Interview : AJ Debove

AJ Debove est l’auteur du roman Forget me not, concourant dans la catégorie Réalisme.

  • Forget me not est votre premier roman, qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ? Et à faire ce choix de l’auto-édition ?

Ce qui m’a poussé à écrire ? L’évidence je crois, je passe mon temps à observer les gens, la nature, et à imaginer cent vies à la fois… Il fallait que ça sorte sur le papier. 😉 Quant à l’auto-édition, c’est plutôt un choix par défaut : je ne me sentais pas prête à tenter le démarchage des maisons : c’est long, coûteux, et souvent stérile. Il faut une bonne dose de confiance en soi… Quand je vois que j’avais la boule au ventre à l’idée de le faire lire à ma meilleure amie ou à la famille…

  • Pourquoi avoir choisi un titre en anglais ?

Excellente question ! Vous n’êtes pas les premiers à me le demander, et je ne sais toujours pas quoi répondre. Peut-être parce que je suis férue de littérature américaine, et encore que, mes grands classiques sont bien éloignés de ce que je peux écrire. Donc je vais dire : joker 😊.

  • Votre roman est ce qu’on appelle communément un pavé (700 pages nous dit Amazon), aimez-vous les pavés ? N’avez-vous pas pensé qu’une telle masse pouvait repousser certains lecteurs ? Comment en attirer d’autres. Pourquoi ne pas l’avoir coupé en deux tomes ?

Alors 700 pages, mais avec une mise en page un peu hasardeuse sur laquelle il y a beaucoup d’espaces et de perte. Je crois que sur un format classique Forget me not doit être plutôt aux alentours de 500 pages. Mais sinon oui, j’adore les romans fleuves, les gros pavés ! Rien de plus palpitant que d’ouvrir un énorme livre et se dire : « Tiens, je vais être immergée un moment dans celui-là ». Je viens de terminer Et quelquefois j’ai comme une grande idée, de Ken Kesey : une sacrée affaire !

Je n’ai pas pensé que la masse pouvait repousser le lecteur, il faut dire que je n’arrivais pas à me représenter ce qu’allait donner cet écrit en termes de volume. Le couper en deux ? C’est compliqué lorsqu’un roman n’a pas vraiment d’intrigue. Forget me not, c’est une succession de scènes de vie, sans vrai début,sans réelle fin. Je n’aurais pas réussi à trouver le point de rupture entre deux tomes…

  • Après l’annonce de son passage des pré-sélections, qu’avez-vous ressenti ? Pourquoi avoir proposé votre roman à concourir ? Qu’attendez-vous du prix ?

Ah mais c’était génial ! Je ne m’y attendais absolument pas. Vrai de vrai. C’est mon mari qui m’a poussée à l’inscription : « Mais vas-y, tu n’as rien à perdre ». Quand j’ai reçu votre mail annonçant ma pré-sélection, nous étions à Santa Monica, où s’achevait notre voyage de noces. On a fêté ça en buvant une margarita au soleil couchant. Romantique n’est-ce pas ? 😉

  • Votre roman traite d’une saga familiale, vous êtes-vous inspirée de votre propre vie ? Ou de celles de vos proches ?

Je viens d’une famille nombreuse et j’adore ça ! Mes parents ont toujours pris à cœur de rassembler tout le monde : frères et sœurs, conjoints, cousins, amis proches… Plus il y a de monde, plus il y a de bruit et plus on rit ! Donc en soi, rien à voir avec les Verdier de Forget me not, qui vivent un peu trop sur eux-mêmes. Si j’avais dû écrire une saga familiale sur ma propre expérience de la famille au sens large, il n’y aurait pas eu grand-chose à raconter, mais on aurait bien ri tout de même. Après, je me suis amusée à caser de ci de là des petites références et des anecdotes que seuls les intimes ont pu relever (Mais je ne suis pas sûre que tout le monde l’ait lu).

  • Comment avez-vous procédé avec tous ces personnages pour ne pas embrouiller le lecteur ? Et leur donner une vraie consistance ?

Ça a commencé avec les prénoms ! Tant que je n’avais pas défini les prénoms, je tâtonnais, ça n’allait pas. Comme si le prénom définissait la personnalité et la teneur que je souhaitais donner à chacun. Après, c’est allé très vite, les portraits se sont esquissés d’eux-mêmes… Et pour ne pas tout mélanger : beaucoup de brouillons, des cahiers noircis remplis de post-it, des tableaux chronologiques… Un énorme travail de relecture à rechercher les incohérences, parce que forcément : dès qu’on change ou qu’on supprime un événement, ça décale tout.

  • Vous êtes auteur, mais sûrement lectrice également, dites-moi que lisez-vous en ce moment ?

Alors, j’ai pris un peu d’avance plus haut, je m’en excuse ! Je viens donc de terminer le roman fleuve de Ken Kesey et je m’apprête à commencer De L’autre côté des montagnes de Kevin Canty, publié dans la collection Terres d’Amérique chez Albin Michel.

  • Avez-vous d’autres projets ? Pensez-vous pouvoir écrire dans des genres littéraires allant à l’opposé de Forget me not ?

Je suis actuellement sur un deuxième roman, mais il prend son temps va-t-on dire. Et j’ai un beau petit projet en cours : dans quelques semaines je serai maman, je risque donc d’avoir un peu moins de temps à consacrer à l’écriture dans les prochains mois. Quant à savoir si je me sens d’écrire quelque chose de totalement différent : j’adorerais m’essayer au polar, à la maîtrise du suspens… On ne peut pas dire que ce soit ce qui prime dans Forget me not. Mais je pense que le roman choral sera toujours mon genre de prédilection.

  • Pour terminer, un mot à vos lecteurs ? Passés, présents, et futurs…

Coucou tout le monde, j’espère que Forget me not vous a plu. Si ce n’est pas le cas je vous pardonne. Quant à ceux qui ne l’on pas lu du tout : mais qu’attendez-vous ? Passez une belle journée et n’oubliez pas de rire 😊.


Retrouvez AJ Debove sur :

Page facebook : https://www.facebook.com/AJDEBOVE/

Retrouvez les chroniques sur Forget me not par ici.

A propos de l'auteur

Lectrice avide de découvertes, Amélia a à cœur d'aider les "petits" auteurs à se faire connaître, à travers son blog Culture Geek et Cie, mais aussi dorénavant à travers ce prix.

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