Catégorie Réalisme : Ces oiseaux qu’on met en cage – Les chroniques

SAMUEL, FABRICE, MANON, FRANCK, ANNE-LISE…
Vu de l’extérieur, leur vie semble parfaite, mais doit-on toujours se fier aux apparences ?
Un jour, arrive le geste de trop, l’événement qui fait dérailler la marche routinière du train de l’existence. Les masques tombent, le vernis craque.
Au fil des rencontres, des tragédies, apparaît la nécessité pour ces jeunes gens et leur entourage d’évoluer, de retrouver une liberté perdue…
D’ouvrir la cage, quel que soit le prix à payer.

 

  • Auteur : Marjorie Levasseur
  • Editeur : Auto-édition
  • Nombre de pages : 266 pages
  • Genre : littérature générale

Ce qu’en ont pensé nos chroniqueurs :

Ce roman, pour moi, est un vrai coup de cœur. De nombreux thèmes de société sont abordés avec finesse et légèreté malgré leurs gravités. En effet, on parle de suicide, homophobie, violence faite aux femmes, les pressions subies par les personnes âgées…. Et pourtant, au cours de cette lecture, c’est plutôt un vent d’optimisme que j’ai ressenti. L’auteure pointe ces sujets de société mais ne tombe pas dans le drame permanent. Au contraire !! Sa plume est fluide et l’écriture très agréable à lire. On se laisse facilement entrainer dans le quotidien de ces personnages et on a envie de savoir ce qui va leur arriver. Les chapitres sont écrits alternativement des points de vue de tous les personnages rencontrés.

Les Miss Chocolatine bouquinent.

La couverture ainsi que le titre m’avaient interpellée, mais c’est tellement pertinent, une fois le livre dévoré ! Les oiseaux possèdent des ailes et donc ne peuvent être enfermés indéfiniment ! Les êtres humains ? Ils ont des ailes ? Non, pas de panique, je n’ai pas bu, je sais qu’ils n’ont pas d’ailes, mais lorsqu’ils sont brimés, « calibrés », enfermés, molestés (par des paroles ou des actes), n’ont-ils pas la légitime envie de liberté ? Le droit d’être eux-mêmes ? De sortir de ce carcan ?

Le Phare littéraire.

Tournant la page de son univers précédent, l’auteure nous livre une intrigue originale et inédite, solidement construite et admirablement menée. D’une redoutable sensibilité dont elle seule a le secret, l’auteure nous entraîne dès lors au cœur d’une histoire aussi simple dans les faits qu’elle n’est complexe dans les cœurs et dans les âmes, traitant de thématiques particulièrement fortes telles que les violences psychologiques et physiques, dans l’environnement familial ou le cadre conjugal… Délicates questions que celles-ci, et pourtant l’auteure s’en saisit pour en offrir une vision tristement réaliste, courageusement clairvoyante et particulièrement saisissante.

Des livres et moi.

Voilà un roman qui est vraiment dans la bonne catégorie, aucune fausse note concernant le réalisme… l’auteure connaît bien son sujet : l’homme dans ce qu’il a de plus pervers mais aussi de plus beau.
Elle nous parle d’intolérance, de violences physiques mais aussi psychologiques,de l’impunité que peut octroyer un statut social (je ne suis pas sûre que le terme soit adéquat même si c’est celui qui semble le mieux correspondre selon moi)

Lectures Familiales.

Ces oiseaux qu’on met en cage est un roman difficile, qui aborde des sujets forts, durs et que l’on préférerait occultés. Fabrice, Samuel, Manon, Franck, Anne-Lise, Colette, Claudine… Des noms noyés dans les méandres du monde. Mais des noms qui ont des choses à raconter. Chacun a son histoire, son passé, ses sentiments… son calvaire. Chacun apporte à ce récit sa petite étincelle. Marjorie Levasseur nous offre une galerie de personnages riche et sur laquelle elle base son roman. Aucun d’eux n’est laissé au hasard, tous ont leur rôle à jouer. Dans une danse tragique, où « Les masques tombent, le vernis craque. », j’ai été prise en étau entre la douleur et l’espoir. Lorsqu’on lit un tel roman, on ne peut empêcher les questions d’affluer, les « qu’aurait-on fait ? », les « comment aurions-nous réagit ? »…

Les histoires d’Amélia Culture Geek.

Dès le premier chapitre, le malaise de Fabrice suite à la réaction de son père face à son homosexualité et la décision terrible qu’il a pris nous met dans le bain : ce ne sera pas un livre joyeux. Les premiers chapitres sont même assez déprimants, mais leur utilité est primordiale pour la suite de l’histoire.
Je ne parlerais pas beaucoup de l’intrigue, vu que ce n’est pas le plus important à mes yeux. En effet, les personnages prennent la vedette. J’ai beaucoup aimé la façon dont il sont traités. Ce ne sont pas des personnages plats et linéaires, mais chacun a sa part d’ombre et de lumière. J’ai particulièrement apprécié Samuel et Colette, à la fois en tant qu’individus, mais aussi dans l’évolution de leur relation. C’est la naissance d’une belle amitié.

Faby de Beltane (lit en) secret.

A propos de l'auteur

Lectrice avide de découvertes, Amélia a à cœur d'aider les "petits" auteurs à se faire connaître, à travers son blog Culture Geek et Cie, mais aussi dorénavant à travers ce prix.

Articles similaires

Une réponse

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :