriller, à l’instar de l’assassin dont on doit découvrir l’identité et qui balade la police, doit tenir le lecteur en haleine, le faire douter, chercher. Si on sait d’entrée qui tue et pourquoi, le livre perd totalement sont intérêt. Dans A ma vie, à ta mort, chaque élément a été distillé à un moment précis et a son importance pour former le puzzle final. Même si en effet il reste difficile de le faire rentrer dans une case précise, il a reçu un très bon accueil et j’espère qu’il en sera de même outre Atlantique puisque les droits en ont été rachetés par les éditions ADA. Cependant, il est vrai qu’il vaut mieux que les âmes sensibles s’abstiennent. Certaines scènes sont effectivement très noires, voire « trash ». En effet, c’était voulu, ce roman parle de la mort, de son après également. Toutes les morts ne sont pas douces, malheureusement, et personne n’en est revenu pour affirmer que l’autre côté est mieux ^^

  • Vous écrivez, mais lisez également, pouvez-nous nous citer des auteurs en particulier qui vous ont marquée ? Et peut-être, vous ont inspirée ?

Je lis beaucoup c’est vrai, et de tout, la liste serait donc très longue ^^ Anne Rice qui, hormis son talent pour le fantastique, a gagné le magnifique pari d’écrire l’un des premiers MxM tout en évitant les foudres homophobes. Graham Masterton, l’un des grands maîtres du genre fantastique. Stephen King, impossible de passer à côté ! Dans un autre registre Stendhal, le rouge et le noir est l’un de mes ouvrages préférés depuis l’adolescence.

  • Lorsque vous écrivez, avez-vous des manies ? Des rituels ? Un moment favori, un lieu préféré ?

En effet, je plaide coupable. J’écris le plus souvent le soir, voire la nuit, quand le calme tombe enfin sur le monde. La musique m’est indispensable, je suis incapable d’écrire sans et ensuite des litres de café.

  • Vous écrivez du fantastique, mais pourriez-vous envisager d’écrire dans des genres plus « terre-à-terre » ?

J’en écris déjà, de l’érotique entre autres. Je n’aime pas me cantonner toujours aux mêmes choses. Je les soumettrais aux maisons d’édition en temps voulu.

  • Pour terminer, je vous laisse le mot de la fin. 

Eh bien je vous remercie pour cette interview. J’ai également été touchée de faire partie des nominés pour le prix. Que le meilleur gagne et j’espère que les chroniques parue depuis donneront envie à de nouveaux lecteurs de venir faire un tour dans mon monde.


Retrouvez Sandra Triname sur :

Page facebook : https://www.facebook.com/Sandra-Triname-640237662701827/

Retrouvez les chroniques sur ce roman par ici.

A propos de l'auteur

Lectrice avide de découvertes, Amélia a à cœur d'aider les "petits" auteurs à se faire connaître, à travers son blog Culture Geek et Cie, mais aussi dorénavant à travers ce prix.

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