Interview : Carole Boucly

Carole Boucly est l’auteur du roman La formule du nez, concourant dans la catégorie Romance.

  • La formule du Nez est votre premier roman, pouvez-vous nous parler un peu de vous ? De votre parcours livresque ? Ce qui vous a amené à écrire ce roman ?

Je m’appelle Carole Boucly et j’ai 34 ans. Comme tout auteur, j’aime bien sûr la lecture, et ce depuis mon enfance. Très jeune déjà, je savais qu’un jour j’écrirais un roman et que je tenterais de le faire publier.
J’avais en tête depuis longtemps un personnage, mais je ne savais pas encore dans quelle histoire j’allais le faire évoluer. Les idées me sont venues petit à petit et je me suis lancée.

  • Parlez-nous un peu de ce titre. L’odorat a une place importante dans ce roman, pourquoi ?

J’ai toujours été fascinée par le pouvoir des odeurs, des parfums. La façon dont la mémoire est liée aux sensations, et plus particulièrement aux senteurs, est un phénomène extraordinaire. Si je vous parle de votre grand-mère, peut-être allez vous vous rappeler de l’odeur de la laque qu’elle mettait le matin ? Ou quand vous vous réveillez le matin avec l’odeur du café, est-ce que ça ne vous rappelle pas des souvenirs agréables ?

Les Nez en parfumerie m’ont toujours intéressée. Faire de l’un deux un personnage central s’est imposé à moi. Un personnage loyal, décalé, difficile à cerner. Et sans doute mon préféré, il se devait d’être mentionné dans le titre.

  • Nombreux sont les lecteurs à dire que la romance n’est pas prégnante, qu’en pensez-vous ? Comment qualifieriez vous votre roman ?

Mon roman est certainement difficile à définir, car il mêle romance, imaginaire, secrets de famille et bien d’autres thèmes encore ! Pourtant, la romance est bien un élément essentiel puisque l’intrigue prend naturellement sa place autour des relations des personnages. Le triangle amoureux est notamment très présent au fil des chapitres.

Aujourd’hui, on a tendance à mettre dans des cases de plus en plus précises les œuvres littéraires. Pour la romance, on parle de romance contemporaine, policière, historique… ou encore de dark romance par exemple. Ce qui tend à prouver que chaque romance est unique, qu’elle peut se présenter de différentes façons. Dans « La formule du Nez », j’utilise la romance comme axe principal autour duquel se greffent d’autres aspects mais ça n’en reste pas moins une romance.

  • Pour l’écrire, avez-vous eu des inspirations particulières ? Un auteur qui vous a chamboulé et vous a donné envie d’écrire ? Une situation ? Une musique ? Un événement ?

Il n’y a pas d’œuvre précise qui m’ait inspiré ce roman, bien que chaque auteur se nourrisse forcément de ce qu’il voit, lit ou entend. J’aime toutes sortes d’auteurs qui m’inspirent pour ce qu’ils sont et ce qu’ils écrivent, mais je n’ai jamais cherché à ressembler à quelqu’un d’autre. Je vois au contraire l’écriture comme un moyen d’extérioriser son propre imaginaire.

  • Après la formule du Nez, avez-vous d’autres projets littéraires ?

Oui, je travaille sur mon second roman. Il est très différent de « La formule du Nez », que j’ai voulu doux et lumineux. C’est une enquête, entre réel et imaginaire, plus sombre que mon premier roman.

  • Vous écrivez, mais sûrement lisez vous également, parlez-nous un peu de votre univers littéraire ? Que lisez-vous ? Des auteurs préférés ?

J’aime lire différents styles de livres : contemporains, fantastiques, young adult… J’ai une tendresse particulière pour les romans japonais, notamment ceux de Yoko Ogawa. J’adore aussi Christelle Dabos et son histoire de la Passe Miroir ! Plus récemment, je suis tombée sous le charme d’un roman de Carole Martinez, « Le cœur cousu » , et j’ai également été emportée par ma lecture de « Nous avons toujours vécu au château » de Shirley Jackson. Je suis aussi une grande admiratrice du travail de Mathias Malzieu, et j’ai grandi avec les romans de Bernard Werber.

  • Vous attendiez-vous à ce que votre roman soit sélectionné pour le prix ? Qu’avez-vous ressenti lorsque vous l’avez appris ?

Il existe un proverbe très utilisé, et à juste titre, même s’il peut sembler très cliché : qui ne tente rien, n’a rien. C’est mon éditrice qui m’a encouragé à concourir pour ce prix et je n’ai pas hésité ! Je ne savais pas à quoi m’attendre, et j’ai bien sûre été ravie d’être sélectionnée. C’est une jolie reconnaissance de mon travail et ça m’a beaucoup touchée.

  • Un dernier mot pour la fin ?

Tout simplement, merci. Ça a été une joie de lire les chroniques sur mon roman et surtout de partager mon univers. Il est tellement difficile de défendre son roman alors qu’il en sort tant d’autres tous les ans, alors oui, merci de mettre en lumière des œuvres méconnues du grand public.


Retrouvez Carole Boucly sur :

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Retrouvez les chroniques sur ce roman par ici.

A propos de l'auteur

Lectrice avide de découvertes, Amélia a à cœur d'aider les "petits" auteurs à se faire connaître, à travers son blog Culture Geek et Cie, mais aussi dorénavant à travers ce prix.

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