Catégorie Réalisme : Mal dans la peau – Les chroniques

Marie et Carole, deux amies d’enfance originaires de Lille, se trouvent séparées quand Carole part vivre avec son mari Fabrice dans un petit village retiré de l’arrière-pays niçois.
Elles décident alors de s’écrire, mais au cours de ces échanges, la Carole que Marie connaissait si bien semble peu à peu s’effacer…
Que lui arrive-t-il et quel secret cherche-t-elle à cacher derrière ces mots si minutieusement pesés ?

  • Auteur : Ghislaine Bizot
  • Éditeur : éditions Calepin
  • Nombre de pages : 210 pages
  • Genre : roman épistolaire de littérature générale

Ce qu’en ont pensé nos chroniqueurs :

Un format épistolaire…
Ce n’est pas tous les jours que l’on trouve ce type de littérature dans les romans contemporains et j’avoue avoir été, d’abord sceptique, puis j’ai ensuite totalement adhéré au format. Il faut dire aussi qu’il participe grandement à l’intrigue et nous permet de nous immiscer dans la vie de Carole et Marie de façon bien plus intimiste, que ce qu’aurait donné un roman « classique ». Nous avons donc deux personnages, deux meilleures amies, très fusionnelles, qui, du fait de l’éloignement de l’une, vont s’échanger des lettres, pour se raconter leur vie, ne pas se perdre de vue… Mais voilà, les lettres de Carole inquiètent Marie, et à juste raison. Elle fait part de sa solitude, de sa relation tumultueuse avec son mari Fabrice, de ses sentiments, … Marie, jeune femme indépendante et déterminée, va chercher à en savoir plus. Mais parfois, on aurait préféré un mensonge à la vérité… Le roman est donc construit ainsi, un enchaînement de lettres, entre Carole et Marie, mais également entre Carole et ses parents. Tout ceci entrecoupé de texto, et de narration à la première personne concernant des moments de la vie de Carole.

Les histoires d’Amélia Culture Geek.

Carole déménage pour suivre Fabrice, muté pour son travail dans la région de Nice. Ils emménagent dans une maison à la campagne, dans un village éloigné, où Carole tourne vite en rond. Elle a laissé à Lille sa famille et ses amis, dont Marie, sa meilleure amie. Comme elle n’a pas de téléphone fixe et que le portable ne passe pas, Marie et Carole décident de s’écrire pour ne pas perdre le lien. A travers les lettres, Marie voit son amie changer et devine que quelque chose ne tourne pas rond. Mais comment faire parler son amie sans la braquer ? Comment lui ouvrir les yeux sans risquer de la perdre ?
Dès le départ, on sent la relation très forte entre les deux jeunes femmes. Elles souffrent de la séparation géographique et Carole va trouver du réconfort dans le fait de pouvoir parler à sa meilleure amie. Pourtant, on comprend qu’elle ne lui dit pas tout, notamment grâce aux extraits de ses pensées et cette rengaine « Carole aime Fabrice. Fabrice aime Carole ». Au départ, on se demande pourquoi…. Puis très vite on comprend que Carole ne veut pas admettre qu’elle est malheureuse dans son mariage. On apprend au fil des lettres qu’elle s’est mariée peu de temps après sa rencontre avec Fabrice et ce dernier semble avoir des idées très arrêtées sur la place et le rôle d’une épouse. On comprend que Carole ne s’épanouit pas comme elle le devrait et on se demande jusqu’à quel point elle est brimée par son mari….

Les Miss chocolatine bouquinent.

Je me suis longtemps demandé comment aborder ce roman, découvert à l’occasion des présélections pour le Prix des Auteurs Inconnus dans la catégorie « Réalisme »… Cette couverture si significative, ce résumé qui en dit long en si peu de mots et cet extrait qui vous laisse peu à peu deviner toute l’horreur de la situation, autant d’éléments qui m’avaient profondément marquée, me conduisant à inscrire ce roman dans mon Top Ten sans hésiter, croisant seulement les doigts pour que mes acolytes passionnés partagent mon avis… Ce fut le cas, m’offrant ainsi la possibilité de reprendre la correspondance entre Carole et Marie, toute aussi inquiète que cette dernière pour son amie…

Des livres et moi.

On fait la rencontre de Marie et Carole, deux amies qui vont commencer à s’écrire puisque les kilomètres vont les séparer. Native de Lille, Carole quitte Marie pour s’installer près de Nice avec son mari Fabrice. N’ayant pas de possibilité d’avoir internet ni de réseau, on suit une correspondance épistolaire.
J’ai beaucoup apprécié cet échange sous forme de lettres. Cela faisait longtemps que je ne suis pas tombée sur un roman sous cette forme et cela fait du bien. Cela se lit rapidement, c’est direct, concis.
J’ai apprécié pouvoir vivre l’évolution des deux femmes. On sent tout de suite l’implication de Carole dans la vie de Marie et inversement. On se retrouve vraiment dans une belle amitié qui va être mise à rude épreuve. C’est vraiment une belle relation qui se dessine.

Satine’s Books.

En lisant la 4ème de couverture, je me rends compte qu’il va être compliqué de vous parler de ce roman sans en aborder le thème central et donc vous « gâcher » le plaisir de la découverte… Mais bon essayons quand même !! 😀
De toute façon l’originalité du roman n’est pas dans le thème mais plutôt dans la manière de l’aborder. Il est rare de trouver ce style de roman sous forme épistolaire. C’est intéressant de pouvoir se retrouver des 2 côtés… la victime et l’amie observatrice et impuissante. D’ailleurs si nous n’avions pas quelques « divagations » de Carole par moment … tout comme Marie nous ne saurions pas ce qu’elle cache.
Remarquez comme nous savons ce qu’il se passe, on a juste envie de s’énerver après Marie car elle ne lit pas entre les lignes 😛 !

Lectures Familiales.

Ghislaine Bizot a véhiculé avec ce message beaucoup d’émotions, les personnages sont attachants, même si on aimerait que Carole ouvre plus vite les yeux sur sa situation, en se mettant à sa place, on se rend compte des difficultés auxquelles elle doit faire face. Ce roman est un beau message d’espoir, où les histoires d’amitié l’emportent sur la peine et la douleur en amour, où la culpabilité ne doit pas avoir sa place, et où il faut penser à soi et savoir écouter notre voix intérieure quand elle nous dit que ça ne va pas.
J’ai apprécié cette lecture, je vous la recommande vivement, elle est marquante, je ne vais pas oublier Carole et Marie de sitôt, elle a tout cas toute sa place dans la catégorie Réalisme du Prix des Auteurs Inconnus.

Marie-Nel Lit.

Vingt-cinq ans d’amitié, et les voilà éloignées l’une de l’autre. Cette séparation est difficile à vivre pour Marie et Carole. Pas de téléphone fixe, ni de connexion internet, et le réseau portable est plutôt faible, donc seul moyen pour rester en contact, s’écrire.
Au fil de leurs échanges, malgré les précautions de Carole à choisir les mots couchés sur le papier, son amie Marie, va rapidement ressentir un malaise, un mal-être, un secret chez sa « presque sœur » !
En découvrant le style épistolaire de ce livre, j’avais quelques doutes, mais je me suis vite attachée aux 2 amies, même si j’avoue Carole m’a parfois agacée.

Le Phare littéraire.

Nous découvrons avec Marie les problèmes auxquels son amie Carole refuse de faire face. Impuissants, nous suivons l’évolution et la dégradation de ce mariage, qui semble tant la faire souffrir.
J’ai vraiment été interpellé par cette histoire, qui prend aux tripes. On a peur, on s’inquiète, on doute… Je n’ai pas réussi à poser le livre avant la fin !
La plus grande originalité du livre, c’est le fait que ce soit un roman épistolaire moderne, qui mêle lettres, SMS ainsi que quelques apartés, très poétiques.
Il n’y a que peu de personnages importants, et tous sont très bien décrits. On en vient à vivre la relation de Carole et Marie avec elles, c’est vraiment une écriture efficace.

Faby de Beltane (lit en) secret.

A propos de l'auteur

Lectrice avide de découvertes, Amélia a à cœur d'aider les "petits" auteurs à se faire connaître, à travers son blog Culture Geek et Cie, mais aussi dorénavant à travers ce prix.

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