Catégorie Réalisme : Forget me not – Les chroniques

Joseph et Marine Verdier reçoivent leurs cinq enfants, adultes, pour les vacances d’été. Les retrouvailles annuelles sont pour eux l’occasion de se replonger dans des souvenirs sans cesse revisités.
Dans cette famille, marquée par un conservatisme fort, chaque enfant a su intégrer ou se défaire des conventions, à sa manière : Victoire, s’est réfugiée dans un enthousiasme factice permanent, censé combler une vie où la perfection résonne souvent dans le vide ; Amaury, misogyne congénital, fait peser le poids de son mal-être sur les autres ; Guilhem, soucieux d’être aimé des siens n’hésite pas à taire ses revendications et sa personnalité ; les jumeaux, Rosalie et Clément, exilés à Rome, se débattent avec les stigmates laissés par la désagrégation de l’image parentale ; l’un en refusant de quitter le giron de l’enfance, l’une en peinant à s’avouer heureuse dans une histoire d’amour qui la dépasse.
Dans cette famille où tout se conjugue au singulier, les personnalités contradictoires peinent à s’accorder. Des failles, des non-dits, de la rancœur dans cette famille au sens large, mais un amour inconditionnel. Une saga familiale qui retrace l’itinéraire de chacun dans sa construction personnelle et met en relief la façon dont le conservatisme des uns pèse sur l’émancipation des autres.

  • Auteur : A. J. Debove
  • Editeur : Auto-édition
  • Nombre de pages : 700 pages
  • Genre : littérature générale

Ce qu’en ont pensé nos chroniqueurs :

Parce qu’ils constituent indéniablement le pilier essentiel et l’atout majeur de ce roman, les personnages sont ici richement étoffés et particulièrement bien dépeints, ce qui confère à la famille Verdier un réalisme à tout épreuve et les rend d’autant plus attachants. Bien sûr chacun a son caractère, sa personnalité, son passé, ses blessures, ses secrets… Chacun a son point de vue qui n’est pas forcément celui du voisin alors parfois ça accroche, ce qui ne les empêche pas de s’aimer tous autant qu’ils sont. Nombre de thèmes sont ainsi abordés, ce qui rend cette lecture d’autant plus intéressante qu’elle pousse à réflexion.
La plume est particulièrement élégante et soignée, le style fluide et travaillé, ce qui contribue au confort et au plaisir de notre lecture.

Des livres et moi.

Ah la famille… la famille…
Loin d’être évident de composer avec les bons et mauvais côtés de tous les membres !
J’avoue qu’il m’a fallu quelques chapitres pour cerner la personnalité des différents acteurs de cette famille. Mais l’auteur a su leur attribuer des caractères bien marqués, ce qui fait que l’on s’y retrouve facilement.
Par contre, la mise en page « hasardeuse » dessert le livre, déjà relativement imposant.
À travers l’évocation de souvenirs, nous découvrons comment certains se sont émancipés du « poids » que peut représenter cette famille. L’auteur dépeint également leurs émotions, mais aussi leurs secrets, et lors des retrouvailles annuelles, cela provoque quelques étincelles.

Le Phare littéraire.

Ce roman puise sa force dans une galerie de personnages aussi riches qu’intéressants. Le roman se base d’ailleurs sur ces êtres qui le peuplent. Sans eux, sans leur caractère, l’histoire n’aurait eu aucun intérêt, aucune essence. L’auteur a tellement bien mené sa barque, que malgré le grand nombre de prénoms qui apparaissent d’un coup, on identifie rapidement qui est qui, et les relations. On a donc une famille nombreuse, constituée d’êtres tous aussi différents les uns que les autres mais animés par le même amour. On s’identifie à certains, on en déteste abondamment d’autres et on ne peut s’empêcher de faire défiler les pages avec avidité pour en savoir plus, toujours plus sur la vie des membres de la famille Verdier.

Les histoires d’Amélia Culture Geek.

J’ai été vraiment déstabilisée par le fait qu’il n’y ait pas d’histoire linéaire. Je m’explique : d’habitude, je lis une histoire avec un début, des actions ou un développement, et une fin. Ici, la famille se retrouve en vacances au bord de lac d’Annecy, et c’est à peu près ça. Mais en discutant avec une autre chroniqueuse (coucou Amélia), je me suis rendue compte qu’en fait, c’était pas si grave que ça, et que l’histoire était bien présente, même si moins visible qu’habituellement. A partir de ce moment là, j’ai apprécié beaucoup plus ma lecture, preuve que parfois, il suffit de changer d’angle d’observation.

Faby de Beltane (lit en) secret.

Nous voilà plongés au cœur d’une famille à la mentalité relativement arriérée où le plus important est l’image que l’on peut renvoyer à nos voisins.
Au sein de cette famille rien ne nous est épargné : l’homophobie, la place rétrograde de la femme, les écarts de conduite « normaux » de l’homme, « l’horreur » du divorce, la jalousie… et j’en passe.
Par des introspections et des flashbacks l’auteure tente de nous faire comprendre les comportements de chacun des protagonistes mais bon perso leurs analyses et réactions m’ont plus agacée qu’autre chose. Non mais sérieux faut se prendre en main et arrêter de se regarder le nombril…ça leur réussit pas les vacances 😀 !!
Bon après je dois quand même admettre que les 200 premières pages étaient sympas à lire mais après ça tourne en rond. J’ai attendu longtemps qu’il se passe quelque chose, et quand enfin il y a un progrès, une évolution de la mentalité des parents … ben stop c’est la fin.

Lectures Familiales.

A propos de l'auteur

Lectrice avide de découvertes, Amélia a à cœur d'aider les "petits" auteurs à se faire connaître, à travers son blog Culture Geek et Cie, mais aussi dorénavant à travers ce prix.

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