Catégorie Réalisme : Maryse – Les chroniques

Sioban a vingt-quatre ans. Elle est libraire, heureuse, indépendante. Elle a une famille aimante, des amis géniaux et un compagnon. Il est d’ailleurs son seul problème. Il aurait été parfait s’il n’était pas parti vivre en Alsace, supposant qu’elle quitterait tout pour le rejoindre. Maryse quant à elle a environ cinquante ans. Elle est dépressive, alcoolique, instable. Elle n’est devenue que l’ombre d’elle-même. C’était pourtant une belle femme jadis, sensible et intelligente. Elle enseigne le français et l’Histoire dans un collège. Et elle continuera sans doute cette vie si elle ne se fait pas renvoyer avant, à force d’arriver ivre. Elles n’ont qu’un point commun. Ce collège où Sioban était élève, dix ans plus tôt. Où elles se sont connues le temps d’une année sans plus jamais se revoir. Jusqu’à ce soir d’octobre où leurs chemins se rencontrent à nouveau. Sioban ne restera pas insensible face au désarroi de cette femme. Et bientôt, leurs liens naissants les entraîneront sur une pente glissante dont aucune ne pourra repartir inchangée. Laquelle sauvera l’autre et surtout, jusqu’où pourront-elles aller avant de ne plus rien contrôler ?

  • Auteur : Flore Avelin
  • Éditeur : BoD
  • Nombre de pages : 324 pages
  • Genre : littérature générale (avec une petite romance FF)

Ce qu’en ont pensé nos chroniqueurs :

Le résumé de ce dernier m’avait beaucoup plu. En effet, je ne m’attendais pas du tout à cela en lisant les dix premières pages de ce roman. Je l’avais mis dans ma sélection et je vous avoue que la surprise n’est pas forcément ce à quoi je m’attendais.
Ce n’est pas un bide total, non, bien au contraire. On fait la rencontre de Sioban, une jeune femme que j’ai beaucoup apprécié. En effet, elle est une jeune libraire qui est pleine de vie, de bonne humeur et de dynamisme. Elle est vraiment un personnage principal que j’ai apprécié. Elle tire le premier tome vers le haut avec ce caractère et cette manière de ne rien vouloir lâcher. Sa vie sentimentale n’est pas au beau fixe mais cela ne semble pas vraiment la déranger.
D’un autre côté, on fait la connaissance de Maryse, une professeure complètement dépassée par sa vie, par les démons qui la hantent. Elle est alcoolique et croise la route de Sioban qui va la sortir de sa torpeur et de l’angoisse qu’est devenue sa vie. On croise donc les sujets assez noirs comme la dépression, l’alcoolisme, le harcèlement…

Satine’s Books.

Découvert dans le cadre des présélections du Prix des Auteurs Inconnus dans la catégorie « Réalisme », je me souviens m’être emballée à la lecture de l’extrait, me poussant dès lors à le retenir dans mon Top Ten, convaincue que j’étais que cette lecture allait forcément me plaire… C’est donc avec grand plaisir que je le voyais sélectionné parmi les finalistes, me permettant ainsi de poursuivre ma lecture…
Sans doute ai-je fait preuve d’une certaine naïveté… Mais au terme de cette dernière, je dois bien vous avouer que je ne m’attendais pas à une telle histoire, en tout cas pas dans cette catégorie. Et me voilà dès lors dans l’embarras à l’heure de rédiger ma chronique…

Des livres et moi.

Comment vous dire les choses ? Alors autant je trouve certains livres vraiment trop rapides, autant d’autres sont vraiment trop, trop longs et lents … et là ben c’est le cas.
Il faut dire que passer les 3/4 du temps dans la tête de Sioban m’a un tantinet agacée : beaucoup de questions sans réponse, de tergiversations, de divagations. De plus je trouve malsain les raisons pour lesquelles elle fait évoluer sa relation avec Maryse. De ma position de lectrice j’ai perçu ça comme « un sacrifice » du genre… »Oh la pauvre elle a besoin de tendresse mais comme ça ne marche pas avec les autres et ben je vais le faire !! » … Alors l’empathie ok mais là c’est limite de la pitié. Alors bien sûr les sentiments vont apparaître et la relation va s’assainir mais ça a quand même du mal à passer.
Enfin ! De ma position de vieille lectrice de 41 ans, j’aurais préféré être plus du côté de Maryse, voir vraiment les conséquences de son alcoolisme dans le cadre professionnel… D’ailleurs le moment que j’ai vraiment apprécié dans ce roman c’est lorsqu’elle explique comment elle en est venue à boire, qu’est ce qui a entraîné cette descente aux enfers.

Lectures Familiales.

Ce roman est construit d’une seule et même voix. On va donc suivre Sioban, jeune femme de 24 ans, indépendante, libraire à temps partiel et amoureuse des romans de Jules Verne apparemment. Elle a une vie plutôt posée, un petit-ami absent, une relation qui bat de l’ailes. Sioban est finalement une jeune femme comme on en trouve beaucoup. Sans particularité qui la sortirait du « lot ». Enfin, en apparence. Parce que pour ce qui est du fonctionnement de son esprit, c’est un peu particulier, mais j’y reviendrai un peu plus tard. Donc, tout au long du récit, nous percevons tous les événements du point de vue de Sioban. Narration interne, qui a ses avantages comme ses inconvénients. Avantage certain, celui de s’immerger totalement dans l’intrigue et les pensées de la jeune femme. Inconvénient, on en vient du fait, soit à totalement apprécier le personnage, soit à le détester abondamment. C’est donc un choix à double tranchant. Au delà de cela, j’ai tout de même regretter cette narration interne exclusive, pour une raison particulière. J’aurai apprécié avoir le point de vue de Maryse, femme mature, alcoolique et brisée. Cela aurait pu être une introspection, certes difficile, mais au moins intéressante.

Les histoires d’Amélia Culture Geek.

« Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous qu’on ne sait pas lire » Jérôme Touzalin, c’est le proverbe qui me vient à l’esprit après la lecture de ce livre.
Oui je précise « après », car en découvrant Sioban et Maryse, leur rencontre, l’entêtement de Sioban, j’ai hésité entre gentillesse, empathie, pitié… je m’explique : Sioban a une vie plutôt tranquille, et son obstination a vouloir aider Maryse, alors que celle-ci est plutôt rébarbative et distante, m’a légèrement agacée. L’altruisme est une qualité, mais on peut parfois s’y perdre. Voilà pourquoi j’étais un peu agacée, j’ai songé qu’à la fin du livre, il n’y aurait pas une, mais deux personnes malheureuses.

Le Phare littéraire.

Malheureusement, je n’ai pas du tout accroché. Peut-être est-ce parce que je m’attendais à autre chose, je ne sais pas. Sans spoiler, ça va être compliqué, mais je ne pensais pas que le livre prendrait cette direction, à la limite de l’érotisme par moment. En soi, pourquoi pas…mais j’ai eu un mal fou avec l’attitude de Sioban. Qu’on veuille aider quelqu’un, je le conçois aisément. Qu’on se rapproche d’une autre personne, pas de soucis…mais qu’on lui propose des relations intimes juste pour améliorer sa confiance en soi… c’est révoltant, scandaleux et d’une morale plus que douteuse.

Faby de Beltane (lit en) secret.

Donc, nous allons suivre Sioban, une jeune femme pleine de vie, avec un métier qu’elle aime, des amis. Seule ombre au tableau, son petit ami Thomas travaille et vit en Alsace, très loin d’elle qui ne se voit pas tout quitter pour aller le rejoindre. Un soir, elle va rencontrer une dame dans un parc, dans un état plus que négligé. Elle va vite reconnaître en cette personne son ancienne professeur au collège. Sioban va se mettre en tête de l’aider à sortir de sa dépression, de l’alcool que Maryse boit pour oublier. Celle-ci a une très mauvaise opinion d’elle-même, est veuve et vit seule depuis longtemps, se néglige. Pour lui redonner confiance en elle, Sioban a l’idée de la séduire et de nouer avec elle une relation différente qu’amicale. Mais Maryse est pris dans un engrenage dont il est difficile de sortir. Sioban arrivera-t-elle à aider Maryse ?

Marie-Nel Lit.

A propos de l'auteur

Lectrice avide de découvertes, Amélia a à cœur d'aider les "petits" auteurs à se faire connaître, à travers son blog Culture Geek et Cie, mais aussi dorénavant à travers ce prix.

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