Chris Auguste est l’auteur du roman In Real Life, concourant dans la catégorie Réalisme.

Parlez-nous un peu de vous.

Je suis originaire de Belgique où j’ai suivi une formation pour obtenir le diplôme d’institutrice primaire. C’est d’ailleurs durant ces trois années d’études que j’ai appris à maîtriser les mots et les règles qui les gouvernent (j’en profite pour cela pour remercier mon professeur de français de l’époque avec qui j’avais réalisé mon travail de fin d’études sur l’apprentissage de la langue à travers le théâtre).
Cet art a toujours fait partie de ma vie et c’est une de mes passions, j’y reviendrais plus tard.
En 2002, je débarque à Paris et y suis une formation de théâtre tout en continuant dans le domaine de l’enseignement. En effet, j’ai eu l’occasion de travailler avec des élèves de tous âges (de la maternelle au lycée).
J’écris maintenant depuis plusieurs années, grâce aux encouragements d’un ami qui écrivait lui-même son premier roman. Après quelques essais, je me suis prise au jeu et le résultat de cette expérience est In Real Life.
Mon amour pour les mots ne s’est pas limité à l’écriture, puisque j’ai réussi à me faire une petite place dans le monde l’édition en tant que correctrice. Je n’ai néanmoins pas abandonné l’enseignement, car je m’occupe d’enfants au sein d’un centre social et j’anime des ateliers de théâtre (il n’est jamais loin).

• Quels sont vos auteurs préférés ? Vos inspirations ?

J’ai toujours beaucoup lu. Depuis que je sais lire, je dirais. Il y a cependant des auteurs qui m’ont plus marquée que les autres. Marcel Pagnol et Victor Hugo m’ont appris beaucoup de choses sur les relations humaines. J’ai dévoré les romans de Stephen King qui sait mieux que personne tenir son public en haleine. C’est aussi le cas d’autres auteurs, tels que Jean-Christophe Grangé (qu’une collègue et amie m’a fait découvrir), Harlan Coben et la liste est encore longue. J’ai également adoré les romans d’Érik Orsenna qui a su m’emporter dans sa vision poétique des mots et de leurs règles.
Mes inspirations viennent d’un peu partout, de ce que je lis, de ce que je regarde, de ce que je vois et, parfois, de ce que je vis. Un auteur ne peut pas s’empêcher de mettre un peu de lui dans chacun de ses romans. Et je ne fais pas exception.

In Real Life est votre premier roman, parlez-nous un peu de lui.

Il représente ma première œuvre personnelle complète. En effet, je m’étais essayée, pour me tester, à un genre d’écrits que l’on nomme « fanfictions ».
Je suis partie d’un thème sur les moyens de communication, Internet. C’était à la base un concours. J’ai tenté ma chance, car les textes que je publiais sur Internet semblaient plaire à mes lecteurs. Je me suis dit : « Pourquoi pas ! »
C’est ainsi que ce roman est né. J’ai commencé à l’écrire à la troisième personne et l’ai finalisé de cette façon. Ensuite, lors de la phase des corrections, j’ai changé pour la première personne. Mes premiers lecteurs ont trouvé cette version beaucoup plus immersive. Après des mois de travail, In Real Life était enfin prêt pour une éventuelle édition.
Mon roman leur a plu et, après quelques corrections, il a été publié, ce qui m’a permis de participer au « Prix des auteurs inconnus 2017 ».

• Il a été écrit grâce « aux techniques d’improvisation », expliquez-nous en quoi cela consiste.

Dans le cadre d’une improvisation, celui qui joue doit se mettre dans la peau d’un personnage qu’il souhaite interpréter. Quand il vit une situation sur scène (que ce soit pour d’un exercice ou pour un spectacle), ce n’est pas lui qui agit, mais le personnage. On peut ainsi laisser libre-cours à son imagination.
Lorsque je réfléchissais à l’évolution de mon histoire ou de mes personnages, je m’isolais et me mettais à leur place. J’improvisais, toute seule dans mon coin, sur le thème qui me permettrait d’avancer dans le roman.
J’étais mon personnage à un moment précis de l’histoire et je vivais sa vie en essayant d’imaginer ses réactions. C’est grâce à cette technique que, parfois, le roman prenait une direction que je n’avais pas prévue. Mais il y a une règle de base en improvisation : il faut accepter ce que le partenaire nous donne. Quand je voyais un changement survenir, je ne le chassais pas. Au contraire, j’essayais de lui faire une petite place dans l’histoire. À vous de juger le résultat.
Le point positif, c’est que je pouvais essayer plusieurs réactions et garder celle qui paraissait cadrer le mieux avec l’histoire et le personnage. Comme si Angela, elle-même, me guidait dans la rédaction de son vécu.

• Le sujet du roman est très fort, d’où vous est venue l’inspiration, à la fois pour l’intrigue et les personnages ?

Je suis très touchée par ce thème, car j’ai été, moi-même, une adolescente mal dans sa peau avec d’énormes difficultés dans les relations humaines, je me suis souvent réfugiée dans la littérature. Je lisais tout ce qui me passait entre les mains, comme les romans que ma sœur étudiait en classe (elle est mon aînée de deux ans). Je dévorais tout. Angela me ressemble, même si je n’écrivais pas encore à son âge.
Je suis également touchée par le thème de la communication par Internet, car je suis très active sur les forums et les logiciels de discussion. C’est grâce à eux que j’ai rencontré certaines personnes les plus importantes dans ma vie (ma petite sœur de cœur et un de mes meilleurs amis, je les embrasse). C’est sur un forum que j’ai également connu l’homme que j’ai épousé.
Parler par écrit m’a toujours semblé plus simple, même si j’ai travaillé ce point avec le théâtre. Se dévoiler reste plus facile quand on est caché derrière un écran et le théâtre permet aussi de se dissimuler sous le costume d’un personnage. Voilà pourquoi j’ai écrit sur ce moyen de communication.
Internet peut apporter beaucoup de belles choses, mais il ne faut pas pour autant oublier la prudence. Car s’il est facile pour un timide de se cacher pour se dévoiler, il est aussi possible à des loups de se faire passer pour des agneaux.
Ce moyen de communication reste donc à utiliser avec prudence et, pour les plus jeunes, avec un accompagnement.

• Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Oui, je suis actuellement en train d’écrire une dystopie qui devrait se présenter en trois tomes. Je change radicalement de genre, mais cette histoire me tourne dans la tête depuis plusieurs années. Je l’ai imaginé avant In Real Life, mais demandera probablement beaucoup plus de travail.
J’ai commencé par mettre ensemble un certain nombre de rêves récurrents et c’est ainsi qu’est née l’histoire. Après pas mal de réflexions, j’ai obtenu le scénario de base. J’ai commencé l’écriture et me suis lancée dans des recherches pour étoffer le monde de ce récit. Je peux d’ores et déjà vous dire que le premier tome traite d’une école un peu particulière.

• Pour finir, un mot pour vos lecteurs ou futurs lecteurs ?

Merci. Merci de donner l’occasion à Angela de vivre à travers vous. Merci de m’accorder l’immense privilège de vous raconter une histoire qui me tenait à cœur et merci d’entrer dans mon univers. J’espère que ce roman vous donnera du plaisir et qu’il vous faire voyager à travers d’autres mondes.
Merci de me lire.


Retrouvez Chris Auguste sur :

Site : http://www.motamots.fr/

Page facebook : https://www.facebook.com/Chris-Auguste-295232114247959/

Retrouvez les chroniques sur In Real Life par ici.

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