Catégorie Premier Roman, L’Arménien – Les Chroniques

Nantes, 22 décembre 1989. Le cadavre de Luc Kazian, dit l’Arménien, est retrouvé en forêt de Touffou. Deux balles dans la peau, et partiellement calciné. Assassiné. Mais par qui ?
Et qui était vraiment l’Arménien ?
Un trafiquant de cocaïne notoire, comme le pense l’inspecteur Greg Brandt ?
Un copain de virées avec qui écumer les bars et draguer les filles, comme le voit Bertrand, son premier et peut-être unique ami ?
Un jeune orphelin perturbé, mais à l’esprit vif et éveillé, comme le pense Françoise de Juignain, sa psychiatre depuis 20 ans ?
Rien de tout cela, bien plus encore ?
De la place Graslin au Château des ducs de Bretagne, des ruelles pavées du quartier Bouffay aux bars à hôtesses du quai de la Fosse, des pavillons de Rezé aux immeubles de Bellevue, Carl Pineau fait revivre dans ce thriller noir toute l’ambiance du Nantes des années 80.


Auteur : Carl Pineau
Editeur : Auto-édition / Librinova
Nombre de pages : 311
Genre : Polar

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Si un sentiment de malaise malsain me collait à la peau comme une chemise humide de sueur pendant ma lecture, j’avoue que ce rythme New Wave m’a empêcher de lâcher l’intrigue.
Malgré des dernières pages qui pourraient paraître un peu longues, la fin est à la hauteur des premières pages : rondement menée!!
Pour en avoir trop lu, j’attends beaucoup des polars : une réelle différence, un intérêt qui place la barre de l’originalité et du travail haut. Carl Pineau ne m’a pas déçue! Et, encore une fois, je suis fière de vous faire découvrir un écrivain tel que lui!

Kathy, Les Partages de la Bouquiniste

Si ce roman frappe autant, c’est surtout parce que la galerie des personnages que nous avons là est toute aussi inhabituelle que le roman en lui-même. Si nos protagonistes s’avèrent aussi différents qu’assez peu attachants en tant que tels, il n’en reste pas moins qu’il sont foncièrement intéressants et permettent finalement de redonner vie à la victime…Car au-delà de ces deux-là c’est bien plutôt le personnage principal omniprésent par son absence, tel un fantôme qui n’est jamais bien loin et laisse passer les années comme les souvenirs en attendant son heure…

Aurélie, Des Livres et Moi

Ce roman se démarque largement de ce qu’on a l’habitude de lire dans le genre sur bien de points et pas des moindres. On remarque de prime abord une grande dextérité sur le plan narratif, certainement le plus fort point de ce roman. L’auteur n’aura assurément pas le mérite d’avoir inventé un procédé narratif puisqu’il n’a foncièrement rien de nouveau, mais ici, il ne livre pas une alternance factice. À chaque bascule, on passe d’un monde à un autre. Le niveau de langue, la vision des choses, l’atmosphère. Tout bascule sans que cela ne soit décousu. Entre l’austérité des milieux interlopes de Nantes régis par le sexe, la drogue, la débauche décrite par Bertrand et la décontraction et le flegme de l’univers décrit par Françoise. Le tout formant un contraste échevelant qui décloue et défriche graduellement tout un mystère autour du personnage charismatique et fort cabalistique qu’est L’Arménien. Les chapitres s’enchaînent sans vermoulure, tous achevés par des climax laissant le lecteur avide de toujours en savoir plus.
Euloge, Books Addict & Tv shows devourer

L’auteur a réussi le tour de force de m’entrainer dans cette ambiance sombre du monde de la nuit, avec cette liberté qui prédominait au début des années 80, avec sexe à gogo, sans protection… C’est glauque, c’est cru, c’est noir et tellement bien construit que l’on visualise la drogue, les dealers, les boites de nuit avec ces videurs, bâtis comme des armoires… King Kong, un personnage secondaire archétype des nuits chaudes… (…) La trame est différente de ce que j’ai pu lire jusqu’à aujourd’hui, puisque ce n’est pas réellement un déroulé d’enquête policière que nous suivons, mais la voix de ses amis qui nous font remonter le fil des évènements.

Julie, Ju Lit Les Mots

Les Nuits Nantaises, c’est la France des années 80, la France de Mitterrand, la mort de Bob Marley et la chute du mur de Berlin. Le sida a des allures de légende, et on se laisse un mot sur la table si on a oublié de se dire quelque chose. Carl Pineau aborde la décennie avec beaucoup de justesse. Pieds et poings liés, on le suit dans chacune des pérégrinations qu’il a imaginées, car chaque chapitre se clôt d’une telle façon qu’on ne peut qu’entamer le suivant. Difficile de lister toutes les émotions que L’Arménien m’a procurées. Nostalgie, angoisse, sympathie, peine, colère.

Plusieurs fois, j’ai redouté que le pot aux roses ne soit pas à la hauteur de ce que j’espérais, mais Carl Pineau m’a donné bien plus encore. Il aurait pu se contenter d’écrire (très, très bien écrire) un polar original, mais il y a ajouté une histoire d’amitié, d’amour(s) aussi, et des valeurs, beaucoup de valeurs. Un premier roman admirable, qui mérite sa place en tête de toutes les gondoles.

Mélissa, Le kilomètre manquant

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