Catégorie Imaginaire : 11 Serpents-Les chroniques

La terrible cousine Abeline, aussi riche qu’originale, convie amis et famille dans son domaine pour leur faire une étrange proposition. Elle leur propose un jeu où les participants devront se montrer drôles et machiavéliques.
Elle cédera la moitié de sa fortune à celui ou celle qui remportera le défi.
11 invités. 11 serpents. Le gagnant sera celui qui mordra le plus fort.

  • Auteur :  Philippe Saimbert
  • Editeur : Auto-édition
  • Nombre de pages : 239
  • Genre  : Thriller humoristique

Ce qu’en pensent nos chroniqueurs :

Je dois reconnaître que la plume de l’écrivain était sympa. L’auteur a une certaine facilité pour se rapprocher du lecteur et lui parler comme s’il parlait à une vieille connaissance.
Malgré quelques petites fautes de frappe (des lettres inopinées qui apparaissaient en plein milieu d’un mot ou certaines qui manquaient), c’est vraiment l’écriture qui m’a permis de rester un tant soit peu concentrée sur ma lecture. Je ne doute pas que l’auteur possède un talent pour construire une histoire, du moins de par sa plume il en a les moyens, mais pour ce livre, quelque chose dans le fond m’a clairement posé un problème. Je dirais plutôt que l’absence de fond m’a posé problème, en fait…

Emma, My Dear Ema

Même si j’ai trouvé la mise en place un peu longue et ai vaguement eu l’impression de tourner en rond au début, la deuxième partie de l’histoire présente de nombreux rebondissements, aussi surprenants que machiavéliques, aussi cocasses que cruels, et le twist final (« de la mort qui tue » sic) m’a  carrément prise par surprise. Je reconnais que je ne m’y attendais pas du tout et qu’il donne après coup un tout autre éclairage à la lecture du roman.

Le style est assez enlevé et relativement maîtrisé et je n’ai relevé pratiquement aucune coquille. Je déplore juste l’emploi un peu trop systématique de quelques expressions ainsi que de deux mots trop récurrents : passionaria et virago.

Sophie, Beltane (lit en) Secret 

Le roman a un côté très théâtral que ce soit à travers ses personnages, les situations, la mise en scène ou la révélation finale que l’on peut même qualifier de coup de théâtre ! J’ai été ainsi complètement bluffée par la fin ce qui est plutôt rare. Tout au long du roman, j’avais formulé plusieurs hypothèses quant au twist final mentionné dans la quatrième de couverture, mais je peux vous dire que j’étais très loin d’avoir trouvé le fin mot de l’histoire. Une fois la dernière page tournée, on a envie de relire le roman avec, cette fois, toutes les cartes en main de manière à détecter différents indices qui auraient pu nous mettre sur la piste. (…) a perfection n’étant pas de ce monde, et encore moins dans celui de Philippe (le narrateur, pas l’auteur), le roman n’est pas exempt de deux ou trois petits défauts, à commencer par quelques longueurs et digressions (oui, c’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité). Les digressions ne me gênent pas en général d’autant qu’ici, elles créent une certaine connivence entre le lecteur et l’auteur. Cependant, je leur ai trouvé un côté trop factuel comme si l’on se retrouvait devant un manuel scolaire.

Audrey, Light & Smell

L’histoire est pour moi bien ficelée et, si mes collègues chroniqueurs ont vu arriver la conclusion à grand pas, ce n’est pas mon cas. Au contraire, je me suis laissée porter par le récit jusqu’à son dénouement. J’ai aimé voir jusqu’où l’appât du gain ou l’esprit de vengeance peuvent mener même les âmes les plus bienveillantes.
L’avantage, c’est que la situation m’a parue si fantasque et le ton si humoristique que je n’y ai pas accordé une grande crédibilité. Cela m’a permis d’avoir du recul et de pouvoir rire de comportements qui, dans un autre contexte, m’auraient mise mal à l’aise.
De nature profondément bienveillante, je suis fascinée par ces esprits qui savent décrypter la noirceur de l’âme humaine. Ici, Philippe Saimbert l’étale au grand jour et le fait avec habileté puisqu’au lieu d’en être embarrassée, j’en ris.

Ivalena, Nualiv

Bien que ce soit un livre léger, qui fait sourire, j’ai trouvé l’histoire longue à démarrer. C’est peut-être parce qu’il n’y a pas une once de fantastique, ce récit est très proche d’un quotidien standard, avec ses joies et ses déconvenues, et j’ai donc trouvé le temps long entre la première page et le réel début de l’aventure dans le domaine de la cousine, m’attendant sans cesse à un retournement de situation qui mettrais de l’action en plein jour. Car de l’action, il y en a ! Mais comme les coups bas se font dans l’ombre, et que nous suivons le narrateur Philippe qui ne fait qu’observer le rendu, nous n’avons face à nous que le résultat, non moins intéressant que le reste. Le dernier point qui m’a fait grincé des dents, ce fut la chute. Avec une impression de « tirée du chapeau » pour que tout le monde retombe sur ses pattes, j’aurais aimé quelques indices, même minimes, pour ne pas avoir cette sensation de triche de la part de l’auteur. C’est dommage. Le gros point positif de ce roman… C’est l’humour ! Entre celui malsain de la cousine, les réflexions des candidats, et l’écriture très fluide de l’auteur, j’ai quand même passé un bon moment au domaine Viticole d’Abeline, et cet humour rattrape vraiment les points cités plus haut.

Audrey, La Tasse ébréchée

Une lecture assez comique avec des situations aussi cocasses les unes que les autres. C’est jouissif, cynique mais les situations sont tellement farfelues, que cela en devient hilarant. L’intrigue est construite comme une BD, c’est très visuel, même en l’absence de planches de dessins, on retrouve cette trame lorsque l’on plonge dans une BD déjantée ! (…)  Une fois que l’on passe le premier tiers, on assiste à un feu d’artifice qui va se poursuivre jusqu’au twist final et là, je dis bravo à l’auteur, qui n’a vraiment pas mené ses lecteurs en bateau !

Avec ce final, on oscille entre stupéfaction et ahurissement, car rien ne le laisse présager, pourtant l’intérêt est maintenu tout le long des 200 dernières pages, par un auteur qui ne se contente pas d’une fin bâclée, bien au contraire, il colle un dernier rebondissement histoire de bien clouer le lecteur sur place.

On va de surprise en surprise, parsemées de rebondissements aussi cocasses et cyniques les uns que les autres, le tout avec une plume travaillée, acide, hilarante et visuelle.

Julie, Ju lit les Mots

Nous assistons ici à un huis clos absolument savoureux, les situations cocasses s’enchaînent sous l’oeil attentif et hilare de la cousine Abeline. Il faut dire que les personnages ont tous un potentiel énorme et une imagination débordante pour pouvoir pourrir la vie des autres. Les personnalités sont toutes différentes les unes des autres ce qui permet une grande variété dans le choix des méchancetés, d’autant plus que chacun étant au faite de la vie de ses colocataires il est plus facile d’appuyer là où ça fait mal.. (…) Une histoire de famille et de gros sous où chacun va tirer la couverture à lui sans regrets ni remords. Une lecture idéale pour passer un très bon moment de lecture entre rire et pitié pour chacun des 11 serpents jusqu’au grand twist final !

Emma, Et tu lis encore Emma

 

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