Interview : Séverine Vialon

Séverine Vialon est l’auteur du roman La clé du bonheur, concourant dans la catégorie Réalisme.

  • Auteur auto-éditée depuis 2015, qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer ? Pourquoi ce choix de l’auto-édition ?

Boucler mon 2e roman m’a poussé à me lancer. Je l’ai écrit pour faire sortir des sentiments qu’il y avait en moi depuis trop longtemps. J’avais besoin que ça sorte et que cela soit lu, mais je n’osais pas. J’ai eu l’opportunité de le faire publier par souscription (une belle arnaque au final), mais cela m’a permis de me rendre compte que ce que j’écrivais pouvait plaire. Suite à cette sortie. Je suis tombée très malade. Un arrêt maladie qui m’a donné le temps de fouiner sur le net. Je n’avais pas envie que cela s’arrête à ces 50 exemplaires vendus. J’ai alors découvert l’auto-édition.

Pourquoi ce choix ? Pour la liberté que cela me laissait. Lire qu’un éditeur pouvait me faire modifier mon texte ne me plaisait pas du tout.

  • Vous avez plusieurs ouvrages à votre actif, parlez-nous un peu de votre univers.

Mon univers ? Le réalisme. Ce n’est pas un univers que j’ai choisi, c’est lui qui m’a choisie. J’ai écrit mes trois premiers romans sans me demander dans quel univers j’allais. C’est une fois que j’ai décidé de publier qu’il m’a fallu me poser la question. Je pars d’un fait de société qui me touche et je laisse mon imagination faire le reste. Pour le moment : les adolescents (Marre des adultes), la vie à l’étranger et la séparation qu’un jour cela peut occasionner (Entre Père et Fils), la différence (A l’abri de la différence), les personnes âgées (La clé du bonheur) et bientôt le harcèlement scolaire (tome 2 de A l’abri de la différence).

  • Vos textes parlent de vous, assurément, voyez-vous l’écriture comme une catharsis ?

Tout à fait, surtout pour les deux premiers qui m’ont permis de faire sortir beaucoup de sentiments qui me hantaient. Les suivants s’éloignent plus de mon vécu, même s’il y reste toujours des petites touches, et ce sont des sentiments sur des points particuliers de la société que j’essaie de faire passer.

  • Les relations humaines vous passionnent, pourquoi ? Vous inspirez vous, du coup, des personnes que vous côtoyez, croisez pour écrire vos textes ?

Je crois que les relations humaines me passionnent, car j’ai vécu beaucoup de situations aussi bien gaies que tristes, faciles ou pas faciles, que ce soit lors de mes quatre ans passés au Cameroun enfant, ou à mon retour par la suite une fois ado. Des moments qui marquent beaucoup.

Il est clair que si je suis dans le roman et la fiction, je m’inspire à chaque fois de personnes et de situations que j’ai connues et de moi-même. C’est ainsi que j’essaie de faire passer des messages sur la vie et les comportements et que j’essaie de me rapprocher des gens, de leur vie.

  • La clé du bonheur a été sélectionné dans la catégorie Réalisme du prix, vous y attendiez-vous ? Qu’avez-vous ressenti à cette annonce ?

M’y attendre serait un bien grand mot, l’espérer très fort serait plus réaliste. J’ai été super heureuse, car c’est un livre que j’ai écrit dans ma tête sur un lit d’hôpital et que j’ai mis deux ans à mettre sur le papier, car ma santé ne me permettait pas d’avancer comme je le voulais. Je dois avouer que j’espère aussi que cela soit un tremplin pour mieux me faire connaître.

  • Parlez-nous un peu de la construction de ce roman, pourquoi avoir choisi d’ancrer votre personnage aux côtés des personnes âgées ? Aviez-vous un message à faire passer ?

La relation des gens envers les personnes âgées me touche beaucoup. Que ce soit mon vécu enfant avec des grands-parents partis trop tôt à mon goût ou de l’autre des grands parents que je ne pouvais voir (problèmes familiaux), des liens avec les personnes âgées du village où j’ai habité de 6 à 9 ans (le quatuor du roman en est fortement inspiré) ou que ce soit aujourd’hui ce que je vois vivre ou entends vivre… autant de situations qui me font parfois bondir et oui me donnent envie de faire passer un message. On n’abandonne pas nos anciens, juste parce qu’ils ne nous « servent » plus à rien. Ils nous ont donné à nous de leur donner à présent, même si ce n’est pas toujours facile. Une présence, un geste, un coup de fil même… C’est si peu pour nous mais énorme pour eux.

  • Outre ces romans, vous êtes également poète, de quoi vous inspirez-vous pour écrire vos vers ? D’où vous vient cette passion pour la poésie ?

Je ne sais pas d’où me vient cette passion, cela m’est venu pour échapper à une vie qui ne me plaisait pas, suite à mon retour du Cameroun à 13 ans. Tout ce que je ressentais, que je ne pouvais exprimer, je l’écrivais en vers. Cela a été un vrai échappatoire, une façon de tenir le coup. Pourquoi ne pas l’exprimer autrement ? Vous connaissez l’expression : « c’est rien, c’est l’adolescence ! » C’est ce que j’entendais quand on me voyait triste, mal dans ma peau. Alors que simplement, je ne supportais pas d’avoir quitté un pays que j’aimais, une coupure brutale que j’ai pris comme une trahison de mes parents. Je pourrais en parler des heures, mais je vais revenir à la poésie.

Aujourd’hui, c’est la vie qui m’inspire, le temps qu’il fait, l’arrivée des fleurs, la nature, un événement particulier (triste ou joyeux)… Un élève même qui avait toujours ses gants à l’envers !

  • Avez-vous un petit mot à adresser à vos lecteurs ?

Déjà, merci d’être là, car sans vous, un livre n’a aucune raison d’être. N’hésitez pas à découvrir mon univers, il est très accessible et très près de la vie. J’ai envie de citer une de mes plus grandes lectrices qui m’a dit : « Je ne lisais plus, et en découvrant un de tes romans, je me suis remise à lire ».

  • Pour terminer, que diriez-vous d’un petit Haïku ?

Avec plaisir et à lire avec humour… quoi que… 😀

Prix des inconnus
avec la Clé du Bonheur
je vais le gagner !


Retrouvez Séverine Vialon sur :

Page facebook : https://www.facebook.com/severinevialon.auteur/

Site : http://www.sevylivres.fr/

Retrouvez les chroniques sur ce roman par ici.

A propos de l'auteur

Lectrice avide de découvertes, Amélia a à cœur d'aider les "petits" auteurs à se faire connaître, à travers son blog Culture Geek et Cie, mais aussi dorénavant à travers ce prix.

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