Catégorie Réalisme : La clé du bonheur – Les chroniques

Le bonheur ? Qui est-il ? Comment le trouver ? Est-on sûr de l’avoir atteint ?
Virginie, jeune bibliothécaire, a pour seule passion de tenir compagnie aux vieilles dames de son village, six compagnonnes qu’elle rejoint tous les soirs.
Pourtant, une rencontre va perturber cet équilibre qu’elle croit être son bonheur.
Pourquoi l’oblige-t-on à remettre toute sa vie en question ?

  • Auteur : Séverine Vialon
  • Editeur : Auto-édition
  • Nombre de pages : 191 pages
  • Genre : littérature générale

Ce qu’en ont pensé nos chroniqueurs :

Tout d’abord, Séverine Vialon a une très belle plume. Le style est fluide, et les pages se tournent sans même que le lecteur ne s’en rende compte. C’est bien écrit, tant au niveau de la narration que du ressenti, tant et si bien que l’on oublie les quelques faiblesses du texte.
J’ai trouvé l’histoire très longue à démarrer. En effet, il faut attendre la moitié du livre pour qu’enfin quelque chose bouge. On comprend aisément l’importance de Virginie, la jeune bibliothécaire qui ne semble vivre que pour ses vieilles dames, et de Fred, l’instituteur de l’unique classe du village. Les deux se rencontrent chez Maria, une des vieilles dames du village, et de suite la réaction de Virginie intrigue. Pourquoi le traite-elle aussi mal ? Le connaissait-elle avant ? Qu’a-t-elle donc à lui reprocher ? Maria convainc la jeune femme de passer une soirée avec Fred, juste pour faire connaissance. Froide et distante, elle finit par faire un malaise. Avec l’intervention de son médecin (et parrain), Fred va faire son possible pour l’aider à aller mieux, sans savoir de quel mal elle souffre. A force de patience et petits gestes, Virginie va enfin s’ouvrir pour laisser sortir ce terrible secret.

Faby de Beltane (lit en) secret.

La plume de l’auteur est une des merveilles de ce texte. Parce que si on met de côté le comportement particulier du psychologue et de ses deux patients (deux ?!), j’ai été charmée par le style de l’auteur et la routine de Virginie en filigrane. La plume est douce, fluide, élégante. Et si on peut trouver le temps long, j’ai plutôt apprécié cette contemplation de la prose de Séverine Vialon. C’est doux, c’est l’adjectif qui me semble le plus vrai. Celui qui correspond le mieux au style de l’écrivaine. Et puis, derrière, derrière cette intrigue intimiste, on a les personnes âgées, et la routine réconfortante de Virginie. Virginie est une jeune femme qui donne un peu de joie chaque jour aux personnes âgées. Elle les aide, ou leur offre simplement sa présence, et rien que ça c’est suffisant. J’ai beaucoup apprécié arpenter ce petit village, visiter ces petites mamies, rirent à leurs côtés et manger un peu de gâteaux. C’est donc, finalement, l’arrière plan de l’intrigue principale qui m’a le plus charmée.

Les histoires d’Amélia Culture Geek.

Le texte est très bien écrit, Séverine Vialon a une belle plume, elle parle avec beaucoup de pudeur et de retenue de sujets délicats, comme l’isolement des personnes âgées, l’aide qu’elles n’ont pas tout le temps, j’ai aimé la façon dont elle en a parlé. Je me suis un peu doutée de quoi il s’agissait au sujet du problème de Virginie, mais comme précédemment, l’auteur a su retranscrire les émotions et ce que peut ressentir la jeune femme face à un tel drame.
Mon seul petit bémol irait à la partie du roman concernant la psychanalyse, j’y ai trouvé quelques longueurs. Et par contre, lorsque l’on connait le secret de Virginie, la fin arrive très vite après, l’épilogue retrace deux ans de sa vie, j’aurais aimé que certains sujets soient plus détaillés. Mais cela n’enlève rien à la beauté du texte, à la complexité du thème et la façon si douce qu’a l’auteure d’en parler. C’est un sujet toujours délicat à aborder, l’auteure a su le faire sans en rajouter des tonnes, sans jugement aucun.

Marie-Nel Lit.

Je ne peux pas vraiment développer le thème, ni l’événement traumatisant que l’auteure aborde sans vous gâcher tout le plaisir de cette lecture… Car même si la thématique du livre est dure, sa lecture en reste un « bonheur » car Séverine part du postulat que quoiqu’il arrive dans nos vies, si l’on est bien entourés alors on a la possibilité d’être heureux. La vie est un combat qui ne se mène pas seul.
À travers des personnages attachants, touchants, humains comme on aimerait en croiser plus souvent , l’auteure aborde un sujet traumatisant tout en douceur.
Le plus de ce roman : alors que l’atmosphère pourrait être pesante, chargée d’angoisse suite aux non-dits ou autres événements…Séverine glisse une petite touche d’humour qui permet d’apaiser la tension et c’est bon 😉 !

Lectures Familiales.

Si le texte souffre de quelques longueurs et passages peut-être alambiqués, cela ne gâche en rien l’intérêt qu’on porte à ce récit qui traite avec douceur et respect d’un sujet particulièrement délicat, dont la noirceur est atténuée par la présence de ces mamies isolées qu’on aimerait pourtant tous avoir à nos côtés pour nous rassurer et nous réconforter.
La plume de l’auteure est simple, fluide, son style plutôt soigné, ce qui contribue à faire de ce récit un bon moment de lecture.
En bref, un récit émouvant qu’on pourrait conclure par cette citation de Romain Gary : « Il ne faut pas avoir peur du bonheur. C’est seulement un bon moment à passer ».

Des livres et moi.

En apparence, pour Virginie, tout va bien. Elle aide au quotidien les personnes âgées du village, et il ne fait nul doute qu’elle éprouve pour eux beaucoup de tendresse et de respect. L’auteur, avec subtilité et justesse, soulève néanmoins, des thèmes d’actualité, tels que l’isolement des personnes âgées, la solitude…
Mais, revenons à Virginie… lors d’une rencontre, elle va montrer une autre facette de sa personnalité. Pour quelle raison ? Je ne peux rien vous dire de plus ! c’est à vous de tenter de découvrir et comprendre ce qui peut la déstabiliser à ce point !
En tout cas, une lecture plaisante, même si un peu étonnée de « certaines options », mais chut, je ne peux rien dire.

Le Phare littéraire.

J’ai tout de même apprécié les mamies qui rythment le récit et qui ponctuent l’intrigue grâce à des petites histoires assez drôles et qui prêtent à sourire.
J’ai aussi aimé la dénonciation des conditions de vie de certaines personnes âgées qui sont déplorables. Etant dans mon secteur d’activité, j’ai apprécié ce moment.
La plume de l’auteure reste très agréable à lire, elle permet une lecture rapide et pour ma part, j’ai lu tout d’une traite.

Satine’s Books.

A propos de l'auteur

Lectrice avide de découvertes, Amélia a à cœur d'aider les "petits" auteurs à se faire connaître, à travers son blog Culture Geek et Cie, mais aussi dorénavant à travers ce prix.

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